‹ L'art romantiqueChapitre 65 sur 79 · LECONTE DE LISLE · texte numérisé non relu

LECONTE DE LISLE

Cette étude parut d'abord dans la Revue Fantaisiste, 13' livraison, i 5 août 1861, sous le titre général : Réflexions sur quelques-uns de mes Contemporains, IX; puis dans LES PoËTES FRANÇAIS (1862), anthologie pour laquelle Baudelaire l'avait écrite.

Les trois textes n'offrent guère de variantes ; nous avons conservé celui de l'édition dite définitive.

Pour les rapports de Baudelaire et Leconte de Lisle, voir notamment Leconte de Lisle et ses amis, par Fernand Calmettes (Quantin, s. d., in-12); Leconte de Lisle, Derniers Poèmes, où a été recueillie son étude sur Baudelaire ; notre édition des Fleurs DU M AL, p. 384- 386; E.-J. Crépet, op. cit., p. 381.

11 est à remarquer que Baudelaire n'a jamais écrit de Leconte de Lisle, dans ses lettres, qu'en termes favorables. Il le nomme parmi les représentants de la littérature pure (lettre à Flaubert, 31 janvier 1862) et l'excepte de la «racaille moderhe» (lettre à Ancelle, 18 février 1866) :

Venez donc me voir ce soir chez Tortoni , écrivait Wagner au critique Léon Leroy le 10 mars 1861. Vous y trouverez M. Baudelaire qui a été me voir ce matin. En me parlant sur M. Leconte de Lisle, il m'a dit que ce poète est une exception à Paris,. et la plus vigoureuse.

Il semble, par contre, que Leconte de Lisle ait apporté de sérieuses réserves dans son admiration pour Baudelaire. Témoin cette note révélée par le Leconte de Lisle intime, de Jean Dornis :

Baudelaire. Très intelligent et original , mais d'une imagination restreinte, manquant de soulHe. D'un art trop souvent maladroit.

Ce qui ne veut pas dire qu'il ne l'eût lu et étudié de très près : la collection A. Godoy renferme des cahiers intimes de Leconte de Lisle, où certaines pensées de Baudelaire sont à plusieurs reprises citées.

Dans Le Voyage de Sparte , Maurice Barrés dit que Leconte de Lisle aimait peu Baudelaire, que le désir de produire de l'effet rendait insupportable.

Page 373. «Tous deux ils aiment à changer... à habiller...» — 1 861-1862 : ils aiment changer d'atmosphère et habiller.

Page 374. «... non pour l'humanité. . .» — 1862 : non pas pour l'humanité.

« Son premier pèlerinage fut pour la Grèce ...» — II s'agit des

pièces puLhées par la Phalange entre 1845 et 1847.

«...une série d'imitations latines...» — Les Etudes latines dans

PoËAfES ANTIQUES.

Page 375. «La part qu'il a faite aux religions asiatiques. . .» — Voir Poèmes antiques (1852) et les Poèmes barbares qui ne devaient paraître que quelques mois après l'article de Baudelaire mais dont beaucoup de pièces étaient déjà connues quand il l'écrivit.

«. . .il émigrait vers les neiges de la Scandinavie. . .» — Voir

Poèmes barbares.

«Là, Lecoute de Lisie est un maître...» — 1862 : Là Leconte

de LisIe est pour moi un maître.

Les Hurleurs, les Eléphants, PoËMES ET POÉSIES, 1855. —

Le Sommeil du Condor, le Manchy, PoÉSIES COMPLÈTES {poésies nouvelles), 1858.

Page 376. «. . .ses accouplements de mots sont toujours distingués et cadrent nettement. . .» — 1861-1862 : ses accouplements de mots toujours distingués et cadrant nettement.

«. . .le ton doux mais large et profond de l'alto.» — 1862 :

l'accent doux. . .

«Ses rimes, exactes...». — 1862 : Ses rimes, toujours exactes.

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