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Ogs. 6. — F., 11 ans. — Coxalgie droite ancienne datant de 1915; traitée par l’extension continue; rechute en 1920, nécessitant immobilisation plâtrée, puis plâtre de marche; depuis, l'enfant a marché sans plâtre, la flexion et l’adduction ont progressivement augmenté; en février 1922, hanche en flexion, adduction accentuée, ankylose incomplète avec mouvements peu étendus. Radio: espace articulaire conservé, pas de lésion du cotyle, tête à peu près normale mais décalcifiée.
Intervention, 20 mars 1922: À. I. A. et enchevillement péronier.
Suites simples : le 17 mai, l'enfant soulève le talon, attitude correcte, raccourcissement 3 cm., ankylose serrée mais incomplète. Novembre 1922: hanche enraidie en légère flexion-adduction. L'enfant marche bien, il persiste une ankylose incomplète avec 2 ou 3° de mobilité. Radio: Espace articulaire conservé sauf au niveau de la greffe, celle-ci apparaît bien, a des contours irréguliers, dentelés, est entourée d’une bande de raréfaction osseuse.
Ogs. 7. — H., 11 ans. — Coxalgie gauche datant de 6 ans. Immobilisé en plâtre avec rechutes successives et - attitude vicieuse en adduction.
En mai 1922, l’adduction persiste, la hanche, qui se trouvait en ankylose serrée, reprend les mouvements de 10° d'amplitude. Le malade boite, le raccourcissement est de 4 cm. Radio : Décalcification accentuée du fémur, luxé en haut et chevauchant le toit.
26 mai 1922 : A. I. A. et enchevillement péronier.
Suites simples : 26 juillet 1922, hanche solide, l’enfant lève facilement le talon: persistance de légers mouvements. Novembre 1922 : hanche solide, marche satisfaisante, adduction légère, raccourcissement de 5 cm. L'ankyÿlose est serrée mais incomplète. Radio: fusion du
PEN | Apt
pelvis et du fémur, avec aspect pommelé des surfaces en contact. Greffon en bonne place, avec bord irrégulier. Pas de zone de réparation osseuse, ni à son contact ni à distance.
Les résultats immédiats de ces interventions furent satisfaisants. Après une opération peu choquante et des suites généralement simples (il n’y eut de suppuration opératoire que dans un cas où l’on intervint en période d'état), les hanches arthrodésées étaient solides, permettaient de marcher sans souffrir, avec une boiterie atténuée et une résistance à la fatigue suffisante : l’attitude vicieuse ne s'était pas reproduite.
Cependant, chez les malades revus un an ou deux après l’opération, l’ankylose était incomplète (sauf dans le cas V, où il y avait eu vissage); il persistait une mobilité de 3 à 5°. La marche sans appareil se faisait du reste bien, l’état fonctionnel s’améliorait de plus en plus.
Radiographiquement, le greffon persistait sans avoir augmenté de volume et sans donner de signe d'ossification. L'état du squelette, par contre, .s’améliorait; dans deux cas il y avait recalcification assez
nette du col à sa partie inférieure.
En résumé, —- notait-on en 1923 dans la thèse de FRÉJAFON, — « Les malades, bien que non ankylosés définitivement, semblaient avoir tiré un bénéfice immédiat certain de l'intervention que seuls pourraient confirmer des examens ultérieurs après plusieurs an-
nées. » APE
IS Re
En 1926, M. RENDU communiquait au Congrès d’Orthopédie, les résultats datant: de 4, 5,6 "ans. ét 1 an 1/2, de 6 de ces malades, tous opérés enfants.
Il avait trouvé alors chez eux :
1 ankylose osseuse;
3 ankyloses serrées, sans fusion osseuse;
2 ankyloses incomplètes, avec persistance d’une légère mobilité de 5°.
Le greffon s'était progressivement décalcifié et lentement résorbé. |
Cliniquement, les résultats étaient excellents dans quatre cas, bons dans les deux autres, malgré la reproduction d’une légère adduction.
En 1929, nous nous sommes efforcé de rechercher ce qu'étaient devenus ces malades. Nous en avons retrouvé trois (opérés enfants). M. TAVERNIER a bien vouiu nous communiquer l’état actuel de son opérée, adulte, minutieusement suivie depuis sept ans.
Chez cette dernière (Obs. ID), en 1922 et 1923, la marche s'améliore peu à peu, les douleurs diminuent, la mobilité persiste de 10°. En 1924, un abcès froid sous Ia cicatrice, d’abord ponctionné, est incisé, réséqué, avec curetage d’un point osseux trochantérien. De 1925 à 1927, malgré une ou deux poussées douloureuses après surmenage, qui ont toujours cédé à quelques jours de repos, la marche est devenue satisfaisante, la boiïterie a bien diminué. En 1927, les mouvements dans la hanche opérée sont très légers, presque imperceptibles. Radiologiquement, le col et
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