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disposait était insuffisant. Il était utilisable vers 10 ou 12 ans, excellent chez l'adolescent et l'adulte.
Nous ne reviendrons pas sur ces points déjà longuement développés, ni dans l'étude de l’arthrodèse à la période d’état, ni dans celle de l’arthrodèse à la période des séquelles.
Dans un cas comme dans l’autre, nous répèterons simplement qu’on ne doit pas opérer des enfants trop jeunes avant 10 ans, l’état semi-cartilagineux des os et le faible développement du trochanter ne permettant pas, chez eux, de réaliser de bonnes synthèses.
Bien plus intéressante est l'étude du matériel osseux pathologique que nous nous efforcerons de serrer d'aussi près que possible.
Quelles sont les lésions de la coxalgie au début et à la période d'état, c'est-à-dire au cours de la première ou des deux premières années, avant l’apparition des grosses destructions osseuses, et des méfaits de l’ulcération compressive? C’est ce que nous allons nous efforcer de préciser, bien qu’à la vérité, ces lésions soient relativement peu connues dans leur détail, parce que, jusqu’à ces dernières années, l’on n’a pas eu l’occasion de faire de nombreux examens à cette période.
En plus des quelques cas vérifiés à l’autopsie, ce sont surtout les constatations faites au cours d’interventions sur des coxalgies évolutives et sur les pièces réséquées chez l’adulte, qui ont apporté des données précises ; l’étude radiographique, bien que très difficile à cette période, a pu, dans une certaine mesure, les’ vérifier et les confirmer,
LANNELONGUE a trouvé des petits foyers éxtra-articulaires sous le cartilage d’encroûtement; il est probable qu’au début ces lésions sous-chondriques sont en effet les plus fréquentes. Cependant, il peut y avoir aussi des noyaux plus profonds.
OLLIER, de l’analyse des pièces qu’il a réséquées, tire les conclusions suivantes (il s'agissait bien souvent, il est vrai de cas déjà avancés) :
Sur 30 pièces où les lésions osseuses paraissaient avoir été primitives, 15 cas étaient d'origine pelvienne, 15 cas d’origine fémorale.
Sur 14 cas de lésions cotyloïdiennes, OLLIER a trouvé 7 fois la cavité cotyloïde perforée et 7 fois sans perforations. Dans 9 cas, il y avait des séquestres de nécrose; 5 fois il n’y avait pas de nécrose, mais des érosions plus ou moins profondes avec quelques petits séquestres vasculaires en voie de résorbtion.
Sur 15 cas de lésions à peu près exclusivement fémorales, il y avait 9 fois des tubercules périphériques, 4 fois des tubercules centraux, et 2 fois des tubercules centraux et périphériques. Ces lésions siégeaient 6 fois dans l’épiphyse, 6 fois dans les régions juxta-épiphysaires, et 3 fois en même temps dans l’'épiphyse et la diaphyse. Ainsi les lésions fémorales ne sont pas seulement des lésions de la tête du fémur, mais aussi de la partie adjacente cervicale de cet os.
Kæxic, en 1902, confirme et développe les constata-
tions d'OLLIER, par l'étude de ses 381 pièces de résec-
tion de hanches coxalgiques, faites surtout chez des adolescents et des adultes. IT décrit minutieusement le mode d'évolution et. de localisation des lésions
observées, et son importante statistique nous fournit les plus précieux renseignements.
L'évolution même des lésions se fait de la manière suivante :
Dans les cas très au début, le cartilage de la tête et du cotyle est encore intact, adhérent à l’os, à peine décollé en quelques points; mais il y a déjà inflammation diffuse et début de ramollissement des couches osseuses sous-cartilagineuses; il n'y a pas encore de lésions macroscopiques du cartilage. :
Dans les cas plus évolués, on note la constitution rapide d’une ostéite granuleuse de la couche souscartilagineuse ; le cartilage ne tient plus solidement à l'os, se détache par troubles de la nutrition, peut se maintenir intact dans une région et disparaître en un autre point de la surface articulaire, ou disparatre complètement, détruit par frottement et ulcération tuberculeuse.
Les surfaces osseuses dénudées vont s’ulcérer de façon irrégulière; chez l’enfant, le grand développement du cartilage fait que sa disparition entraîne de grosses lésions ulcératives.
Le tissu de granulations qui apparaît alors provient du tissu spongieux de la tête: dans la règle, il n’est pas tuberculeux, mais de nature inflammatoire lorsqu’il ne s’agit pas de foyer primitif de la surface osseuse.
Mais cependant des lésions primitives osseuses en foyers intra ou juxta-articulaires sont apparues de topographie extrêmement typiques.
Elles se constituent avec la plus grande fréquence
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dans les parties osseuses intra-capsulaires, et surtout dans celles recouvertes de cartilage.
Pourtant séquestres et foyers de granulations tuberculeuses se trouvent également, bien qu’en nombre beaucoup plus restreint, dans les régions juxtaarticulaires :
a) Grand et petit trochanter (lésions limitées, rarement foyers infiltrants au niveau de la moelle).
b) Ischion, avec abcès fessier et fusée dans la cuisse.
c) Bord postéro-supérieur du cotyle, sans pénétration dans la capsule.
d) Epine iliaque A. I. avec abcès descendant dans ie Grand Droit.
Les lésions articulaires proprement dites se répartissent de la manière suivante :
IL Fémur. — Il s’agit beaucoup plus souvent de foyers. venant de la tête que de foyers venant du col, ‘situés près du trochanter. « On ne saurait trop s'élever, affirme, KŒNIG, contre cette supposition fausse, encore beaucoup trop répandue, d’une lésion de la portion de l'articulation voisine du trochanter, conception qui s'appuie dans de nombreux livres, sur des travaux anciens, et sur lesquels sont basés un certain nombre de procédés thérapeutiques ».
Les foyers sur la portion intra-articulaire du fémur se voient avec le maximum de fréquence au niveau de la surface de Ia tête, ainsi que dans la région voisine du cartilage d’accroissement, encore présent ou venant de disparaître. Affectant très rarement la forme infiltrante diffuse, ils sont presque toujours