RÉINTÉGRATION DU COL DANS LE COTYLE
Un aide porte alors le membre inférieur en duc. tion à 4o° environ et rotation interne. Le col se trouve à ce moment en face du cotyle où l’on doit enfoncer. C’est alors qu’apparaît l'utilité de la section préalable du grand trochanter, celui-ci n’étant plus là pour gêner par son contact avec l'os illiaque.
On referme alors la capsule par des points séparés au catgut sans attacher une importance absolue à sa reconstitution anatomique parfaite.
7° RÉIMPLANTATION DU GRAND TROCHANTER. 2
Un essai d’abaissement à la main du grand trochanter montre sur quelle partie de la diaphyse il convient d'affronter la surface de section après réduction exacte
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a. Reconstitution de la capsule : |
b. Fixation du grand trochanter sur l'extrémité supérieure de la diaphyse fémorale avivée (P. MArHieu).
du moignon cervical dans le cotyle. On détache à ce niveau, au bistouri, les insertions musculaires et l’on avive la face externe de la diaphyse à l’aide d’un ciseau. Puis on fixe le grand trochanter sur cette zone avivée à l’aide d’une vis (vis à bois ou vis de Lambotte)..
Après reconstitution des partie molles et pansement au colloplastre, se pose le problème de l’immobilisation. M. P. Mathieu utilise habituellement un grand plâtre pelvi-crural maintenant toutle membre dans la position de réduction du moignon cervical.
M. Dujarier préférait la mise immédiate du malade dans un appareil à suspension type Rouvillois.
On pourrait envisager l'emploi d'appareils préparés à l'avance, soit appareil en cuir moulé, soit plus simplement appareil plâtré confectionné quelques jours avant et taillé en bivalve. Cet appareil déjà prêt au moment de l'intervention offrirait l'avantage de réduire la durée de celle-ci et partant, de diminuer le choc opératoire.
Soins post-opératoires
L'’opéré garde son plâtre huit à dix jours au plus.
Ce temps révolu, l’appareil est enlevé (on aura déjà pu le couper en bivalve). On procède à l’ablation des fils cutanés et l’on place le malade dans un appareil à suspension du type appareil du Service de Santé. Le membre y est maintenu en abduction etrotation interne. Mais on commence de suite à faire exécuter quelques mouvements de flexion. L’abduction elle-même est diminuée progressivement pendant les quinze jours suivants,
A cette époque, l'appareil à suspension est supprimé et remplacé par une simple extension continue. Le malade exécutera des mouvements de flexion de plus en plus marqués par périodes d'exercice de dix minutes environ. À ces mouvements, il sera bon d’adjoindre des massages. de
Après un délai qui varie de un mois à six semaines selon la sensibilité et la bonne volonté du sujét, celui-ci pourra se lever avec des béquilles qu’on s’efforcera de lui faire abandonner au bout de huit jours pour ne plus se servir que de deux cannes.
Pendant tcute cette période, les exercices de mâssage et de mobilisation seront, bien entendu, continués.
C’est à condition d'appliquer avec méthode ces soins post-opératoires que l’on peut prétendre obtenir des résultats satisfaisants par l’emploi de la résection arthroplastique.
Quels sont les résultats fonctionnels de l’opération reconstructrice et à quels résultats anatomiques correspondent-ils ?
Le résultat le plus constant est la sédation des douleurs. En ceci, l’intervention ne diffère pas de la résection simple. Mais alors que dans celle-ci la marche demeure assez souvent impossible sans béquilles et cannes, il est au contraire de règle, lorsque l’intervention a été correctement exécutée, sur de bonnes indications opératoires, d'obtenir une hanche solide et d’une.
mobilité suffisante. Si nous parlons de mobilité, suffi- Sante, c’est qu'à la hanche, une mobilité même légère (20° par exemple) est d’une grande utilité fonctionnelle, si toutefois elle s'accompagne d’une indolence à peu près complète. |
Or, cette condition se trouve réalisée d’une façon quasi constante.
En pratique, après les résections arthroplastiques dont il nous a été donné de constater les suiles opératoires on observe les faits suivants:
Le malade qui, avant l'intervention, présentait. en général une impotence presque absolue, a repris la marche. Il arrive parfois encore qu'il ait recours à une canne, mais celle-ci ne lui constitue qu’un point d’appui très accessoire, sa hanche est solide, il ne souffre pas en-marchant. Tout au plus présente-t-il quelques douleurs à la fatigue.
A l’examen, on note toujours un raccourcissement du membre lésé qui peut atteindre 4 centimètres et qu’il est. facile de corriger en partie par l’intermédiaire de la chaussure.
Il existe des mouvements de flexion et de rotation, souvent très marqués et pour certains presque normaux.
Sous l'influence de la mobilisation active de l’articulation, l’atrophie musculaire a diminué, les muscles ont repris une tonicité suffisante.
Radiographiquement, on constate que:
Le col fémoral est resté enfoncé au niveau du cotyle il prend un point d'appui solide au niveau du bord supérieur de celui-ci,
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Le grand trochanter sectionné s’est fusionné à la face externe de la diaphyse.
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Fic. 30. — Pièce anatomique de résection arthroplastique quinze mois après l'intervention.
(Observation IV)
Il existe une recalcification de l’extrémité supérieure du fémur.
Il a été donné à M. Dujarier de pouvoir examiner anatomiquement l’état d’une articulation sur laquelle il
Fié. 31. — Aspect radiographique de la pièce représentée figure 30.
avait pratiqué 15 mois auparavant une opération reconstructrice, Le malade (obs. IV) qui avait fait l’objet d’une communication à la Sociélé de Chirurgie, étant décédé par suite d’une cirrhose du foie.
C'est la pièce ainsi obtenue que M. Dujarier avait bien voulu nous permettre d'étudier et de reproduire ci,