PRE LE
— 2 ankyloses osseuses; — 1 ankylose fibreuse.
— à MM. Nové-JosserAND et RENDU, sur 3 cas opérés (coxalgies anciennes, avec destruction avancée de la tête dans 2 cas) :
— 2 ankyloses osseuses chez 1 adolescent et 1 adulte;
— 1 ankylose complète, mais avec pseudarthrose au niveau du trait d’ostéotomie soustrochantérien, chez un: adulte de 30 ans.
— le verrouillage trochantérien élargi avec greffe iliaque, à Higgs, sur 18 cas opérés (vieilles coxalgies avec destruction plus ou moins étendue des surfaces articulaires) :
— 11 cas satisfaisants avec guérison par première intention et bonne ankylose solide chez 6 enfants, 4 adolescents et 1 adulte;
— 5 cas moins favorabies d'emblée, avec shock immédiat dans 2 cas, suppuration dans 3, mais finalement obtention d’une bonne ankylose chez 2 enfants, 1 adolescent et 2 adultes;
—— 1 cas mauvais, avec infection secondaire, fistulisation sans ankylose.
— la plastie trochantéro-iliaque avec greffon tibial,
à Marœu (technique I), sur 2 cas opérés (coxalgies anciennes à grosses lésions destructives) :
— 1 résultat assez saiisfaisant, avec retard d’ankylose d’un an, mais finalement ankylose osseuse solide, chez un enfant de 8 an;
__ 1 résultat médiocre, avec suppuration, ankylose incomplète, chez un enfant de 10 ans.
— à Scaumm : sur 9 cas opérés, 9 résultats satisfaisants, sans détail particulier, sauf pour 2 cas.
— le volet iliaque avec verrouillage trochantérien, à MATHIEU, sur 17 cas opérés (15 enfants, 2 adultes ayant des coxalgies anciennes, avec destructions osseuses généralement marquées), dont 5 trop récents pour permettre d'apprécier l’ankylose obtenue :
— 8 ankyloses complètes osseuses, d’après les données concordantes de la radiographie;
— 4 ankyloses moins certainement osseuses, avec persistance d’une certaine flexibilité de la hanche et, dans un cas, fracture avec résorbtion partielle du greffon;
— ces 12 cas se traduisant par un résultat anatomique et fonctionnel excellent chez 6 opérés, bon chez les 6 autres.
— à Yocurrcx, de Belgrade, pour une pseudarthrose intracotyloïdienne : une ankylose complète chez un enfant de 9 ans.
— à Micez et MUTEL (pour une coxalgie ancienne, avec destruction avancée de la tête). :
— 1 ankylose osseuse chez un adulte de 26 ans, avec excellent résultat fonctionnel.
— à M. Nové-JossERAND, pour une coxalgie grave datant de 2 ans : une ankylose complète 3 mois après l’opération.
Do
— à SoRREL et DELAHAYE, sur 6 cas opérés, dont 3 avec conservation relative des surfaces osseuses et 3 pseudarthroses intracotyloïdiennes (deux de ces derniers sont trop récents pour
, entrer en ligne de compte) : | — 2 ankyloses osseuses complètes: 1 ankylose incomplète, avec amélioration fonctionnelle (pour le premier groupe);
— 1 bonne ankylose (pour le malade du deuxième groupe).
L’ARTHRODÈSE MIXTE donne :
— à AÂALBEE, sur 2 opérés (coxalgies anciennes avec grosses destructions) :
— 2 résultats satisfaisants.
— à FARRELL, sur 6 opérés atteints de vieilles coxalgies avec destruction plus ou moins marquée des surfaces osseuses :
— 5 résultats mauvais, avec résorbtion partielle ou complète du greffon et absence d’ankylose;
— 1 ankylose osseuse en bonne position.
— à SoRREL et DELAHAYE, sur 10 cas opérés, dont : 3 pseudartroses intracotyloïdiennes,
3 pseudarthroses extracotyloïdiennes, 2 hanches réséquées ballantes :
— 3 ankyloses osseuses en bonne position, avec réveil d’un abcès chez les malades du premier groupe; __ 3 ankyloses osseuses dont une seule en posi-
tion un peu défectueuse chez les malades du deuxième groupe;
—— 2 ankyloses complètes, de formation lente, avec persistance dans un cas d’un peu d’adduction, chez les malades du troisième groupe.
— à LERICHE : 1 ankylose complète, avec excellent résultat définitif, malgré suppuration temporaire, chez un adulte de 30 ans.
Le relevé que nous venons de faire des cas opérés et des résultats obtenus par l’arthrodèse de la hanche dans les vieilles coxalgies, nous montre que cette opération a été réalisée un grand nombre de fois, souvent avec succès, chez l'enfant et chez l’adulte, et au moyen de techniques très variées.
Les arthrodèses extra-articulaires sont celles qui semblent à priori avoir donné le maximum de bons résultats avec ankylose osseuse complète, clinique et radiographique.
Parmi celles-ci, les arthrodèses juxta-articulaires sous leurs diverses formes ont assuré des succès plus réguliers et plus constants que les arthrodèses paraarticulaires, en assurant une immobilisation généralement plus rigoureuse de l’articulation, et une meilleure prise du greffon.
Les arthrodèses mixtes ont aussi fourni de beaux succès; mais, créées plus récemment et réalisées moins souvent que les précédentes, elles offrent moins d'éléments de critique pour le moment.
Les arthrodèses intra-articulaires, simples, ou avec
po
enchevillement, sont celles qui apportent le plus faible contingent d’ankyloses complètes osseuses, bien que les simples ankyloses serrées produites aient abouti, dans de nombreux cas, à de bons résultats fonctionnels,
Mais la totalité des observations et des résultats ge nous venons de rappeler ne nous permet malheureusement pas de dresser une statistique d’enser1bic des cas opérés, où nous rechercherions les indications de l’arthrodèse dans les séquelles de la coxalgie, et de son meiïileur mode de réalisation.
L'on ne peut, en effet, toujours comparer Îles divers groupes de malades opérés à Paris, à Berck, à Kiel, à New-York, ou à Lyon; les uns étaient guéris de leur tuberculose et ne présentaient que des troubles de la démarche; les autres avaient gardé un foyer tuberculeux évolutif, avec parfois persistance d’abcès et de fistules; ceux-ci avaient conservé un squelette articulaire peu endommagé, ceux-là avaient une destruction totale de la tête et du col, parfois même une luxation iliaque du fémur : autant de cas tout à fait différents pour lesquels des techniques également différentes s’imposaient; leur résultat
final étant conditionné souvent bien plus par l’état
même de l'articulation opérée et par les éléments dont disposait le chirurgien, que par tel ou tel type d'intervention recherchée à priori.
Nous en venons donc à conclure que l’étude attentive des différents types anatomo-cliniques des vieilles coxalgies sera forcément un facteur important pour nous guider dans le choix de notre intervention.
Il nous permettra de classer systématiquement les diverses variétés de malades qui se présentent à l'opérateur, et de comparer seulement ensuite la valeur respective des résultats obtenus par telle ou telle technique dans telle forme donnée.
L’indication d'intervention ne sera naturellement posée, comme nous le vrrons plus loin, que par Îles troubles fonctionnels mêmes, statiques ou suppuratifs, qu’accuse le malade.
Les formes anatomo-cliniques des vieilles coxalgies sont actuellement bien connues depuis les travaux déjà anciens de LANNELONGUE, OLLIER, les études plus récentes de MÉNARD. Elles sont conditionnées par le mode d'évolution même de cette affection, qui ne guérissant qu’exceptionnellement avec une restauration complète de la fonction articulaire, aboutit dans.ses formes graves à trois éventualités différentes :
soit l’ankylose complète,
soit l’ankylose incomplète avec guérison anatomique des lésions,
soit l’ankylose incomplète avec persistance des lésions; il y a alors prolongation indéfinie des symptômes, avec allure torpide durant 8, 10, 15 ans, pou-
‘vant handicaper les malades toute leur vie.
L'ankylose complète pouvant être considérée comme le meilleur mode de guérison des formes graves, il ne nous restera donc à envisager que les deux derniers groupes, que nous étudierons séparément :
— celui des coxalgies anatomiquement guéries, ne se manifestant que par des troubles statiques,
— celui des coxalgies à guérison imparfaite, qui présentent, en plus des troubles précédents, tous ceux découlant de la persistance ou de la récidive de l’ancien foyer articulaire tuberculeux. |
L'étude clinique et la radiographie permettront de préciser le diagnostic de ces deux formes bien que, à vrai dire, il soit souvent en pratique extrêmement difficile, dans une coxalgie mal guérie, de faire exactement la part de ce qui revient à chacune d'elles.