ÉD RE
siopathologique de certains symptomes de cette affection.
Classiquement, on admet que la pulsatilité, lexpansion, l'existence d’un souffle intermittent systolique s’observent avec leur maximum de netteté dans les lésions anévrysmales récentes quand le sac est largement perméable. Au contraire, les signes précédents s’atténueraient et finiraient même par disparaitre dans les lésions anciennes quand la cavité anévrysmale est encombrée de caillots et entourée d’une gangue fibreuse périsacculaire. R. Dos Santos a montré que ces données étaient loin d’être toujours conformes à la réalité. En confrontant les signes cliniques et les résultats de lanévrysmgoraphie contrôlés par les constatations opératoires ou nécropsiques, il a fait remarquer que, contrairement à l’opinion classique, ce sont fréquemment « les anévrysmes presque obstrués par les caïllots, se laissant à peine pénétrer par la solution de contraste, c’est-à-dire par le courant sanguin, qui présentent une plus forte pulsation et expansion ». Inversement, des ectasies, dont le sac s’imprègne largement par le liquide opaque, ne présenteraient assez souvent ni souffle, ni expansion. Dans leur livre sur lartériographie des membres et de l’aorte abdominale, R. Dos Santos, G. Lamas et P. Caldas, donnent à l'appui de ces faits plusieurs exemples. On en relève d’analogues dans les observations de Britto et Rosado, de Ph. Frieh et À. Lévy. Notre observation I vient encore illustrer cette conception. Bien qu’animé
de battements et doué d'expansion et de souffle, l’ané-
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