OBSERVATION III
Mme Bal.…, secondipare de 32 ans est reconnue comme ayant un bassin aplati et généralement rétréci; on l’a radiographiée, car en ville elle a eu un forceps pour son dernier accouchement, et l’enfant est né avec un enfoncement cranien.
Enceinte de 8 mois 3/4 on décide de provoquer un accouchement et on introduit une bougie le 7/12/38 que l’on enlève le 9/12.
Entre temps, la poche des eaux s’est rompue : liquide clair, mais malgré de fortes douleurs, la tête reste mobile au détroit supérieur : les eaux sont méconiales;, B. C. +.
Le 11/12, accouchement en O. P. d’un enfant mort, de 2800 grammes.
Dès le lendemain, l’accouchée se plaint de douleurs réveillées par tout mouvement; la miction est impossible : on est obligé de la sonder.
On supprime les douleurs spontanées par une ceinture très serrée et seuls restent les signes locaux : douleur très vive à la palpation de la symphyse.
Le 14/12, empâtement pré et sus-pubien.
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Le 16/12 on sent une masse arrondie pré-pubienne débordant le bord supérieur de la symphyse.
Le 21/12, grosse émission de pus par le vagin.
Le 23/12, l’écoulement du pus persiste très fétide, mais l’inflammation sus et pré-pubienne diminue; il reste un noyau en haut et en arrière de la symphyse du volume d’une noix; le toucher vaginal est négatif; la paroi antérieure du vagin est souple.
La malade sort le 7 janvier guérie complètement, mais la radiographie montre une destruction symphysaire et un écartement des pubis assez considérable.