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d'essayer de refaire une articulation aussi stable que possible au moyen de la technique suivante :
Même incision que précédemment, donnant beaucoup de jour sur l'articulation.
— Curetage des détritus et du tissu fibreux occupant le fond de l’acétabulum.
— Section du sommet du trochanter, avivement de sa base que l’on place dans l’acétabulum, le membre inférieur étant amené en abduction; la base trochantérienne doit être bien calée et solidement fixée, sans quoi elle a une tendance à glisser en dehors — comme il arriva dans un cas qui nécessita une deuxième opération. .
Une immobilisation plâtrée en abduction termine l'intervention. qui donne une articulation à peu près stable, avec un membre en abduction.
Gizz — 1929 — rapporte dans un article du Southern Medical Journal une technique assez voisine de cette dernière, qu’il employa avec succès dans des luxations pathologiques de la hanche, complications de vieilles coxalgies.
Les malades opérés par lui au nombre de 27 étaient des enfants, des adolescents, des adultes, dont l’âge lors de l'opération variait de 10 à 25 ans.
Tous étaient atteints de coxalgies anciennes, avec un degré plus ou moins avancé de destruction de la tête et du col; l’acétabulum, également lésé, apparut lors de lopération, tantôt rempli de tissu fibreux et de débris osseux, tantôt d’abcès, tantôt perforé. La position de l’extrémité du fémur dépendait du degré de destruction osseuse; elle était géné-
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ralement déplacée en haut et en arrière, et fixée au bassin par du tissu fibreux. Dans quelques cas, il ny avait pas d’ankylose fibreuse, et l'extrémité du fémur n’était pas en contact avec le bassin.
L'ankylose fibreuse elle-même, bien que cliniquement solide, ne persistait pas généralement sous anesthésie.
Le raccourcissement observé chez ces malades variait d’un demi à quatre pouces; la déformation la plus fréquente de leur hanche était la flexion (variant de 45 à 90°), l’adduction (de 30°) et la rotation interne. Fonctionnellement ils accusaient des douleurs espacées ou fréquentes, à l’usage de leur mem- ‘bre malade, rapportées parfois à la région du genou. Dans quelques cas, après arrêt momentané de la maladie, il y avait eu récidive avec formation d’abcès.
L’indication chirurgicale dans ces cas est d’assurer la solidité de la hanche, la libération de la douleur, la correction de Ia difformité et la conservation du mouvement, s’il ne s'oppose pas à la solidité et à la disparition de la douleur. Elle ne peut être remplie, d’après GiLL; que par l’ostéotomie sous-trochantérienne : il en vient donc à proposer et à réaliser deux interventions différentes :
L'opération reconstructive,
L’arthrodèse, :
avec, pour chacune d’elles, des indications bien réglées, mais que nous n’envisagerons pas en détail pour le moment.
La technique employée dans l’arthrodèse est la suivante :
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— Découverte de la hanche par une incision curviligne, partant de l’épine iliaque antérieure et supérieure et allant en bas et en arrière se terminer audessous du Grand Trochanter. |
— Section de celui-ci que l’on relève en haut et en arrière.
— Ouverture de l'articulation et ablation de tout le cartilage; sa portion haute bien excavée reçoit la