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LES BEAUX-ARTS RÉVÉLATEURS DU DIVIN PRINCIPE DU BEAU

Les beaux-arts sont les dépositaires sacrés et les révélateurs éloquents de Péternel principe du beau ou de toute perfection.

Y a-t-il quelque chose au-dessus du beau ? Oui , il y a son principe.

Les beaux-arts ne produisent pas la perfection , mais ils en révèlent et en manifestent le principe.

L'homme qui est épris de Dieu désire , pour l'étudier, retrouver le principe de sa beauté ou de sa perfection dans les productions de l'esprit humain. Or, ce principe, ce sont les beaux-arts qui le manifestent et le conservent dans leur sein comme dans un sanctuaire.

L'idée et le sentiment beau (lequel comprend toujours le bon) ont été déposés par Dieu dans le cœur des hommes; mais le principe divin de ce beau, c'est dans les beaux-arts que l'homme le recueille et le conserve pur, afin de le révéler à toutes les intelligences, à tous les cœurs.

8 L'ARTISTAIRE , SECTION II.

Au sein des beaux-arts est conservé le feu sacré du beau, les artistes en sont les gardiens , et c'est à ce feu que doit s'allumer leur génie, pour que par leurs productions se révèle et se propage ce même principe divin du beau, source de vertu et de félicité. I Si donc l'homme a en soi le sentiment et l'idée du beau, et si les méditations traditionnelles des esprits les plus excellents de tous les temps ont signalé dans leurs œuvres soit philosophiques seulement, soit artistiques , ce principe comme étant celui de Dieu lui-même , c'est-à-dire V unité , il ne reste plus qu'à développer, qu'à expliquer et rendre accessible à toutes les intelligences par la théorie et par les œuvres, cette condition , ce principe divin, et par conséquent éternel , l'unité.

Un grand privilège honore les beaux-arts , celui de faire converger en un foyer sacré les éternels reflets de la beauté de Dieu.

L'art requiert donc, il exige la beauté , parce que sans cette condition du beau , l'art ne constituerait pas son unité , qui est un enseignement propageant le principe du beau.

Il n'y a rien de plus misérable, de plus blâmable que les lieux communs adroitement exposés , et que les idées insignifiantes et même les trivialités , malgré l'attrait des ornements, dans un art honoré comme étant le révélateur du principe divin de la beauté.

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