‹ L'art sous la RépubliqueChapitre 11 sur 13 · LA SOCIÉTÉ DU MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ DU MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS

Cependant en 1873 une nouvelle société s'était créée sous le nom de Société du musée des Arls décoratifs. Cette société se proposait de doter Paris du musée des arts industriels demandé par le Comité de 1 852 et dont la création figurait dans le programme de l'Union centrale des Beaux-Arts appliqués à l'industrie. La Société du musée des Arts décoratifs obtint du gouvernement l'autorisation de s'installer dans le pavillon deFlore aux Tuileries. Puis, quand le préfet de la Seine prit possession du pavillon de Flore, elle transporta ses pénates au Palais de l'Industrie, du côté de la place de la Concorde.

Elle avait à sa tête comme président d'honneur M. le duc d'Audiffred-Pasquier, et comme vice-président M. le duc de Chaulnes. Elle n'avait aucun caractère commercial. Ses membres déclaraient renoncer à tout bénéfice et ne vouloir s'imposer d'obligations que dans un intérêt général. D'après l'article 3 de ses statuts, dans le cas où l'association cesserait d'exister, tous les objets d'art

qu'elle avait réunis devaient faire retour à l'Etat et devenir propriété nationale.

Dans sa pensée, le musée des Arts décoratifs, destiné à l'éducation simultanée des ouvriers et du public, des producteurs et des consommateurs, devait comprendre tous les types capables de développer l'enseignement spécial et technique, en même temps que des ensembles décoratifs.

La classification à adopter avait été soumise aux méditations des hommes les plus compétents, car de celle-ci dépendait, pour une grande part, l'utilité du musée. Il fallait, en effet, présenter les objets dans un ordre clair et logique, qui fût un guide pour la réflexion en même temps qu'un soutien pour l'attention. Après mûres délibérations, il fut décidé qu'on fournirait deux grandes classes, subdivisées en un certain nombre de sections, la première classe comprenant le décor des édifices (extérieur et intérieur), la seconde classe le déc^r de l'homme et des objets à son usage.

Onze sections, ayant chacune un président et un nombre variable de membres choisis parmi les hommes spéciaux, furent instituées. Elles avaient pour attributions : l'architecture, la sculpture et peinture, le décor fixe, le décor

mobile, les meubles, les émaux, verrerie et céramique, les vêtements, la parure, les armes, l'enseignement, la bibliolhèquc.

Une commission spéciale avait pour objet l'organisation des expositions temporaires et le classement des collections prêtées ou léguées.

Grâce à ces divisions, disait le programme de la société, le musée des Arts décoratifs offrira à l'attention des travailleurs des modèles qui seronlrassemblésnonplusparordre de matière, comme au Conservatoire des arls et métiers, à l'École des Mines, au Muséum, mais classés, au point de vue de l'art, suivant leurs fonctions et leur caractère. Ainsi, l'on pourrait voir dans le même groupe les portes de bois sculpté, les portes de bronze ciselé, les portes de fer forgé, les portes de vitrages peints ou gravés, placés côte à côte dans la section du décor arcbitectural où elles seraient d'un enseignement plus saisissant pour l'ouvrier, et lui apprendraient mieux les convenances du décor applicable à chaque matière que si ces quatre portes étalent disséminées, l'une dans la section du bois, deux autres dans la section des métaux, la quatrième dans la section de la verrerie. Ce système de classification qui

avait l'avantag-e d'éviter le double emploi avec le système ordinaire des musées avait encore pour résultat de réagir contre certaines tendances excessives du travail et contre la spécialisation des industries, spécialisation qui limite l'habileté des artistes et resserre leur imagination.

YII

l'union centrale des arts décoratifs

L'Union centrale des Arts décoratifs est née de la fusion des deux Sociétés dont nous venons de parler. Dès 1881, la Société du musée des Arts décoratifs avait pris l'iniative d'une proposition de s'unir avec l'Union centrale des Arts appliqués à l'industrie. Cette fusion eut lieu dans les premiers jours de Tannée 1882 et il en résulta la reconnaissance d'utilité publique (les deux sociétés réunies, avec l'approbation par le Conseil d'Etat et le Gouvernement de leurs nouveaux statuts.

Du jour où la fusion fut faite entre les deux sociétés, les efforts communs ont tendu à la création de ce musée des Arts décoratifs, de-

pais si longtemps réclamé en France. Dès le lendemain de la constitution de l'Union centrale des Arts décoratifs comme établissement d'utilité publique, la société chercha à se procurer les ressources nécessaires pour réaliser Tœuvre qu'elle avait en vue. Les souscriptions volontaires n'avaient produit qu'un capital insuffisant. Recourir à l'intervention de l'Etat, c'était méconnaître le principe même de l'institution. L'État, d'ailleurs, se montrait peu disposé à créer un musée des Arts décoratifs tel que lesintéressésle comprennent. Un moyen s'offrait, prévu par notre législation pour les œuvres de bienfaisance et les œuvres présentant un intérêt artistique. Ce moyen, c'était la souscription sous forme de loterie. En présence de la nécessité urgente d'aboutir et de l'impossibilité où l'on se trouvait de recourir à toutautre moyen, l'Union centrale demanda et obtint l'autorisation d'émettre une loterie de 44 millions pour la création du musée des Arts décoratifs.

Mais le gouvernement avait en même temps autorisé un grand nombre de loteries. La concurrence fut très vive, et l'Union centrale en souffrit. Elle put cependant, après s'être imposé de lourds sacrifices, recueillir une somme

(le 5,506,613 francs. Voici la lettre que, comme président du Conseil d'administration de l'Union centrale, j'adressais le 31 mars 1885 à M. le ministre de l'intérieur, et qui expose dans le détail les phases de l'opération.

« Monsieur le Ministre,

<( Conformément aux prescriptions de la Circulaire ministérielle du 4 novembre 1878, j'ai l'honneur de vous adresser à la date du 31 mars, jour fixé pour la clôture des opérations de la loterie de l'Union centrale des Arts décoratifs, tous les documents qui se rapportent à ces opérations.

« Commencée le 1" juin 1882 et terminée le 31 mars 1885, la loterie de l'Union centrale a eu une durée de trente-quatre mois. L'arrêté du 31 mai 1882 qui l'autorisait, fixait à 1,500,000 francs le montant des lots à répartir, et à 14 millions le nombre des billets à émettre, en indiquant que le prix de chaque billet serait d'un franc, avec faculté d'opérer des remises, mais avec interdiction d'élever les prix. Le tirage devait avoir lieu six mois après la notification de l'arrêté, les lots devaient être dépo-

ses à la Banque de France, le bénéfice de l'autorisation ne pouvait être transmis, le montant des frais de la loterie, y compris les lots, ne devait pas dépasser 30 pour 100.

« L'Union centrale s'occupa dès le premier jour du mois de juin 1882 de la confection des billets. Le 3 juin, elle décida, par les soins d'une commission spéciale, de la forme, du libellé et de la gravure de ce billet, dont M. Quentin se rendit adjudicataire le 5 juin, en concurrence avec MM. Ricbard, Paul Dupont et Laliure. Le 6 juin, une demande fut adressée au ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, pour obtenir la jouissance d'une partie des locaux de la porte 4 du Palais de l'Industrie, et le 12, sur une réponse favorable du ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, le ministre de l'intérieur constitua la commission de surveillance.

« Le 17 juin, la commission de surveillance tint sa première séance. Dès cette séance, le directeur fut invité à faire connaître son projet de budget pour les six mois fixés comme durée de l'émission, mais sous cette réserve que dès ce moment le président de la commission de surveillance ferait, auprès du minisire de l'intérieur, une démarche pour demander que [le

délai fût prolongé s'il était nécessaire, et que le montant des lots fût fixé à deux millions.

« Le projet de budget présenté par le directeur de la loterie s'élevait à la somme de 1,300,000 francs, ce qui, avec les 2,000,000 de lots, oiïrait une dépense de 3,300,000 francs, en admettant que le placement des quatorze millions de billets pût avoir lieu dans six mois. Les séances des 24, 26, 28 juin, 7 et 13 juillet, furent consacrées au règlement de toutes les questions qui intéressaient l'annonce de l'émission fixée au 31 juillet.

« Le 13 décembre 1882, un premier rapport constatait le placement de 1,730,000 billets, et le 9 février 1883 la loterie de l'Union centrale des Arts décoratifs eiïectuait à la Banque de France le dépôt des sommes représentant le montant des lots, et, sur la demande que j'eus l'honneur de lui adresser, votre administration voulait bien autoriser l'Union centrale à disposer du suplus des sommes recueillies, soit 300,000 francs, pour frais d'administration et acquisition d'objets d'art.

« Un troisième rapport, en date du mois d'avril 1883, établit que s'il n'y a pas de progression dans le placement des billets, le placement des billets durera encore deux ans et

entraînera, en réduisant de moitié les frais de publicité, une dépense de 3,370,000 francs,

u Vous avez bien voulu à ce moment retarder l'octroi de concessions nouvelles de loteries et accepter, sur ma proposition, d'autoriser un tirage supplémentaire qui élevait le montant des lots de 200,000 francs, mais qui, dans la pensée de la commission de surveillance, devait activer le placement des billets.

« C'est dans les séances qui eurent lieu du 29 juin au 7 août 4883 que ce tirage fut fixé, avec votre autorisation, d'abord au 1" novembre 1883, puis au 15 janvier 1884.

« A la veille de ce tirage, dans la séance du 9 janvier 1884, un quatrième rapport constatait que le placement des billets, qui ne s'élevait pas au-dessus du chiffre de cinq millions le lo décembre, avait subi une telle progression que le o janvier au soir 7,348,000 billets étaient placés. Le lo janvier, jour du tirage, un nouveau rapport annonçait que le placement des billets atteignait le chiffre de neuf millions.

« Ce jour-là vous m'avez autorisé, après avoir prolongé à trois reprises diverses le délai de six mois accordé pour le tirage, à annoncer au public réuni au Palais de l'Industrie, que le

UNION CENTRALE DES ARTS DÉCORATIFS. 23o

tirage défiiiiLif de la loterie des Arts décoratifs était fixé au 31 juillet 1884, avec faculté d'avancer le tirage ,

« A ce moment, la proportion des frais était de 21 pour 100 en déduisant les remises faites sous forme de billets, et de 29 pour 100 en comprenant les remises.

« Pour réduire à leur juste valeur les allégations produites par certains journaux dès l'origine de l'opération, je vous avais demandé l'autorisation de communiquer à la presse la situation de la loterie des Arts décoratifs. Vous avez accepté, en réservant l'opinion de la commission de surveillance. Cette opinion ne fut pas favorable à la proposition.

« Dans la séance du 7 mars, la commission de surveillance, après avoir constaté que 400,000 billets seulement avaient été placés depuis le 15 janvier, ce qui donnait une différence de 200,000 billets en moins sur la période correspondante de 1883, fut saisie par le directeur de la proposition d'avancer le tirage définitif et de le fixer au 30 juin. La commission ajourna toute décision à cet égard ; mais le 10 avril, le directeur ayant fait annoncer dans les journaux que le tirage était fixé au 30 juin, la commission fut convoquée d'ur-

gence le H avril, et le président demanda au directeur quels étaient les motifs qui avaient pu le déterminer à prendre cette résolution sans l'avis de la commission. Le directeur répondit qu'il avait été informé du projet formé par une autre loterie do procéder à un tirage supplémentaire le 17 juillet, et que pour devancer ce tirage, il avait publié l'annonce; que, d'ailleurs, le mauvais état des transactions commerciales rendant la situation difficile, les frais de publicité absorberaient une grande partie des sommes encaissées, et qu'il y avait peutêtre intérêt à provoquer une reprise du placement des billets par l'annonce d'un tirage définitif plus rapproché. La commission décida que le président serait invite à voirie ministre de l'intérieur pour lui exposer la situation et lui demander d'accorder une proportion plus forte dans les frais prévus par l'arrèlé du 31 mai 1882, ces frais s'étant accrus, malgré la réduction du personnel opérée le 27 avril, par suite des frais de publicité nécessités par la concurrence des autres loteries.

« Dans la séance du 12 mai, le président informa la commission que le ministre de l'intérieur était disposé à donner toute facilité pour la bonne réussite d'une loterie entreprise dans

un but national, mais qu'il ne pourrait retarder plus long-temps l'octroi de concessions nouvelles, et que la commission de surveillance avait à considérer s'il n'y avait pas un réel intérêt à avancer le tirage de la loterie. Plusieurs propositions furent faites dans cette séance, soit pour organiser un nouveau tirage supplémentaire, soit pour répartir les opérations du tirage définitif sur un grand nombre de jours.

« Du 14 mai au 27 juin, la commission discuta la remise du tirage au 31 juillet, avec fixation de la clôture de l'émission au 15 juin, un marchand de billets s'ofFrant de faire à ses frais la publicité, à la condition qu'il aurait le monopole de la vente. Le président de lacommission de surveillance proposa de maintenir la date du tirage définitif au 30 juin, les craintes d'épidémie étant venues s'ajouter à la mauvaise situation des affaires, et rien ne pouvant faire prévoir que le placement des billets s'effectuerait ultérieurement dans des conditions plus faciles. Ledirecteur de la loterie ayant demandé au contraire que le tirage définitif fût ajourné au 31 juillet, il fut décidé que le tirage serait fixé à cotte date. Cependant, sur une réclamation d'un second marchand do billets, la com-

mission autorisa tous les gros marchands à profiler de la remise de 14 pour 100 précédemment fixée pour l'un d'eux, mais sans décider que la clôture de l'émission ne serait pas fixée au ISjuin.

« A la date du 27 juin le placement des billets s'était tellement ralenti, que la proportion des frais, déduction faite des remises, s'élevait à 40 pour 100, et avec les remises à 52 pour 100; cela malgré un rabais exceptionnel consenti par les journaux pour la publicité.

« Le 11 juillet, j'eus l'honneur de vous proposer, au nom de la commission, de nous autoriser à effectuer le tirage des 528 lots en onze jours à partir du 21 juillet pour finir le 31. Vous nous avez accordé, monsieur le Ministre, cette autorisation. Ce même jour, la commission de surveillance avait discuté, sans la trancher, la question des billets non placés qui pouvaient sortir au tirage du 31 juillet.

« Le 31 juillet, à la suite de la dernière séance du tirage, la commission constata que 106 lots formant un ensemble de 770,000 francs, dont le gros lot de 500,000 francs, étaient échus à la Loterie. Il fut décidé, après avoir recueilli les avis, que la question serait soumise au

Conseil d'administration do l'Union centrale des arts décoratifs. Ce dernier ayant demandé à connaître votre avis, vous avez répondu, conformément d'ailleurs à mon avis personnel, que la loterie de l'Union centrale devait se conformer au précédent de la loterie de Lille, qui avait remis en tirag^e les lots qui lui étaient échus, et vous avez ajouté que votre sentiment était d'autant plus net sur ce point, que l'annonce de la clôture de l'émission pouvait faire mettre en doute le droit strict de l'Union centrale.

« Il vous paraissait au surplus que le tirage devait être immédiat. Mais après avoir connu le émis vœu par le Conseil d'administration de l'Union centrale, de se voir concéder l'autorisation d'une nouvelle loterie dont les 70,000 francs constitueraient les lots, ou tout au moins d'obtenir une prolongation pour un nouveau tirage d'une durée de cinq mois et renouvelable, vous avez accepté de fixer le tirage définitif au 31 décembre 1884. Les opérations ont donc été reprises le 1" septembre et closes le 31 décembre.

« Dans cette dernière période, bien que les remises aient été élevées à 23 pour 100, le placement des billots était si difficile, que la pro-

portion des frais est élevée à 40 pour 100, déduction faite des remises, et à 60 pour 100 en y comprenant les 23 pour 100 de remises.

« Voici d'ailleurs le résumé des opérations de la Loterie dans les trois périodes susindiquées, telles que ces opérations ont été constatées dans le dernier rapport trimestriel de la commission de surveillance .

« 1° La première période des opérations embrasse le temps écoulé du 31 mai 1882 au 15 janvier 1884, date du tirage supplémentaire de 200,000 francs. Le compte des recettes et des dépenses pendant toute la durée de cette période s'établit ainsi :

« Du 31 mai 1882 au 15 janvier 1884 il a été placé 9 millions de billets sur lesquels il n'a été l'éellement payé que Fr. 8.222.383 »

« La différence, 777,417 francs, représente le montant des remises faites aux acheteurs, soit une moyenne de 8 pour 100 777.417 »

Total égal. . . Fr. 9.000.000 »

« Si l'on compare à ce chiffre d'émission les dépenses, déduction faite des remises, et ne comprenant par conséquent que les dépenses générales dont le

chiffre a été de Fr. 1.884.482 13

on obtient une proportion de 21 pour

100, en ajoutant les remises ci-dessus. 777.417 »

L'ensemble des frais est de . . . Fr. 2.6G1.899 13

« 2" La seconde période s'étend du 15 janvier 1884 au 31 juillet 1884, époque du deuxième tirage. Pendant ce laps de temps, il a été placé 2,396,972 billets sur lesquels il n'a été réellement payé que Fr. 2.117.311 »

La différence . . . Fr. 279.661 » représente le montant des remises faites aux acheteurs, soit une moyenne de 12 p. 100.

Total égal. . . . Fr. 2.396.972 »

« Si l'on compare à ce chiffre d'émission les dépenses, déduction faite des remises et en ne comprenant que les dépenses générales dont le chiffre a été

de Fr. 960.240 36

on trouve une proportion de.40 p. 100.

En ajoutant les remises indiquées ci-dessus 279.661 »

Ensemble . . . Fr. 1.239.901 36 la proportion s'élève à 52 p, 100.

« 3° La troisième période va da 31 juillet 1884 au 31 décembre 1884, époque du troisième et dernier tirage. Pendant cette période il a été placé 687,230 billets, sur lesquels il n'a été réellement

payé que Fr. 524.870 »

La différence . . . 162.360 » représente le montant des remises faites aux acheteurs, soit une moyenne de 23 p. 100.

Total égal . . . Fr. 687.230 »

« Si l'on compare à ce chiffre d'émission les dépen-

SCS, déduction faite des remises, et en ne comprenant que les dépenses générales dont le

chifffre a été de Fr. 271.242 22

on trouve une proportion de 40 p. 100. En ajoutant les remises indiquées ci-dessus 162.340 »

Ensemble . . . Fr. 433.582 22 la proportion s'élève à 63 p. 100.

« Il résulte de ce qui précède que :

« Pendant que la proportion de vente des billets s'abaissait de la première à la troisième période de 100 à 25 et à 7;

« Dans les mêmes intervalles de temps on constate l'élévation des remises de 8 pour 100 à 12 pour 100 et à 23 pour 100, des frais généraux de 21 pour 100 à 40 pour 100, et des frais, y compris les remises, de 29 à 52 et à 63 pour

« Ces fraissont groupés sous une autre forme dans le tableau suivant :

Progression Progression croissante,

décroissante. Dépenses.

de billets. Remises. Frais généraux.

ir» Période. 1 1 1

« Si l'on prend la quotité des frais pour l'ensemble

de l'opération, on trouve un chiffre de 51. bO se répartissant ainsi :

10 pour 100 aux remises.

17 pour 100 aux lots.

Page 1