EN + M
avait pas encore trace de recalcification, ni de dimi-
nution de l’interligne.
La malade rentra alors chez elle, peu de temps après avoir commencé à marcher, sous culotte plàirée. Elle était très améliorée. Ayant quitté Lyon en 1993, elle ne donna plus depuis de ses nouvelles. Il
nous a été impossible de la retrouver.
20 M. Sorrez, en 1924, encheville par un greffon tibial une pseudarthrose extra-cotyloïdienne chez une femme de 24 ans, atteinte de coxalgie ancienne depuis 12 ans, dont voici l'observation inédite,
OBSERVATION I (inédite) (SORREL) -
Mey.… Georgette, 24 ans, entrée à l’hôpital Mar. le 12 décembre 1923. Exéat le 14 décembre 1925. |
Coxalgie droite ayant débuté en 1912 à l’âge de 12 ans.
Après 2 ans d’immobilisation, la malade marche 8 ans en boitant beaucoup.
En 1922, soit 10 ans après le début de la coxalgie apparaît un abcès à la face externe de la cuisse que l’on ponctionne 10 fois. En mars 1924, l’abcès a disparu. La hanche est très mobile. Il existe un raccourcissement de 6 cm. La radiographie montre une destruction totale de la tête et du col et un cotyle élargi.
16 septembre 1924: Enchevillement trans-trochantérien par greffon tibial,
La technique employée fut la suivante :
— Incision d'abord de 5 cm. environ, parallèle au grand axe du trochanter, juste en son milieu, décollement du périoste.
— Le fémur est perforé à la base du trochanter au moyen du perforateur électrique.
— Mise en place d'un greffon large de 5 cm. prélevé sur la crête tibiale. Taille en cheville arrondie par l'appareil électrique. L’enfoncement de cette cheville au marteau est facile.
— Rabattement du périoste. Suture sous-cutanée au fil de soie.
— Plâtre en extension abduction.
Les suites opératoires furent simples. Revue régulièrement depuis l’opération, la malade va de mieux en mieux.
Le 10 septembre 1927, on note que la marche est très améliorée, mais qu'il persiste des mouvements articulaires étendus. À la radiographie, le greffon s’est considérablement développé et il s’est formé un moignon de col important sur lequel le bassin s’appuie solidement. La hanche reste en abduction.
En avril 1928 : la marche s'améliore progressive- ment. En:
Le résultat fonctionnel obtenu est donc satisfaisant après quatre ans; la malade ne souffre plus, marche bien, mais la hanche n’a pas été enraidie par l’opération : « Celle-ci note M. Sorrel a beaucoup plus réa- lisé une reconstitution articulaire qu’une arthrodèse
proprement dite, »
2e NES
STE — L'Arthrodèse extra-articulaire
Cette arthrodèse se propose, comme nous lâvons vu, d'obtenir l’ankylose opératoire sans pénétrer dans le foyer tuberculeux.
A. — L’Arthrodèse para-articulaire
C’est limmobilisation de la hanche par apposition d’un greffon à distance, généralement trochantéroiliaque, vrai pont osseux jeté au-dessus de l’articulation malade et destiné à :
— supprimer tous les mouvements dans le foyer tuberculeux ;
— supporter directement les pressions transmises par l'os iliaque au fémur, et soulager d’autant les surfaces articulaires en voie d’ulcération.
L'idée directrice de ce type d’opération est très neuve : on peut la rapprocher de celle qui fit placer la greffe d’Albee dans le mal de Pott, et permit d’obtenir les remarquables résultats que l’on sait.
C’est en partant de points de vue un peu différents que les auteurs de cette technique sont arrivés à la réaliser.
MARAGLIANO, en 1913, cherche de nouveaux points d'appui chirurgicaux dans les luxations vraies de la hanche coxalgique. Il opère d’abord une fillette de 6 ans atteinte de coxalgie depuis un an et dont voici l'observation résumée ;