MARCELINE DESBORDES-VALMORE
Cette étude, écrite pour Les PoËTES FRANÇAIS (1862), où le titre est suivi de la mention : 1 787-1 859, parut d'abord dans la Revue Fantaisiste, lo"" livraison, i"' juillet 186 1. Titre général : Réflexions sur quelques-uns de mes Contemporains , II.
Les trois textes n'offrent aucune variante importante. Nous avons retenu celui de 1868.
Dans les Œuvres manuscrites de Marceline Desbordes-Valmore , Albums à Pauline, Alpli. Lemerre, 1921, in-8°, a été publiée une lettre de Baudelaire à Hippolyte Desbordes-Valmore. Le seul passage à en retenir pour ce qui nous intéresse ici est le suivant : «C'est moi qui ai été chargé [par E. Crépet, pour son i.\nthologie] de rendre justice à votre admirable mère, et je crois que je l'ai fait dans de bons termes.»
Page 325. «.. .Marceline Valmore. . .» — 1861 : Marceline Desbordes- Valmore.
Page 326. «. . .tout original et natif.» — 1861 : tout originel.
«M°" Valmore.». — 1861 : M"" Desbordes-Valmore.
«Parmi le personnel assez nombreux des femmes qui se sont.
jetées dans le travail littéraire. . .» — On sait en quelle horreur Bau
delaire avait les Amaroncs de la plume. Cf. le chapitre Des Maîtresses dans les Conseils aux jeunes littérateurs, ou encore ce qu'il dit de George Sand dans ses Journaux intimes.
(i ... l'étemel fe'minin , comme dit le poëte allemand.» — Voir
Gœthe, Faust, Impartie.
Page 327. «Victor Hugo a exprimé magnifiquement. . .les beautés et les enchantements de la vie de famille.» — Voir notamment les Contemplations.
«...cette chaleur de couvée maternelle, dont quelques-uns,
parmi les fils de la femme, moins ingrats que les autres, ont gardé le délicieux souvenir.» — 11 semble que Baudelaire parle ici pour lui-même. Cf. dans les Lettres inédites à sa mère (Couard, 192 1) celle en date du 6 mai 1861 : «H y a eu dans mon enfance une époque d'amour passionné pour toi; écoute et lis sans peur, etc.» (p. 227).
Page 328. Tant que l'on peut donner, on ne veut pas mourir!
Prisonnière en ce livre une âme est contenue/
(Bouquets et Prières, A celles qui pleurent.)
Citations par nous rectifiées; les textes antérieurs donnaient : on ne peut pas mourir ... et : une âme est renfermée.
Mais si de la mémoire on ne doit pas guérii,
A quoi sert, ô mon âme, à quoi sert de mourir?
(fo/. Tristesse.)
Page 329. «Ceux qui l'aidaient pieusement dans cette pr/paration de ses adieux. . .» — Coquille de 1861 : dans cette opération.
La fin de ce même paragraphe , dans le texte premier, renvoyait à la note suivante : Ce volume a paru, — Il s'agit des Poésies inéclites, publiées par G. Revilliod, Genève, Fick, 1860.
« M°" Valmore. » — 1861 : M""* Desbordes-Valmorc.
«. . .ce n'est pas non plus le pittoresque vaste et théâtral de la
savante Italie,. . .» — 1861 : le pittoresque vaste, théâtral.
adifcat bortos, exemple de grammaire emprunté à Cicéron.
La Vallée des Flûtes. — Voir TiTAN.
Page 330. «. . .et lui recommande de penser à l'étcmité.» — 1 861 et 1863 : et lui commande.
Cf. les Curiosités Esthétiques , p. 34.8, «. . .à propos du rôle divin de la sculpture» : «le fantôme de pierre s'empare de vous. . . et vous commande. . .de penser aux choses qui ne sont pas de la terre».
ubvsterical tears». — Expression empruntée à Keats.
Cette étude, écrite pour LES PoËTES FRANÇAIS (1862), où le titre est suivi de la mention : né en 1811, parut d'abord dans la Revue Fantaisiste, 11" livraison, 15 juillet 1861, à la suite de la précédente. Titre général : Réjlexions sur quelques-uns de mes Contemporains , TV.
Le texte donné en 1868 est celui de la Revue Fantaisiste qui semble meilleur que celui de l'Antliologie. Nous l'avons donc retenu.
Rappelons que Théophile Gautier ne devait pas tarder à rendre à Baudelaire sa politesse, ce qui allait lui valoir d'en recevoir un billet où on lit :
A propos, j'ai à te remercier, et de bien bon cœur, de ton article sur moi, dans la collection Crépet. C'est la première fois que je suis loué comme je désirais l'être (4 août 1862).
Mais nous avons déjà parlé de cette notice, dans notre Histoire des Fleurs du Mal (p. 390).
Page 331. — La note est de Baudelaire.
Mes cils te feront de l'ombre ! . . .
[Poésies Nouvelles , La Fuite.)
Page 332. J'ai demandé la vie à l'amour qui la donne!
[La Comédie de la Mort, Don Juan.)
Page 333. «...presque incottnu comme poète,...» — Ce mot ne figure pas en italique dans les textes de 1861-1862. Cf notre note sous la page 276.
«Victor Hugo, dans une de ses odes. . .» :
Quand cette rive où l'eau se brise aux ponts sonores Sera rendue aux joncs murmurants et pencLés. . .
(Lej Vo/x intérieures , A l'Arc de Triomphe.)
«Voilà donc la vraie langue française,. . .w — 1862 : la langue
française.
Page 334. «Quelques-uns observent... D'autres s'aperçoivent.)) — 1862 : «Quelques-uns remarquent. . . D'autres observent. . .»
«...que sa naissance lui commandait de ■pa.Aer.)) — 1862 : l'obli-
geait a parler.
«Heureux homme!... il n'a aimé que le Beau...» — Cf.
la précédente étude sur Gautier, passim.
Page 335. «Si. . .j'ai supposé la France disparue. . .» — Cf. p. 306.
Il faut remarquer que Baudelaire semble avoir été obsédé , sur la
fin de sa vie, d'images de destruction. Voir la page donnée par
Nadar dans son Charles Baudelaire intime (Blaizot, 191 1), et qui
commence par les mots : «Symptômes de ruines. . .» (p. 136).
«... comme on cite La Bruyère , Buffon , Chateaubriand , . . . m —
1862 : La Bruyère, Bufibn, Chateaubriand, Hugo.