‹ L'article 47 drame en cinq actes et six tableaux (volume 2)Chapitre 23 sur 60 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

DE RIVES, assis, PAUL COMBES.

PAUL COMBES, à De Rives, dès que la porte s’est refermée, et le rejoignant près de la cheminée devant laquelle " il s’est assis.

Ainsi, ce n'est plus au Cercle que tu passes les nuits.

C'est dans une maison de jeu... Ne nie pas... Ce fou, qui sort d’ici, m’a donné des détails complets ; et, tu es le père d’une grande fille, bonne à marier.

DE RIVES

Ma fille n’est pas en cause ; n’a-t-elle pas auprès d’elle une amie dévoui^, presque une sœur, et ma fatale passion peut-elle la compromettre en quoi que ce soit? Sa fortune .

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même n’est-elle pas en sùre(é, et ne sais-tu pas, du reste, que je suis incapable d’y toucher?

TAUL COMBES.

Je le sais, mais je sais aussi que tes joccupations t’empé- ' chonl de veiller sur ma dlleuie autant qu’il te faudrait, de lui consacrer tous tes soins.

DE RIVES

Tu te trompes, je ne donne que mes nuits au jeu, la plus grande partie de mon temps appartient à Marcelle ; elle est l’objet de ma constante 'sollicitude, et si tu me vois, en ce moment, dans ton cabinet, c’est que la dernière visite que tu m’as faite m’a alarmé, et que je désire avoir avec toi un entretien sérieux.

PAUL COMBES, lui Undaiil la main.

Je te retrouve. Parle...

DE RIVES, se levant et allant au milieu.

Que penses-tu de notre malade?... Ce n’est pas l’ami qui t’interroge, tu voudrais peut-être le ménager; c’est le client, qui a droit à ce que tu lui dises toute la vérité.

PAUL COMBES

Hh bien I la vérité! la voici : La maladie, que j’ai cru autrefois reconnaître chez ta fille, a fait, depuis quelque temps, des progrès qui me surprennent. Je cherche, avec un grand intérêt, les causes qui ont pu détenniner divers symptômes que je remarque chez elle, afin de ne pas être obligé de convenir que je me suis trompé, en niant, jusqu’à ce jour, la transmission de certains germes, l’hérédité de certaines maladies.

DK RIVES.

Comment?... Tu penses?

PAUL COMBES

Je pense simplement que madame De Rives est morte d'une hypertrophie du cœur, et je suis obligé de constater chez sa fillp, des palpitations, de légers crachements do sang qui n’indiquent pas l’hypertrophie d’une façon absolue, mais qui en sont parfois les symptômes.

KO

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