‹ L'Arthrodèse de la Hanche dans la CoxalgieChapitre 25 sur 66 · ZA · texte numérisé non relu

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dant obligea à mettre un drain, qui fut retiré au bouË de quatre jours.

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pareil plâtré en abduction, laissé en place un mois dans un cas, deux mois dans les deux autres.

Nora. — Dans deux cas, une ostéotomie corrective de l'adduction dut être pratiquée ou cours de l'opération : ostéotomie intratrochantérienne, faite avant méme la mise en place du verrouillage trochantérien.

— À l’ablation du plâtre, on fait l'examen radiographique de la hanche opérée; remplacement du premier plâtre par un deuxième plâtre de marche : culotte plâtrée laissant le genou libre. Le malade commence, au bout de quelques jours, à marcher avec des béquilles; il se met peu à peu à appuyer son membre opéré et quitte les béquilles dès qu’il en a la force. Au bout de trois mois, on met un appareil plätré amovible porté seulement pendant la journée jusqu'à ce que la consolidation soit complète.

Voici les 3 observations de MM. NovÉ-JOSSERAND et RENDU :

OBSERVATION I (inédite)

De B. — H., 19 ans. — Coxalgie ayant évolué d’octobre 1909 à octobre 1911. Immobilisée trois mois en gouttière, puis en bandage plâtré. ;

Le 24 novembre 1911, le membre est en bonne attitude, la hanche complètement enraidie; pas de raccourcissement. La radiographie montre la tête conservée mais décalcifiée et une légère dépression du cotyle au niveau

du toit.

Le malade, laissé libre, fait de suite de la contracture; il est remis en gouttière et en traction; malgré cela en janvier 1912 il fait une poussée aiguë sans fièvre.

Il est envoyé dans le Midi où le traitement par le décubitus et l’héliothérapie est poursuivi jusqu’en mai 1913, puis on reprend la marche avec le bandage plâtré.

Le 7 mars 1914:Bonne attitude, persistance d’une légère mobilité de flexion et de rotation; pas de raccourcissement. La radiographie montre que la tête a conservé sa forme mais que la paroi du cotyle est très décalcifiée et sans limites distinctes; le malade porte un plâtre amovible.

Le 10 septembre 1915, on note que l’ankylose se consolide et la marche s’améliore. Légère attitude vicieuse de flexion et d’abduction. Raccourcissement: 1 centimètre.

Le 28 mars 1916, nouvelle rechute, impotence complète; l’attitude vicieuse s’est accentuée; reprise de l’immobilisation en plâtre jusqu’en mars 1917. À ce moment, l’ankylose paraît solide, le malade marche assez facilement mais avec une claudication accentuée due à l’attitude vicieuse en flexion et abduction. Raccourcissement 2 centimètres.

Dès lors, la guérison paraît acquise avec une ankylose complète, mais l’attitude vicieuse en flexion augmente, en novembre 1917 elle atteint un angle de 135°; on la corrige par une ostéotomie sous-trochantérienne.

En 1922, la hanche reste solide, et l’ankylose paraît cliniquement complète, mais la flexion s’est reproduite peu à peu et elle atteint 145°. Le raccourcissement vrai est de 2 centimètres. La radiographie montre la tête bien

conservée, mais il persiste un espace articulaire; on fait

une nouvelle ostéotomie qui corrige la déviation et après laquelle le raccourcissement est de 5 centimètres,

PU

En avril 1927, le malade, étant obligé de marcher beaucoup souffre de la hanche, il a de la peine à se mettre en marche le matin et il boite davantage. La hanche est restée en bonne attitude avec un léger degré de flexion, mais elle a repris des mouvements peu étendus mais nets de flexion. Raccourcissement : 6 centimètres.

La radiographie montre une tête assez détruite, arrondie et tassée avec persistance d’un espace clair articulaire.

Opéré le 30 mai 1927.

Suites immédiates simples, malgré la production d’un hématome qui occasionna de la fièvre pendant une quinzaine de jours et se termina spontanément.

Au bout d’un mois, le grand appareil plâtré fut remplacé par une culotte de marche portée deux mois. Puis, le malade marcha librement pendant quelque temps mais. la marche était assez difficile, un peu douloureuse, avec une certaine sensation d'insécurité. On fit alors un plâtre amovible qui fut porté 6 mois.

Le résultat opératoire fut très bon: le malade reprit peu à peu la marche, puis ses occupations habituelles.

Revu le 21 janvier 1929 : II marche sans aucune fatigue et fait des courses assez longues; il a même fait du ski.

L’attitude de sa hanche est correcte en abduction légère de 10 degrés et en flexion à 20 degrés.

L’ankylose paraît absolument complète. Raccourcissement : 6 centimètres.

A la radiographie, on distingue le bloc trochantérien à la partie externe de l’articulation. Il est assez décalcifié et laisse voir par transparence l’interligne articulaire.

Il est cependant manifeste que ce fragment est fusionné avec le col fémoral du côté du bassin et se prolonge sur l’ilion: il semble bien que l’on voit des travées osseuses se prolonger de l’un de ces os sur J’auix<,

OBSERVATION II (Docteur RENDU) (publiée en 1927, au Congrès d’Orthopédie)

P. — H., 32 ans. — Coxalgie à 15 ans, guérie après 1 an 1/2 d’immobilisation mais avec persistance de raccourcissement et de boiterie. ‘

Cependant, ces dernières années, le malade était capable de faire de très grandes marches, voire même des excursions sans fatigue.

En 1924, à la suite de circonstances qui Forcérent le malade à faire journellement des marches longues et pénibles en plus de son travail, il se produisit une récidive : douleur, impotence, obligation de s’aliter.

Dès janvier 1925, le Docteur Favre, de Bellegarde, exige le décubitus complet, la traction continue et l’héliothérapie pendant un an.

En mars 1926, la guérison n’est pas encore obtenue, et le Docteur Rendu, consulté, voit le malade. Il trouve de l’impotence presque complète, 6 cm. de raccourcissement mais une adduction de 20° environ qui donne un raccourcissement fonctionnel plus considérable, léger genuvalgum et laxité du genou; hanche complètement enraidie dans le sens latéral mais en légère flexion de 20° avec quelques degrés de mouvements dans ce sens.

A la radiographie: Pseudarthrose intra-cotyloïdienne, tête presque complètement disparue et cotyle agrandi par en haut, le trochanter touchant presque l’ilion.

M. Rendu fait continuer le décubitus et la traction jusqu’en juillet, il fait alors un grand plâtre prenant le mollet pour essayer la marche pendant 2 mois.

En septembre : Ablation du plâtre mal supporté et consultation de M. Nové- Josserand, que conseille l’arthrodèse extra-articulaire.

Intervention en octobre 1996.

Este

Suites simples. Réunion per primam.

Au bout d’un mois, mobilisation du genou. Au bout de 2 mois, nouveau plâtre de marche avec béquilles.

En mars 1927, le malade marche solidement avec une canne, souffre aux changements de temps et est très satisfait du résultat. Bonne abduction, ankylose presque complète (il ne persiste que de très légers mouvements de flexion de moins de 5°).

La radiographie montre: excellente butée et bon verrouillage.

Revu en 1928 (Docteur Rendu), la guérison se maintient comme ci-dessus. L’ankylose s’est complétée, clinique et radiologique. Le malade peut faire 15 à 20 kilomètres par jour sans aucune fatigue.

OBSERVATION III (inédite)

De G.— F., 31 ans. — Coxalgie gauche ayant débuté à 8 ans 1/2, traitée à Berck, où elle a été immobilisée et en traction pendant 3 ans.

Ensuite, pendant 4 ans, elle a été bien.

En 1914, ayant 18 ans, elle a fait une rechute, douleurs aiguës pendant un mois, puis persistance d’un état dou- * loureux avec exacerbations nocturnes qui persistaient en avril 1915, quand la malade est venue se faire soigner.

La hanche complètement enraidie est fléchie à 160°.

La radiographie montre une lésion acétabulaire avec agrandissement du cotyle et subluxation.

Soumise à l’extension continue pendant 2 mois, la malade fut ensuite immobilisée en plâtre de juin 1915 à octobre 1917. Elle eut une petite crise douloureuse passagère en juin 1917.

A la fin du traitement, le membre était en bonne atti-

ion

tude avec une ankylose solide et raccourcissement d’un centimètre.

En août 1926, la malade raconte que depuis un mois elle a l'impression que la hanche est devenue mobile et elle souffre. On constate en effet une mobilité de 10° de flexion et de légers mouvements de rotation.

La hanche s’est déviée en une adduction telle que l’axe du corps passe au milieu de la jambe. Le raccourcissement vrai est d’un centimètre, fonctionnel de 2. La boiterie est peu accentuée mais la douleur empêche de marcher plus d’un quart d'heure.

Parfois, elle se prolonge la nuit.

Un an plus tard, le 2 septembre 1927, la marche est devenue de plus en plus difficile, l’attitude est restée sensiblement la même, mais la mobilité atteint 15° de flexion.

La radiographie montre le cotyle agrandi et aplati, la tête fémorale réduite à un moignon informe occupe la partie supérieure de la cavité.

Opérée le 20 septembre 1927 (Docteur Rendu).

Le 20 décembre 1927 : Ablation du plâtre, ankylose latérale maïs persistance encore de 5 à 10° de mouvements de flexion: bonne attitude, 1/2 centimètre de raccourcissement, légère abduction.

À la radiographie, la soudure osseuse n’est pas encore nette.

Piâtre amovible.

Le 18 janvier 1928 : Les suites opératoires ont été troublées par un état nerveux accentué qui a produit une très forte déchéance de l’état général.

L’attitude est correcte mais la malade ne soulève pas le talon. |

Il persiste une légère mobilité de flexion, d’abduction, d’adduction; raccourcissement : 1 centimètre.

La radiographie montre la tête en bonne situation avec le greffon trochantérien au-dessus d’elle.

La malade quitte Lyon au début de 1928.

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Nous Pavons revue à Berck, le 30 mars 1929, à la Fondation Franco-Américaine, où M. le Docteur Galland a eu l’amabilité de nous communiquer ses dernières radiographies; nous avons pu constater qu’il persistait toujours une faible mobilité de la hanche opérée, dans le sens de la flexion (5 à 6° au plus), maïs aucune dans celui de l’abduction ni de la rotation. La malade ne peut soulever le talon du lit, ni marcher sans fatigue ni douleur.

Radiologiquement, l’ankylose paraît pourtant complète, avec union interne en un seul bloc osseux de cotyle, tête, col et greffon; mais une pseudarthrose nette semble s'être produite sous ce bloc ankylosé, au niveau de l’ancien trait de section d’ostéotomie. C’est sans doute à cette dernière que l’on doit imputer le résultat fonctionnel médiocre obtenu dans ce cas; et l’on est en droit d’espérer qu'après traitement opératoire de cette pseudarthrose, l’ankylose osseuse complète, résultat de l’arthrodèse ellemême, donnera à cette malade tout le bénéfice que nous avons vu en retirer nos deux autres opérés.

Les premiers résultats obtenus par cette technique sont donc, en résumé, les suivants

— 2 ankyloses complètes, cliniques et radiologiques, avec hanche en bonne position et excellent résultat fonctionnel chez un adulte de 30 ans et un adolescent de 20 ans;

— 1 ankylose radiologiquement complète de la hanche opérée, mais avec pseudarthrose sous-jacente au niveau du trait d’ostéotomie et résultat fonction-

nel actuellement médiocre.

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Type 2. — LA TROCHANTÉROPLASTIE LARGE SOUS VOLET ILIAQUE

Hess, en 1926, rapporte 20 cas de coxalgie opérés, depuis avril 1923, suivant une technique assez voisine : des précédentes, avec taille élargie du greffon trochantérien basculé secondairement sur son grand axe et fixé par un petit volet iliaque.

Les 20 opérés sont des enfants (4 ans, 6 ans, 9 ans), des adolescents surtout, quelques adultes, le plus âgé ayant 31 ans.

— La plupart d’entre-eux ont de vieilles coxalgies rebelles au traitement habituel; sauf 3 exceptions, la maladie datait de longtemps et la destruction osseuse était déjà très étendue. « Ce qui, fait remarquer Hiass, ne rend l’opération que plus facile, en raison du rapprochement du Trochanter et de l’Ilion. »

— La durée d'évolution avant l’opération avait été de 6 à 8 ans en moyenne; il y avait un cas de 26 ans, | . un de 16, un de 15 et deux de 13 — traités pendant des années dans d’autres hôpitaux.

— La technique de Hiess est la suivante :

— Incision partant à deux pouces ar:-dessus et en arrière de l’épine iliaque antéro-supérieure, descendant par-dessus le grand trochanter jusqu'à trois pouces le long du fémur.

— Section de l’aponévrose profonde. Rétractation du tenseur du fascia lata. Séparation des fibres du moyen et du petit fessier par une dissection grossière exposant la capsule. |

— Încision du périoste fémoral le long de la ligne

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