‹ L'art profane à l'égliseChapitre 84 sur 97 · RUSSIE · texte numérisé non relu

RUSSIE

Saint-Pétersbourg. Saint-Isaac. — Les Russes, selon la remarque de Viardot, sont des « iconoclastes à demi ». Le Synode n'autorisa

qu’à l’extérieur de cette ég-lise impériale une ornementation avec des statues d’anges en tout semblable à celle de la coupole du Val-de-Grâce. Aucune image plastique ne décore donc l’intérieur ; le « nu » des murailles y est absolu ; c’est le seul qu’on V observe.

Lubocknta. — L’église de cette ancienne ville polonaise possède un bas-relief remarquable par ses nudités séraphiques :

des anges « très mâles » et d’autres « visiblement femelles » poursuivent un lièvre à la chasse.

Fig. 413.

Moscou. L’Annonciation. — L’une des trois cathédrales de cette ville où s’élevaient (( quarante fois quarante églises ». On rencontre, non sans surprise, dans une fresque du Paradis, saint Pierre et saint Nicolas voisinant avec Anacharsis, Socrate, Aristote, Ptolemée, Ménandre, poète comique grec, auteur de comédies imitées par Térence. « Les Chrétiens grecs, dit Viardot, se montraient certainement, il y a quatre siècles, plus tolérants que ceux de l’Eglise apostolique et romaine. »

Nowgorod. Sainte-Sophie. — L’une des portes est illustrée d’une Naissance d’Eve (lig. 413) peu banale. Le Créateur tocologue

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