LYONNAIS
Artistes :
Chenavard.
Janmot.
Révoil.
Bonnefonds.
Orsel.
Perrin.
Compte-Cahx.
flandrin.
Saint-Jean.
Jacqutind.
Boissicu.
Littérateurs :
Laprade.
Ballanche (pour la jumée).
A. Pommier.
Soulary.
Blanc Saint-Bonnet.
Noirot.
Pierre Dupont, De Gérando.
J.-B. Say.
Tcrrasson.
Bureaucrates , professeurs d'écriture, Amédée Pommier, délire artificiel €l boutiquier. Ah! pourquoi suis -je né dans un siècle de pro.-;e! Catalogue de produits. Carte de restaurant. Magister. Didactisme en poésie et en peinture.
Anecdote de l'orgie (Laprade à Pans).
Ajoutons qu'on lit dans Fusées :
Chenavard a aéé un type surhumain.
Chenavard et Baudelaire avaient plusieurs amis communs : Christophe, Préault, Delacroix, Weill, Edmond Texier notamment, et se rencontraient fréquemment au Divan Lepeletier, où le peintre lyonnais discourait volontiers sur l'inutilité des arts, ce qui lui avait valu, comme on sait, le surnom de Décourageateur I" .
Baudelaire Im a rendu justice sous le rapport de l'éloquence et de l'érudition dans ses CURIOSITÉS ESTHÉTIQUES (voir Index) et ici même, p. 3^.
Leurs relations ont laissé trace dans les cartons de Baudelaire sous la forme de deux dessins : Echantillon de beauté antique dédié à Chenavard et Vision céleste à l'usage de Paul Chenavard , dont l'intention ironique n'est pas douteuse.
Le premier représente une jeune femme aux traits plus qu'irréguliers dont la coiffure est agrémentée d'anglaises et au cou de laquelle pend une croix — celle de sa mère sans doute; le second, rehaussé de vermillon, une créature angélique et très réelle par le développement du buste, dont les cheveux sont bien partagés en bandeaux plats, avec de grands sourcils, des yeux fendus en amande, très allongés, et une taille que le corset comprime chastement.
Voir au sujet de cet article le Charles Baudelaire d'Asselineau, p. 17.
Page 120. «Est-ce par une fatalité des décadences, etc.» — Voir Index des Curiosités Esthétiques , au mot Décadence.
Page 121. «...une absurdité ... l'intelligence du peuple relativement aux beaux-arts.» — Cf. Mon cœur mis à nu : «De la haine du peuple contre la beauté. Des exemples. . .»
Baudelaire était singulièrement revenu de son engouement démocratique de 1848, il en conviendra lui-même dans la page suivante. (Voir aussi à ce sujet ses Journaux intimes.)
Page 122. Alfred RÉTHEL. — Voir notre édition des FlEURS DU Mal, p. 369-370. Dans ses lettres à Nadar, Baudelaire marquait un intérêt tout particulier pour Réthel, auquel il songeait à confier l'illustration des Fleurs du Mal :
... Qu'est-ce donc qu'un certain artiste allemaiid, a^'ant fait une certaine Chasse miraculeuse ou fantastique , qui se vend chez Goupii? Tout le inonde me conseille de lu'adresser à lui... (14 mai 1859.)
... Tu ne connais donc pas ces gravures sur bois, d'après Rclliel? La Danse des .\Jorts en iS^S se vend iiiai.iteiiant l franc (six planclics). La
Bonne Mort et l'Invasion du Choléra se vendent, je crois, 7 francs. Tout cela, chez un libraire allemand qui vend aussi des gravures allemandes, rue de Rivoli, près du Palais-Royal.
Quelques personnes m'ont dit que Rétfiel avait décoré une église (à Cologne peut-être); d'autres m'ont dit qu'il était mort; d'autres, qu'il était enfermé dans une maison de fous. J'ai les œuvres citées ci-dessus, et je voudrais savoir, outre les renseignements biographiques, s'il v a d'autres œuvres gravées (16 mai 18^9).
II est étonnant, notons -le en passant, que Baudelaire n'ait découvert Réthel qu'à cette date. Dix ans auparavant en effet Champfleury, avec lequel il était alors particulièrement lié, avait consacré au peintre allemand un grand article : La Danse des Morts de l'année i8^ç. (L'Artiste, 1^ septembre 1849.)
«. . .une chapelle sur les bords du Rhin. . .» — Ce n'est pas
tout à fait exact : il s'agit de l'Hôtel de ville d' Aix-la-Chapelle.
«Description minutieuse ... et traduction exacte des légendes...» — Voici la traduction donnée par l'Illustration du 28 juillet 1849 qui avait reproduit cette série qu'on trouvera également dans l'Histoire de l'Imagerie populaire de Champfleury.