uTtl délivrance, la remplaçant
pm une tete d ange h » r v
Certes, il a fallu auBernin, auteur de ces ohscena, un talent prodigieux pour dissimuler de pareilles énormités dans un tel lieu et à 1 endroit le plus fréquentée II n’en est pas moins vrai que ce tour de force U mieux de passe-passe » artistique n’a rien de s^bolique n!
liei a T* polissonnerie late-
raW^rnortel H Sansovino, qui cisela dans les admi-
ables portes de bronze de la sacristie de Saint-Marc, à Venise
-Re^son portrait, ceux du voluptueux Titien et du licencirux Maintes fois, nous avons rappelé que les artistes de la Renais-
la bouche d'une chLlijfqfn“":pi7li7 ‘-"’o pt
tete satynque et lubrique du Bernin celle d’iinr H ’ ^ rapprocher de la
' (Fot-et-Garonne) (lig! S?)!
nousVHÎmt^\.n%\fen^ e"n voyao-rde Eternelle,
croquis de ces scènes gynLoloXues^^^^ relever nn
et nous écrivit que nous avions%lé « be^hlè l’art profane. — II,
lVrT profane a L^ÉGLISE
sance plaçaient volontiers dans les monuments sacrés les éléments les plus profanes. Alors, la capiteuse Violente posait indilïeremment pour les vierges ou les demi-vierges, pour la Sancfa Barharu de son père, Palma Vecchi, ou pour les Vé/uz^ du Titien, son amant passionné.
Est-ce à dire, comme l’assurent certains esprits « bien pensants », mais au jugement faussé par le dogme, que les artistes qui ont contribué à la décoration des églises étaient tous inspirés par le feu sacré de la foi, « imprégnés de l’esprit du catholicisme », et qu’ils ne « besognaient, d’après l’auteur de La Cathédrale^ que lorsqu’ils étaient en état de grâce »? Certes, en dehors des moines qui, jusqu’au xiii^^ siècle, s’occupaient seuls des beaux-arts, nous connaissons quelques peintres pudiques à l’excès, tels TAlbane, le bien nommé; Murillo, à la suite d’une hernie produite par une chute d’un échafaudage, dans le couvent de los Capuschinos^ à Cadix, où il peignait au maître-autel le Mariage de sainte Catherine, préféra la mort à la honte de se montrer au médecin ; Augustin Carrache qui se retira au couvent des capucins de Parme ; le moine toscan Mino da Turita, célèbre en mosaïque; Baccio délia Porta, devenu Fra Bartholomeo ou le Frate, que l'éloquence brûlante de l'illuminé Savonarole — dont le bûcher illumina Florence — entraîna dans l’ordre des dominicains; Alonzo Cano, qui exerça le sacerdoce pendant de longues années; le Père Pozzi, jésuite; Philippe de Champagne, qui ne peignit jamais le nu, ni ne travailla jamais le dimanche , André Pozzo, d’une extrême piété, ce qui ne 1 a pas empêché de peindre le théâtre de Vienne ; le R. P. Besson que Pie X appelait la monachella (lapetite religieuse) ; Charles-Marie Diilac, qui devint franciscain « dans les moelles » ; Léopold Robertb etc. Il en est même qui ont poussé le mysticisme jusqu’à l’extase ; Luis de Vargas, le plus ancien des peintres andalous, par esprit de macération, se couchait dans un cercueil des heures entières; Vincent Joanes, comme Overbeck,
1. Le Musée de Nantes possède ses Baicfiieuses de V Isola di Sors, la seule fois quy son pinceau rigoriste se soit égaré sur le nu; aussi, écrivait-il, le M septenibie ISlT, à M. Marcotte d’Argcntcuil, cette lettre pour se justifier : « Quelques personnes ont trouvé dans ce tableau, destiné à M. Marcotte aîné, un peu de liberté. Ce n’a cte nullement mon intention. Cependant, pour ne pas faire toujours des figures vêtues de la tête aux pieds, j’ai peint deux jeunes filles qui se déshabillent pour se baiper. Je les ai supposées dans un endroit entièrement retiré, où elles ne doivent craindre
aucun regard curieux. »
communiait avant Je se mettre au travail; le Guide, dit L. Viardot, « cio\ait que les ang-es venaient le visiter et le soutenir dans ses travaux » ; mais, entre temps, il peignait la déesse de la beauté, en compagnie d’Adonis ou de Mars'. Le chaste pinceau de Gaudenzio se consacia enüèrement aux sujets religieux, d’où son surnom de « très pieux )> qui jure avec 1 étymologie folichonne de son nom. Arrêtons-nous nu plus convaincu, au plus vertueux de tous, à Fra Gio An^elico, « le peintre des anges » qui, selon la pittoresque expression de G. Vanor, « célébrait le saint sacrifice de la fresque ». 11 peignait à genoux et faisait sa prière avant de prendre sa palette ; <iuand il lui arrivait de représenter un crucifix, il répandait des larmes sur les souifrances endurées par le Rédempteur. Un jour, il s’endort devant un tableau de la Vierge et, à son réveil, trouve la tête de Marie terminée « par un ange » : il voit un miracle dans ce qui
n était apparemment qu’une mystification d’un collègue habile à manier le pinceau,
(Juant aux peintres peu « catholiques » qui ont décoré les « Mai- . ons de prièies » et qui, comme Van Dyck, ne demandaient à la peinture religieuse que des « satisfactions d’ordre temporel », la iste en serait trop longue à dresserh Contentons-nous de mentionner les deux plus célèbres : Raphaël qui peignit les premiers suje s m\tm og-iques, ami de TArioste r son impudique inspirateur et son complice en libertinage" », fut victime de l’amour, comme
Piombo flonf lu 1 • ïiic bippi , 1 (“piciirisme du moine Sébastien del
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nuclilé d’une cour isaié on ï ' cli CariCKC, <|m poifiium, iiulillércmmciU la
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