‹ L'Arthrodèse de la Hanche dans la CoxalgieChapitre 41 sur 66 · DATE · texte numérisé non relu

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__ Bloquage du tout par une partie extra-articulaire au moyen de greffon cotyloïdo-trochantérien. |

Ce qui caractérise surtout cette technique, c’est qu’elle s’adresse à des adolescents et adultes atteints de coxalgies graves, et chez lesquels, en pleine évolution des lésions, elle se propose d’abord de détruire celles-ci in situ, puis d’obtenir la guérison et l’ankylose opératoire de l'articulation. évidée et greffée. C’est la seule des arthrodèses mixtes qui vise particulièrement les coxalgies dès la période d'état; rappelons que la guérison par ankylose de cette dernière à cette période n’avait jusque-là été considérée comme désirable et réalisée que par des techniques extra-articulaires: ies greffons para-articulaires de Kar- PIS, juxta-articulaires de MATHIEU et de SORREL chez l’adulte en représentant les principaux types.

Voici résumée, l’observation et la technique rap- portées par M. LERICHE : |

« Le malade est un ouvrier de 17 ans, entré à l’Hôpi- « tal le 18 janvier 1927 pour coxalgie droite en évolution « progressive datant d’un an, et qui n'avait jamais été « soignée. La radiographie montrait une grande cavité « assez irrégulière, creusée en plein col, avec une tache « assez large au niveau de la tête. »

C’est sur ces signes anatomiques que LERICHE intervint, pensant trouver des lésions encore localisées.

L'opération pratiquée le 22 janvier 1927 sous rachi comprit les temps suivants :

— Încision d'abord de SmirH PETERSEN:

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— Dissection sous le tenseur du fascia lata et ablation de deux volumineux abcès caséeux que l'on pédiculise au-devant de la capsule, sans ouvrir cette dernière. À

— Ouverture large de la capsule, entièrement remplie de fongosités que l’on dissèque et que l’on enlève.

Découverte d’une grande caverne caséeuse. à la partie supéro-interne du col et se prolongeant dans la tête. Nettoyage de cette cavité à la curette, ce qui conduit à évider la tête très largement. Inspection - minutieuse quand l’évidement paraît complet. Prise au ciseau sur la crête tibiale d'un long greffon rigide que l’on coupe en deux. Une partie est mise en pont du trochanter à la région sus-cotyloïdienne; la deuzxième partie du greffon est introduite dans tête et col et sert à combler la cavité.

— Suture des divers plans sans drainage.

— (Grand plâtre, pelvis dorso-pédieux et immobilisation plâtrée pendant cinq mots.

Les suites furent simples, sans réactions thermiques. |

Le 7 juin, l’ankylose est réalisée, cliniquement solide et indolore; on permet au malade de marcher; très vite, il en abuse et fracture son greffon, ce qui nécessite un nouveau plâtre durant six semaines.

Le malade sort le 4 novembre; il a alors une hanche solide, le membre est en parfaite position, la station debout est indolore, la marche se fait sans fatigue; une petite fistulette est rapidement tarie par des injections de caustique.

La radiographie montre un col reconstitué ‘sans

LA L e e , trace de la cavité évidée, le greffon est invisible, l'os $ à RAC 3 dense reconstituant le col ; à grand’peine, on retrou

ve un point un peu plus clair au niveau de l’ancien-

ne caverne. La fracture du greffon extra-articulaire est consolidée: sa réhabitation qui a marché du bassin vers le trochanter ne paraît pas encore complète, le point d'appui trochantérien est flou.

En février 1928, le malade est considéré ocmme guéri.

M. LERICHE a opéré depuis 4 autres malades adultes après la même technique, 3 cas sont encore trop récents pour être jugés avec le recul suffisant; le quatrième, plus ancien, vient de nous être communiqué grâce à l’amabilité de M. STRIKER, assistant de M. LERICHE, qui a bien voulu nous transmettre de sa part cette observation inédite.

OBSERVATION I (inédite) (LERICHE)

H.., mineur, 32 ans, entre dans le service du Profes-

seur Leriche, le 9 septembre 1927, pour une arthrite de la

hanche droite, datant de 10 années. Depuis 1917, il ne tra-

vaille plus régulièrement, se plaint de douleurs de plus en plus violentes, se fatigue très vite et à tout moment est obligé de suspendre son métier.

Le malade fait remonter son affection en 1916, date à laquelle il aurait eu une fièvre typhoïde, suivie quelque temps après d’une maladie de la nutrition: son membre inférieur droit se serait placé en flexion, pendant environ 8 mois, l’attitude vicieuse s’est progressivement améliorée par des bains. Un abcès froid, apparu à la même époque à la jambe gauche, resta fistuleux pendant un an.

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