SUÈDE
1 énurie de documents : une seule figure sculpturale d^un Christ nu, mais asexué, est reproduite sans autre indication d’origine dans \ Histoire de l Art par les Monuments (fîg. 415).
1. Cette posture obstétricale est fréquente dans les tliéo^-onies j-recquc et indou. Sur un l)as-rclicl trouve à Sanghao (Musée de Lahorc) cl reproduit par M A Foi
' tihur,irn ',n"' lndo-Af,jl,.ne, Maya accouche,' dana la
.tt tude do Bouddha qui sort do la hanche di-oite de sa more; ccllc-ci s’aiipui,
d’urbrc’'n’- et s’accroche, de l’autre, à une brandi
L ART PKOFANE. — II.
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Andernacii. — Félix Regamey a rencontré à la porte d’une communauté religieuse un Christ sur la croix, mais non crucilié, (( comme je n’en ai vu nulle part ailleurs », dit l’auteur D’Alx en Aiæ (lig. 416). Un pagne ne recouvre que le recto de son périnée, le verso reste exposé aux regards indiscrets et aux intempéries des saisons.
Bale. U Cathédrale. — Extérieur. Façade occidentale. Deux statues colossales adossées aux contreforts symbolisent la Luxure ou la Mondanité (lig. 417, 418), sous les ligures d’un riche libertin ganté, qui, du haut de son pilier, répond à l’œil aguichant d'une dame galante. Cette beauté facile « à Fair canaille et drôle », suivant l’expression d’Anatole France, lui découvre son sein droit par la fente de son vêtement : elle « fait de l’œil et du sein ». Le dos du débauché est nu et couvert de reptiles (lig. 419) qui expriment son caractère diabolique. Il en est de même de l’élégant gentilhomme qui accompagne les Vierfjes folles sur les portails latéraux de cet édifice. Cette tentation terrestre est plus compréhensible que celle du serpent édénique : la fille d’Eve, ici, olfre à croquer une pomme charnelle. Remarquez le jet de flammes qui sort de la gueule du monstre infernal, placé à ses pieds, et consume les organes des jouissances sensuelles.
La Luxure est aussi allégorisée sur la porte Louis XII du Château de Blois ; mais, en Loir-et-Cher, l’agent provocateur est un moine qui présente les armes de Vénus devant une jeune béguine, comme un érotomane de la variété dite exhibitionniste. Quant au groupe de
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l>àle, c'est le triomphe de l’amour profane aux portes du temple de l'amour divin
Sur la façade principale, d’après ^ . Hugo, il y a quatre curieuses statues de lemmes : « deux femmes saintes qui rêvent et qui lisent ; deux femmes folles, à peine vêtues, montrant leurs belles é})aules de Suissesses fermes et grasses, se raillant et s’injuriant avec de grands éclats de rire des deux côtés du portail gothique.
Cette laçon de représenter le diable est neuve et spirituelle. » Les stalles attirent aussi l’attention de notre poète: « Ces petits édifices en bois ciselé sont pour moi des livres très amusants à lire ; chaque stalle est un chapitre. La grande boiserie d xVmiens est l’Iliade de ces épopées. »
Intérieur. A l’extrémité orientale des bas-côtés, une table en pierre qui a fait partie d un autel de Saint- Vincent, rappelle par ses bas-reliefs le supplice que ce martyr subit en Espagne, sous Dioclétien (fig. 420- 422). Le corps du saint fouetté, brûlé d abord par des torches ardentes (fig. 420), puis sur le gril (fîg. 421)^ est nu; mais le sculpteur a évité de le présenter de face et pour cause.
Une néréide (fig. 423) réfugiée sur le tailloir d’un chapiteau allaite son petit qui tient un poisson
a la main. Ce jouet enfantin, ou cet accessoire, rappelle simplement
1. Dans un édifice religieux de Grcat Malvern, en Angleterre exislo nn .
Fig. 41G.
l’art profane a l’église
rorigine aquatique de ces êtres fantastiques. Mais les symbolistes y
voient une image de la rapidité fugitive du plaisir qui ne laisse, après lui, que remords ou peines ! La meme explication s applique
à Loiseau qui remplace parfois le poisson dans ces scènes (fîg. 426), et qui, comme le poisson, échappe si facilement.
D’après le Bulletin Monunicntal^ les stalles du chœur olîrent « des scènes satiriques de la vie monas- . tique )). Bien que le capuchon n’ap-
partienne pas exclusivement aux moniaux, nous devons reconnaître que les réguliers ont longtemps eu « une mauvaise presse » graphique ou figurée.
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2° Saint-Jean. — Décrochons deux des tableaux à fresques de la
Danse des Morts (fig. 424, 425) qui enluminait le mur du cimetière de cette église, comme celui du Charnier des Innocents de Paris.
Ils sont accompagnés de quatrains gouailleurs, relevés d de libertinage.
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l’art P R O ] ' a N R A L ' p] G L I S E
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Fi^‘. 425.