DOUZIEME ENTRETIEN
LA RENAISSANCE
2°. — En France.
LE même spectacle que nous venons de contempler en Italie, la France nous le pre'sente au xvi" siècle. La aussi Fart gothique s'est e'puisé avec la foi qui l'avait engendré et soutenu. Là aussi les artistes se mettent à étudier l'antiquité ; ils cherchent leur inspiration dans l'observation de la vie, dans l'amour de tout ce qui est beau. Ce qu'ils veulent, ce n'est plus exprimer la foi chrétienne; c'est tout simplement, comme avait fait l'art païen, créer des œuvres belles à regarder, ou des œuvres émouvantes et vraies. L'âme française s'ouvre toute grande à ce vent de jeunesse et de liberté qui souffle de l'Italie, Comme le papillon au printemps, elle dépouille sa sombre chrysalide gothique, elle se sent renaître et, toute frémissante d'un nouvel enthousiasme, elle déploie ses ailes au grand soleil du xvi'^ siècle.
Voici l'un des plus beaux édifices de la Renaissance française. C'est le château royal de Blois (fig. 85). Il vous
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suffit d'un regard pour apercevoir qu'il ne reste plus rien ici du style gothique, rien qui respire le recueillement, les pensées austères, la pieuse méditation. Tout est élégance, grâce et richesse. Admirez surtout la partie centrale, qui renferme l'escalier. Les rampes, disposées comme des balcons inclinés, sont merveilleuses de délicatesse et de variété dans leurs ornements; les balustres du premier étage sont formés de feuillages en fuseaux ; au second et au troisième étage, ce sont des salamandres entrelacées avec les armes royales. Tout en haut, l'entablement est sculpté, fouillé, découpé avec une incroyable richesse, que vous ^retrouvez dans les fenêtres du faîte et jusque dans l'ornementation des cheminées. Observez aussi le nombre et la largeur des ouvertures par lesquelles la gaie lumière entre à flots dans Téditice. Le temps des demiténèbres gothiques est bien passé. C'est ici le séjour de la beauté et de la joie.
Remarquez la forme des fenêtres coupées d'une croix de pierre. Ce détail d'architecture est propre à la Renaissance, et vous le retrouverez dans toutes ses œuvres. En voici, je crois, la raison. La Renaissance déteste l'obscurité, elle ne veut plus des étroites meurtrières gothiques, elle ouvre de hautes et larges fenêtres pour laisser pénétrer la fête du soleil. Mais elle sait bien que de trop larges baies risquent de paraître éventrer l'édifice et d'en troubler l'harmonie. C'est pourquoi elle imagine de couper ses fenêtres d'une croix, qui rassure l'œil inquiété par ces énormes trous.
Parmi les beaux édifices élevés par la Renaissance française, le plus important est le Louvre. Le Louvre est le palais que les rois de France habitaient à Paris, sur la berge de la Seine. Ce fut d'abord, au commencement du moyen
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FiG. 85. — Le Château de Bloi
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âge, un simple château fort, semblable à ceux de tous les barons chre'tiens. A mesure que se développaient la puissance et la richesse royales, le château alla s'agrandissant, se hérissant de tourelles et de donjons (voir fig. 68), mais gardant toujours son caractère primitif de forteresse fe'odale. Ce fut la Renaissance qui le transforma de fond en comble et en fit le palais splendide et grandiose qu'il est encore aujourd'hui.
La gravure ci-contre (fig. 86) repre'sente une des façades de la cour intérieure du Louvre. Le principal auteur de cette façade est l'architecte Pierre Lescot. Une grande différence distingue cette œuvre de celle que nous venons d'étudier. Il y a ici plus de simplicité, de majesté et de grandeur que dans le château de Blois. Voyez comme toutes les lignes du rez-de-chaussée et du premier étage sont simples, tranquilles et grandes. Il y a aussi plus de souvenirs de l'art antique : par exemple, les doubles colonnes corinthiennes de chaque pavillon et les frontons triangulaires des fenêtres. Mais la richesse et l'élégance ne sont point absentes, car elles sont l'un des caractères constants de l'œuvre de la Renaissance. Vous les retrouvez dans la corniche qui couronne chaque étage, et surtout dans les ornements de l'étage supérieur, statues, feuillages, emblèmes. La grande beauté de l'édifice, c'est que l'ensemble tout entier vous frappe d'une impression de noblesse et d'élégance. La combinaison des parties inférieures très simples avec la richesse du dernier étage, l'heureuse disposition de l'avant-corps qui rompt la monotonie de la façade, l'emploi discret des colonnades antiques, tout concourt à faire de cet édifice une œuvre vraiment unique, vraiment française, qui suffirait toute seule pour rendre à jamais glorieux l'art nouveau de notre patrie. Je dis
FiG. 86. — Le Louvre, à Paris.
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« vraiment française «, et je voudrais être bien compris de vous, mes petits amis. Ce palais est comme une image fidèle et belle de l'esprit français ; vous y admirez les qualite's mêmes ciu'on vous a appris à reconnaître et à admirer dans nos grands e'crivains : la raison, la proportion, la clarté, l'éle'gance noble, le goût parfait. Et toutes ces qualite's y sont employées à former une demeure digne de ses hôtes royaux, la demeure d'une famille de demi-dieux, d'êtres que leur pouvoir souverain, leur richesse, la suprême élégance de leur vie mettaient pour ainsi dire au-dessus de la condition humaine.
Si admirables que soient les œuvres des sculpteurs italiens, la sculpture française de la Renaissance en a produit d'aussi belles, et marquées elles aussi, comme le Louvre, du même caractère national d'harmonie, de mesure, de noblesse et de goût. Les deux bas-reliefs que voici (fig. 87) décorent la fontaine dite des Innocents^ a Paris. Ces deux nymphes (les païens appelaient « nymphes » les divinités des eaux, des sources, des fleuves, des lacs) sont dues au ciseau du grand sculpteur français Jean Goujon.
Elles sont toutes les deux belles de grâce, de pureté, de distinction à la fois noble et modeste. Je ne sais vraiment laquelle a le plus de charme ; toutes les grâces de la jeunesse respirent dans celle qui, à demi tournée, incline son urne d'un mouvement ravissant de naturel ; mais dans l'autre, que de fierté, de dignité simple et presque naïve ! Et remarquez ceci, que nos dessins vous permettent de voir : ces bas-reliefs ont très peu d'épaisseur ; la pierre n'est pas entaillée très profondément, de manière qu'il y a peu de creux, peu d'ombres, et que la lumière caresse également toutes les parties de ces beaux corps et se joue dans les draperies. Les contours seuls sont fortement arrê-
FiG. 87. — Bas-reliefs de la fontaine des Innocents, à Paris, par Jean Goujon.
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tés et sculptés, et cela suffit pour donner aux deux figures toute la fermeté désirable. C'est là un secret que possédaient les anciens et c]ue Jean Goujon avait appris en les étudiant.
L'œuvre que voilà 'ci-contre (fig. 88) vous permet de voir que l'artiste français, autant que l'italien et autrefois le grec ou le romain, sait exprimer la douleur, la terreur et les rendre belles à nos yeux.
Cette statue, œuvre du sculpteur Puget, représente Milon de Crotone. L'histoire de ce Milon est une légende grecque, vieille de trois mille ans. Milon fut un des hommes les plus robustes de son temps. On racontait qu'il pouvait porter un bœuf sur ses épaules, puis l'assommer d'un coup de poing et le manger en un jour. Mais devenu vieux, sa vigueur prodigieuse une fois disparue, il eut l'imprudence de vouloir fendre de ses deux mains un chêne où les bûcherons avaient déjà enfoncé leurs coins. L'arbre se referma sur les mains du malheureux, qui ne put jamais parvenir à les arracher de ce terrible étau et fut dévoré vivant par les bêtes féroces.
C'est cette dernière scène que Puget a représentée. L'hercule, une main prise dans l'arbre, se tord sous la dent d'un lion, que de l'autre main il essaye vainement d'écarter. L'horreur est peinte sur les traits convulsés du visage, et dans la violente torsion du buste. Mais en même temps ce corps est si beau, si admirable de force, si parfait de proportions, que le spectacle de cette beauté occupe et charme le regard et le préserve de ressentir désagréablement l'épouvante de cette scène. L'épouvante, l'horreur, elles y sont sans doute; mais nouo les voyons exprimées dans un corps d'athlète si beau et si puissant, qu'elles ne troublent pas notre admiration.
FiG. 8». — iMJlon de Crotone, par Ficnc Pugct. (Musée du Louvre.)
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Le groupe que voici (fig. 89), composé d'un homme et d'un cheval, est l'œuvre du sculpteur Nicolas Coiistou. Placé en face ci'un groupe à peu près identique, du même statuaire, et que nous nous dispensons de reproduire ici, ils ornent tous les deux l'entrée de la plus belle promenade de Paris. On les connaît sous le nom de Chevaux de Marljr. Ce qu'il faut admirer dans cette œuvre pleine de vie et de fougue, c'est que le mouvement emporté, furieux, du cheval cabré ne trouble pas l'harmonie de l'ensemble : l'attitude puissante et calme de l'écuyer maîtrisant la force brutale de l'animal rétablit la sérénité de l'œ^uvre et rassure le regard.
Vous le voyez, mes enfants, la sculpture française ne s'est pas enfermée dans les qualités de grâce sévère, de goût élégant, distingué et sobre, dont je vous parlais plus haut : elle a su, quand il lui plaisait, exprimer toutes les ardeurs, toutes les fougues. La peinture française de la Renaissance n'est pas moins remarquable c|ue la sculpture. A vrai dire, c'est presque une naissance plutôt qu'une renaissance; car pendant le moyen âge la peinture ne fut guère qu'une décoration religieuse: on l'employait surtout à embellir les cathédrales, et particulièrement à colorier les vitraux. La Renaissance émancipa l'art du peintre, lui donna une existence distincte. On découvrit alors qu'un beau tableau est, à soi tout seul, une aussi belle chose qu'une statue ou une église, et que la peinture peut sortir des sujets religieux, qu'elle peut tout exprimer, depuis le visage d'un roi jusqu'à celui d'un pâtre au milieu de son troupeau.
Regardez ce tableau peint par le grand peintre français Cloiiet (fig. go). C'est le portrait de Charles /X, le roi qui tit la Saint-Barthélémy. Il est là, vivant devant nos yeux, avec son beau visage pâli et flétri, ses yeux plissés par la
FiG. 89. — Un des chevaux de Marly, par Nicolas Coustou. (Avenue des Champs-Elysées, à Paris.)
FiG. 90. — Portrait de Charles IX. par Cloijct. (Au Musée du Louvre.
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ruse, ses lèvres minces et serre'es, son regard fixe et cruel ; il est là dans un costume et une attitude qui nous retracent l'élégance efféminée des Valois.
Le tableau que nous vous présentons ci-contre (fig. 91) est du peintre Jeaii Cousin. Les disciples et les saintes femmes portent au sépulcre le corps de Jésus mort. Ne vous arrêtez pas à certaines gaucheries de l'artiste, au turban et à l'étrange costume de Joseph d'Arimathie, aux bizarres édifices qui forment Thorizon du paysage. Allez droit aux visages et aux attitudes, et voyez avec quelle intensité et quelle variété aussi le peintre a su rendre la douleur. Admirez le poignant désespoir de la mère du Christ, qui se jetterait sur le cadavre si les deux femmes ne la retenaient. Etudiez le regard de Joseph, ce regard fixé sur les traits adorés de son maître dans une expression de tendresse et de tristesse passionnées. Observez aussi avec quelle vérité l'artiste a peint la mort : comme ce beau et vigoureux corps est bien un cadavre, comme la tcte se renverse en arrière, comme les bras et les Jambes pendent inertes. Tout cela est beau, mes enfants, parce que c'est vrai et douloureux comme le fut sans doute, il y a deux mille ans,,, la scène réelle dont Cousin nous donne l'image.
Bien différent est ce tableau (fig. 92) du grand peintre Nicolas Poussin. A l'ombre des oliviers, non loin des eaux bleues d'un lac, une famille de bergers grecs se repose du labeur de la journée et savoure la paix du soir. La tranquille et simple majesté de la mère, le riant visage du jeune fils, les attitudes si calmes des deux hommes, surtout le lieu de la scène, ces ombrages, ces fraîches eaux, cet horizon de montagnes qui ferme le paysage et le sépare du monde comme une retraite bénie, d'innocence et de paix, tout nous raconte le repos des champs, le bonheur de la vie
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rustique. N'est-ce pas, qu'en regardant ce tableau, on est tenté de s'écrier: Qu'ils sont tranquilles! qu'ils sontlicureux!
Qu'on doit être bien dans ce petit coin vert et retiré, loin des soucis, loin du bruit ! Nicolas Poussin a peint beaucoup
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d'autres tableaux aussi beaux que celui-ci, et dans le nombre plusieurs qui expriment avec bonheur cette beauté de la nature, de la campagne.
C'est là, mes petits amis, une grande et nouvelle leçon pour la plupart d'entre vous, qui êtes nés aux champs et y vivez, et dans les champs de France, qui sont si gracieux, si doux et si beaux. Pour exprimer avec des couleurs cette grâce et cette beauté, il faut être peintre. Mais pour les comprendre, pour en être heureux, il suffit. Dieu merci, d'avoir des yeux qui les voient et une âme qui les sent. Mes enfants, heureux ceux qui vivent aux champs! Dieu a disposé pour leur joie une fête plus belle que toutes les peintures. Apprenez à la regarder avec amour et reconnaissance. Apprenez à aimer la beauté sévère et triste de rhiver, la joyeuse jeunesse du printemps, l'éclat de l'été, la mélancolie souriante de l'automne, la mystérieuse et religieuse paix d'une nuit sereine, l'adorable pureté de l'aurore, la splendeur royale du soleil couchant. Apprenez à voir avec des yeux d'artistes ces mille tableaux que la nature vous offre tous les jours : une barque qui glisse au hl de l'eau, une clairière où la lumière dort sur la mousse au pied des chênes, une humble chaumière dont le tilet de fumée monte droit dans l'air immobile du soir. Ne passez pas comme des aveugles à travers un monde qui est inépuisablement riche de grâce et de grandeur.
Encore un beau tableau du pclmre Lesueur ffig. q3]. C'est la mort du martyr chrétien saint Laurent, qui fut brûlé vif par les Romains. Observez le parti que l'artiste a su tirer du contraste entre les figures farouches des bourreaux et l'extase du chrétien qui voit les cieux ouverts et les anges lui apportant la palme du martyre. Observez aussi l'an avec
FiG. 93. — Le Martyre de saint Laurent, par Lcsiieur. (Au MusJe du Louvre.)
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lequel le peintre a su éviter toute monotonie dans l'expression de CCS quinze ou vingt visages. La barbarie, la cruauté ne manquent dans aucun, mais elles y sont variées à Tintini, depuis la dureté majestueuse de Fempereur, jusqu'à la brutale férocité des tourmenteurs.
Vous le voyez, enfants^ la France a été riche de grands et puissants artistes, et leurs œuvres réunies nous forment un patrimoine dont nous avons le droit d'être fiers. D'admirables monuments, de belles statues, de beaux tableaux sont nés chez nous, en même temps que de beaux livres. Vous ne le saviez pas encore. Vous le savez à présent, et vous ne l'oublierez plus. Vous n'oublierez plus que la gloire et la force de la France, ce ne sont pas seulement des écrivains, des savants et des soldats, un Condé, un Turenne, Pascal, Racine, Molière, mais encore des artistes, les Lescot, les Puget, les Goujon, les Poussin, et bien d'autres que je n'ai pu vous nommer. Notre pays a de tout temps été, et vous verrez qu'il est encore de nos jours l'une des grandes patries de l'art. Il a toujours produit des hommes capables d'aimer le beau et de dévouer leur vie entière à cet amour. Aucun Français, mes enfants, n'a le droit d'ignorer que l'art est l'une des gloires de la France, aussi bien que les chefs-d'œuvre littéraires, les vertus guerrières ou les découvertes de la science.
RESUME ET QUESTIONN.\IRE
Qu'est-ce que la Renaissance française? — C'est, comme la Renaissance italienne, l'apparition d'un art nouveau, qui remplace le gothique.
Quelles en sont les causes profondes ? — Le changement sur\enu dans les esprits, qui se détachent de la foi naïve et ardente du
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moyen âge pour étudier et aimer ce que le moyen âge avait dédai- *gné : le monde, la terre, les choses, les hommes.
Quels en sont les caractères ? — Ils sont opposés à ceux de l'art gothique, qui est un art tout intérieur, tout tourné en dedans, tout occupé dexprimer ce qui se passe dans 1 ame chrétienne : douleur, espérance, supplication, élan vers Dieu. L'art de la Renaissance, au contraire, se répand au dehors, embrasse tous les objets qui nous entourent, s'éprend de la nature, des belles choses, des belles formes.
Lequel des deux arts, à votre avis, est supérieur à l'autre ? — C'est là une question inutile à poser, parce qu'elle est impossible à résoudre. Le premier a plus de pensée, mais le second a plus de beauté et de variété. Ils répondent chacun à une moitié de notre âme : le premier à nos douleurs, à nos angoisses, à nos espérances; le second à notre amour du beau, à notre admiration pour la force et la vie, à notre besoin de sentir la nature et de nous mettre en communication avec elle.
Qu'ave:^-vous à dire de la peinture de paysages? — Que c'est là une conquête nouvelle de l'art. Les peintres de la Renaissance sont les premiers qui aient su comprendre la poésie contenue dans les champs et les bois, la mer et les lacs, les montagnes et les plaines, et qr.i l'aient exprimée avec fidélité et puissance.
FiG. 94. — Henri IV et Marie de Médicis (Médaille par Dupré.)
FiG. g5. — Ornement Renaissance.