EXPÉRIENCE X
Lapin de grande taille.
Le 14 septembre 1871, on incise la peau, on sépare les muscles pour arriver sur le fémur que l’on trépane en deux endroits; puis entre ces deux points on détruit la moelle avec un stylet et on en expulse les débris par des injections alternativement poussées dans l’un et l’autre trou. Pendant cette opération on entend un craquement qui indique que le fémur vient de se fracturer; néanmoins l'animal souffre peu et se sert de sa cuisse.
Autopsie le 20 à midi. L’épanchement sanguin est encore notable, mais il n'arrive pas jusqu'au cul-de-sac supérieur de la synoviale ; celle-ci ne renferme que peu de liquide, dont l’aspect est absolument normal.
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Le fémur présente une fracture longitudinale ou du moins très-oblique passant par les deux trous qu'a produits lopération. Le périosie maintient exactement les fragments en rapport; il présente une infiltration sanguine générale et quelques ecchymoses.
ExPÉRIENCE XI
Lapin.
Le 42 septembre 1871, on essaye de fracturer longitudinalement le fémur avec la gouge et le maillet: los cède et on sent une fente à peu près parallèle à l'axe de l'os où l'ongle peut s’introduire. k
Autopsie le 18 septembre. La plaie superficielle suppure; celle des couches profondes est tellement réunie qu’on n’en peut trouver la trace. Les muscles sont encore assez infiltrés de sang, mais cette infiltration est limitée et va à peine jusqu’à la partie supérieure du cul-de-sac rotulien.
L’os présente une fracture allant de la partie inféro-externe à la supéro-interne; le fragment supérieur et l'inférieur sont exactement tenus en rapport par le périoste induré et cartilagineux par places, on ne les sépare qu’avec la plus grande difficulté; linférieur remonte jusqu’au trochanter , le supérieur descend à 1 centimètre de la surface articulaire du genou.
Celui-ci paraît au premier abord renfermer un peu plus de liquide que de coutume ; en examinant avec attention et comparativement les deux genoux, on doit rester dans le doute sur ce point. |