‹ L'Arthrodèse de la Hanche dans la CoxalgieChapitre 24 sur 66 · PRES · texte numérisé non relu

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cette cavité; puis suluré d’un côté à la base trochan-

Arthrodèse juxta-articulaire: Technique de Hass.

térienne restante, de l'autre à l'ilion, avec de la sote ou du fil d'argent.

__ Plâtre en abduction, laissé pendant trois mois. Toute l'opération est extra-articulaire.

Les résultats, datant d’un an, furent très satisfaisanis :

2 ankyloses osseuses solides; 1 ankylose seulement fibreuse.

MM. Nové-JossERAND et RENDU, en 1926 et 1927, employèrent une technique analogue au cours de trois interventions qu’ils eurent à pratiquer chez d’anciens coxalgiques, adolescents et adultes, présentant des hanches douloureuses, en ankylose incomplète, avec guérison clinique probable de leur foyer tuberculeux, mais tendance persistante au retour d’attitudes vicieuses et de crises de contracture passagère.

Fait clinique intéressant, chez deux de ces malades, ces troubles fonctionnels étaient survenus immédiatement après la réapparition de quelques mouvements dans des ankyloses précédemment complèes.

Le degré de destruction osseuse était variable chez eux El y AVAaIL: :

2 peudarthroses intra-cotyloïdiennes,

1 hanche, avec grosse lésion du cotyle, sans pseudarthrose proprement dite.

Avant de donner les observations de ces 3 malades, nous allons d’abord décrire en détail la technique — non encore publiée — de MM. NovÉ-JoSSERAND

et RENDU, dont les deux principales caractérisques sont :

La voie d'abord employée (tabatière d’Ollier) et la position donnée au trochanter décapité (exactement à cheval sur col, tête et toit, et en contact plus intime avec les surfaces articulaires sous-jacentes que dans la technique de H4Ass) :

de temps. — Mise en place et fixation du malade sur la table orthopédique, inclinée à 45°.

2° temps. — Incision en tabatière d'Ollier de la peau et du tissu cellulaire; repérage du bord antérieur et du bord postérieur des muscles fessiers.

3° temps. — Section au ciseau ou à la scie de Gigli du trochanter à sa base, et relèvement de celui-ci avec l'ensemble des muscles qui s’y inserent : on découvre ainsi la face supérieure du col et du cotyle.

4 temps. — Avivement au ciseau du toit de la tête

fémorale et de la partie adjacente du col, de façon à créer une surface. cruantée d'environ quatre centimetres carrés, correspondant à la base du trochanter décapité; celui-ci est également avivé sur sa face interne.

5° temps. — La base avivée du trochanter est repoussée jusqu'au contact de la surface cruentée iliofémorale, et placée à cheval sur l’interligne, empiétant à la fois sur le bassin et sur la tête.

Transfixion du trochanter dans cette position au moyen d'un ou deux clous de menuisier, dont l'extrémité s'enfonce profondément dans le col.

6° temps. — Suture de l'aponévrose, du plan musculaire et de la peau.

Habituellement, la plaie est complètement refermée; dans un cas, un suintement sanguin assez abon-

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