‹ L'art profane à l'égliseChapitre 83 sur 97 · Les Seins à l’église., fig. l(j · texte numérisé non relu

Les Seins à l’église., fig. l(j

i/aRT PROFA^E A l’ÉGLISE

nef deux sarcophages ornés de scènes bachiques qui servent de

sépultures k des évêques.

Monréal. — Saint-Pierre Nouvelle (Pietro Novelli). — Dans un tableau de la Fuite en Egypte^ on remarque sur le seuil de sa porte une femme, le sein droit ballant, qui offre riiospitalité k la sainte famille.

Paler3ie. lo Compagnia di San Lorenzo. — On y trouve une Charité richement capitonnée (fig. 412) ; elle possède, selon la locution euphémique et restrictive du Fils de Gihoyei\ « de ces attraits périssables qui prêtent une grâce de plus k la vertu » . Son buste est entièrement découvert ; elle presse un sein gonflé de lait, tandis que l’autre sert d’oreiller k un marmot de passage gavé outre mesure qui jouit d’un dolce far niente absolu et profite d’une existence ouatée de tout repos, mais combien éphémère. Ce groupe plein de charme et de vie se distingue encore de ses congénères par un détail réaliste amusant ; nous voulons parler de la solution de continuité — le clair de lune que présente la culotte du gamin impatient et affamé qui réclame son tour. C’est k travers de semblables ouvertures ménagées par les haillons de Diogène que Platon disait apercevoir... son orgueiD.

1. De nos jours, en France, le dernier cri de la statuaire pour l’image de la Chiirilé est de la représenter vêtue, dans toute la rigueur dii puritanisme. Voyez le monument élevé au docteur Roussel, au dos de la Maternité. Par contre, il présente une innovation que nous n’avons jamais rencontrée ailleurs : au lieu de la marmailU

2° Couvent des Capucins. — Ses caveaux jouissent de la propriété de momifier les cadavres. Leur dessèchement s’opère dans

quatre caveaux appelés pourrissoirs qui contiennent chacun trois ou quatre corps. Le personnage soumis à cette opération, homme ou femme, laïque ou religieux, est entièrement nu et attaché sur une espèce de grille de fer, sous laquelle coule un ruisseau d’eau vive. Le corps met environ six mois à se dessécher, après quoi il est habillé selon sa condition et placé dans des galeries spéciales. On y voit surtout de nombreux capucins revêtus de leur robe de bure et, sous des cloches à melon, des femmes en parure de bal et des jeunes filles en robe blanche, avec leurs couronnes de vierges. Ces catacombes modernes décrites par Alexandre Dumas ont sans doute cessé d’exister . les itinéraires récents de la Sicile n’en soufflent mot.

masculine qui grouille communément aux pieds de la iiremière des Vertus qu une jeune pucelle d’une dizaine d’années, absolument nue.

on ne

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