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CHAPITRE IV

La perfection suppose l'état de grâce. — Don réciproque de Dieu à l'iiomme et de riionime à Dieu par la charité. — La chanté forme l'essence de la perfection. — Les trois aspects de la charité. — La perfection ne consiste pas dans l'état de grâce ni dans quelques actes rares de la charité ; — mais dans la chanté active, prompte, ardente. — La perfection ne diffère pas de la dévotion telle que la définissent saint François de Sales et saint Thomas d'Aquin. — La part des vertus différentes de la charité dans l'œuvre de la perfection. — Admirable loi de la Providence qui mène les êtres à la perfection par l'amour.

I. — Dieu se donnant. à l'àme, et l'àme se donnant à Dieu, Jà est tout le secret de notrejerfection. Celte union n'est pas naturelle, c'est-cà-dire ne s'accomplit pas par le seul effort et dans les proportions de la nature. En créant l'homme, la bonté divine l'éleva à un état surnaturel. Par le péché, il est déchu de cet état, et il ne peut retrouver Dieu qu'en recouvrant la grâce.

La perfection qui ramène Dieu dans l'âme suppose donji yétat de grâce.

II. — De la part de l'homme, le retour et le don de soi-même à Dieu s'opèrent par la volonté. Celte faculté maîtresse, en s'offrant, livre et immole tout avec elle. Voici comment saint François de Sales exprime celle souverainelé de la volonté sur toutes les autres puissances.

<r Dieu donc, voulant rendre toutes choses bonnes et J\

belles, a réduit la multitude et distinction d'icglks'en une ^ -.jg[^ parfaite unité, et, pour ainsi dire, il les a toutes rangées à la monarchie, faysant que toutes choses s'entretiennent les unes aux autres, et toutes à lui qui est le souverain monarque... Ainsi, Theotime, parmy l'innumerable multitude et variété d'actions, mouvemens, sentimens, inclinations, habitudes, passions, facultés et puissances, qui sont en l'homme. Dieu a establi une naturelle monarchie sur la volonté, qui commande et domine en ce petit monde, et semble que Dieu ayt dit à la volonté ce que Pharao dit à Joseph : « Tu seras sur ma mayson ; tout le peuple obéira du commandement de ta bouche; sans ton commandement nul ne remuera*. y>

La perfection pour l'homme consiste donc à être par la volonté tout à Dieu, qui est sa fin. Dieu se donne à son tour, mais il ne saurait se donner infiniment à la créature, essentiellement bornée. Il a beau ajouter par la grâce à la capacité native de l'âme et accroître à chaque nouveau degré de sa grâce cette dilatation, il ne peut égaler l'homme à lui-même, le rendre infini. L'homme se livre tel qu'il est et que Dieu le fait; Dieu se hvre dans des proporfions croissantes, mais nécessairement hmitées et finies comme l'homme môme.

III. — Ce don mutuel de Dieu à l'âme et de l'âme à Dieu constitue la charité, et puisque la perfection s'opère par cette rencontre et cette union, il s'ensuit que la charité forme l'essence même de la perfection.

Tel est le sentiment des docteurs et des maîtres de la vie spirituelle. « Toute la perfection de la vie chréfienne, selon saint Thomas d'Aquin% repose sur la charité. Un

1 Traité de l'amour de Dieu, \. 1, c. 1, Vives, p. 321.

2 Sum. 2.2, q. 184, a. 1 : Omnis chnstianae vitae perfectio secundum charitatem attendenda est. Dicendum quod unumquodque dicitur esse perlectiun

être est parfait en tant qu'il atteint sa fin, qui est la suprême perfection des choses; or la charité nous unit à Dieu, fin dernière de l'âme humaine. »

Les théologiens ont communément reproduit ce sentiment de UAnge de l'école . ainsi que l'atteste Suarez^ Les saints Pères ont transmis cet enseignement aux docteurs scolastiques, et eux-mêmes l'ont puisé dans l'Ecriture. Selon saint Jean l'Evangéliste, Dieu est charitë, et qui demeure dans la charité demeure en Dieu, et Dieu en lui"-. Saint Paul fait consister la plénitude de la loi , qui réalise évidemment la perfection, dans la charité^; et voilà pourquoi il exhortait les fidèles à avoir la charité, parce qu'elle est le lien même de la perfection*.

IV. — La charité forme donc l'essence de la perfection; mais, pour dégager entièrement la notion de la perfection, il faut distinguer dans la charité qui nous fait être à Dieu trois aspects : le fait môme de cette union, les actes qui en résultent, et la disposition habituelle à les exercer.

Quiconque possède la grâce sanctifiante a la charité'i substantielle, et se trouve par conséquent uni à Dieu pari l'amour. Sous l'action de cette grâce, il peut faire des! actes de charité ; mais la disposition à produire ces actes est plus ou moins active, plus ou moins constante et généreuse.

înquantum attingit proprium finem, qui est ultima rei perfeclio. Charitas

aulem est quae unit nos Deo, qui est ultimus finis humanae mentis... Et

ideo secundum charitatem attenditur peifoctio cliristianae vitœ. 1 De Statu relig. 1. 1, c. 3, n. 4 : Theologi conimunitpr cum D. Tlioma,

2.2, q. 184, perfectionem vitae christianae in solius cliaritatis perfectione

constituuut.

^ 2 / Joann. iv, 16 : Deus charitas est, et qui manet in charitale, in Deo Apaanet, et Deus in eo.

/V,^ /?o??z. XIII, 10: PIcnitudo ergo legis est dilectio.

* Coloss. III, 14 : Super omnia autem liaec, charitatem habete, quod est

yinculum peifcctionis, * ~

La perfection suppose les deux premiers aspects, mais elle ne se caractérise que dans le troisième.

V. — Le simple état de i^ràcc n'est pas la perfection. Il est des âmes, hélas! en trop grand nombre, qui ont la grâce sanctifiante, et par conséquent la charité substantielle, et néanmoins sont très imparfaites, ne font rien pour la perfection , souvent môme déclinent en sens contraire par la paresse et la tiédeur spirituelle où elles vivent. Pour être en état de grâce, il suffit de n'avoir pas de péché mortel. Et l'on ne perd point cette grâce essentielle parce qu'on ne morlifiera pas ses passions, qu'on n'évitera pas les péchés véniels de propos délibéré, ou qu'on ne fera pas fréquemment des efforts de vertu; cependant cette imraortification des passions, cette habitude du péché véniel et cette torpeur de Fàmc sont, de l'aveu de tous, la négation de la perfection.

Bien plus, avec une intensité de charité supérieure à celle d'un autre qui travajllj^jiçtivement^^a perfection , on peutnj3tre pas dans les strictes exigences de la perfection ou se trouver dans des conditions inférieures'. Ainsi

1 ScAREz, de Statu relig. 1. 1, c. 4, n. 10 et 11 : Contingere potest ut aliquis habcat liabitus graliae et charitatis valde inteusos, et non habeat morlifîcatas passiones, nec aclus heroicos vel perfectos virtutis fréquenter vel ordinarie faciat, saepiusque venialiter peccet Huuc autem nemo dicet esse perfectum vel perfeclionem charitatis assecutum. E contrario fieri potest ut aliquis habeat charitatem minus intensam, modéra tos habeat affectus, ita ut facile et ordinarie venialia ntet peccata et constanter virtutem operetur, ac proindc in statu perfcctorum sit. Ergo haec perfeclio a qua niminim homincs vocantur pcrfecti, non habitus intentionem, sed aliam condilioncmseudispositioncm postulat, quae ex aliis qualitatibus consurgit, quamvis intensio ad illam juvare possit.

Antecedens quoad priorem partem facile ostenditur in multis personis rêvera timoratis quoad cavenda peccata mortalia; unde longo tempore in gratia vivunt et communia opéra virtutis, ut eleemosynse, orationis, jojunii et similia faciunt, et fréquenter sacramenta recipiuntvel etiam quolidje célébrant; et nihilominus, sine gravi Dei offonsione, deliciose vivunt, libère loquuntur, vel otiose, vel impatienter, vel cum similibus delectibus operautur, ac denique quoad opéra supererogationis imperfecto modo vivunt. In his ergo possent habitus gratia et charitatis esse valde inteusi,

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flin piètre qui célèbre tous les jours les saints mystères et reçoit conséquemment une augmentation considérable de grâce sanctifiante, mais accomplit ces actes avec peu de ferveur, sera dans un état de charité intérieure plus élevé que ne l'est un simple fidèle qui communie rarement, mais tend avec plus de diligence à devenir parfait. L'un ^est plus riche en grâce, et l'autre en perfection.

Il ne suffit pas non pJus pûliiL-ConstUiier la perfection. que la charité intérieure produise quelques bons mouvements. Les âmes qui ont la grâce sanctifiante et ne font que de loin en loin des actes surnaturels ne sont pas considérées comme parfaites. La disposition de la volonté à agir par amour peut être plus ou moins vive : lente et paresseuse, elle empêche plutôt qu'elle ne réalise la per-

YL — Quand cette disposition est active, prompte, ardente, alors seulement la charité qui l'opère est parfaite.

Ainsi la perfection suppose la grâce et la charité intérieure, mais cela ne suffit pas. Il ne suffit même pas que la grâce produise quelques actes, comme des fruits rares sur une tige stérile. Quand la charité est telle que, non seulement elle tient l'âme unie à Dieu^ mais qu'elle la porte vers Dieu ardemment, promptement, fréquemment, alors seulement pIIr produit la perfection. Z' Agir pour Dieu avec ardeur, empressement et fréquence; l^pjh^< l'amour, un amour prompt, éclatant en actes répétés : I \voilà la notion précise et caractéristique de la perfection.

Suarez, aussi grand maître dans la vie spirituelle qu'il

vel ex diutumitate temporis cum aliquiius bonis ac meritoriis opcrLbus, vel etiam et maxime ex opère operato propter frequentem et diuturnum usum sacramentorum. Et nihilominus perfectioni non student; unde nec perfecti sunt. Ergo sola graliae intensio non sufficit.

E contrario vero alius , breviori tempore et sine tanto usu sacramentorum, majori tamen diligentia,potest passiones moderari, et vitare frequeutiam venialium, etc.

l'est dans la théologie scolastique, après avoir écarté toutes les autres notions, ramène la perfection à cette disposition habituelle d'agir promptement et d'écarter tous les obstacles qui retardent l'élan de l'âme vers Dieu'.

-VII. — Ainsi entendue, la perfection chrétienne ne diffère pas de la dévotion telle que la définit saint François de Sales: « La vraye et vivante dévotion, ô Philothée, présuppose l'amour de Dieu : ams elle n'est autre chose qu'un vrav amour de Dieu, mais non pas toutefois un amour lel quel : car en tant que l'amour divin embellit nostre ame, il^s'appelle grâce, nous rendant agréables à sa divine majesté; en tant qu'il nous donne la force de bien faire, il s'appelle charité: mais quand il est parvenu jusques au degré de perfection auquel il ne nous fait pas seulement bien faire, mais nous fait opérer soigneusement, fréquemment et promptement, alors il s'app>^Ile dévotion. Les autruches ne volent jamais, les poules volent pesamment, toutefois bassement et rarement; les aigles, les colombes, les arondelles volent souvent, vistement et hautement : ainsi les pécheurs ne volent point en Dieu, ains font toutes leurs courses en la terre et pour la terre. Les gens de bien qui n'ont pas encore atteint la dévotion volent en Dieu par leurs bonnes actions, mais rarement, lentement et pesamment; les personnes dévotes volent en Dieu fréquemment, promptement et hautement. Bref, la dévotion n'est autre chose qu'une agilité et vivacité spirituelle par le moyen de laquelle la charité fait ses actions en nous, ou nous par elle, promptement et affectionnement... Enfin la charité et la dévotion ne sont non plus diUerentes l'une jie Fautre

que la llamme l'est du feu, d'autant que la charité estant

1 De Statu relig. 1. 1 , c. 4 , n. 5 : Vera sententia : Consistil fperfectio) in babitu, non absolute, sed ita disposito ut prompte et sine impedimealo, ex parte subiecti. actus clicere et imppi-nrfi valpnt, etc.

» Introd. à la vie dev., V» p., c. 1.

un feu spirituel, quand elle est fort enflammée, elle s'appelle dévotion ; si que la dévotion n'adjouste rien au feu de la charité, sinon la flamme qui rend la charité prompte, active et diligente, non seulement à l'observation des commandemens de Dieu , mais à l'exercice des conseils et inspirations célestes, d

Cette notion n'est pas propre à saint François de Sales. Selon saint Thomas', la dévotion se rattache à la vertu de religion, qui nous fait rendre à Dieu l'hommage qui lui est dû, et elle ajoute à l'exercice du culte que nous donnons à Dieu l'empressement et la joie.

Il est facile de voir que la perfection telle que nous l'avons définie et la dévotion telle que la décrit saint François de Sales, ajoutent à la charité qui nous porte à Dieu rcmpressement et la joie, et que nous pouvons dire de la perfection ce que cet aimable saint disait de la dévotion : a Croyez-moi, chère Philothée, la dévotion est la douceur des douceurs, et la reyne des vertus, c'est la perfection de la charité. Si la charité est un laict, la dévotion i/ en est la cresme ; si elle est une plante, la dévotion en est la fleur; si elle est une pierre précieuse, la dévotion en est l'esclat; si elle est un bausme précieux, la dévotion en est l'odeur, et l'odeur de suavité qui conforte les hommes et resjouit les anges ^ d

Tlll. — C'est ici le lieu de se demander quelle part ont dans l'œuvre de la perfection les vertus différentes de la chanté.

Pour répondre à cette question, il convient de rappeler que la charité est comme l'âme, la vie, et, ainsi que s'exprime l'Ecole, la forme de toutes les vertus^, que sans

\r 1 Sum. 2.2, q. 82, a. 1 : Devotio nihil aliud esse ■\idetur quam voluntas •xjuœdam prompte tradendi se ad ea quae pertinent ad Dei famulatum.

* Introd., fe p., c. 2, ad fin. ^(

* S. Thomas, Sum. 2.2, q. 23, a. 8 : Qliaïitas omnium virtutum forma

elle il n'y a point de vraie et solide vertu'; bienplus^que la charité emporte avec elle les autres vertus^.,.et que toutes convergent vers elle comme les rnoyens vers la fin.

Il suit de là que les vertus autres que la charité concourent à la perfection comme elles concourent à la charité, et qu'elles sont aussi nécessaires à la perfection qu'elles le sont à la charité. Mais comme la charité représente la fin, et les autres vertus les moyens pour atteindre cette fin où gît la perfection, la chanté est le principal de la perfection, et les autres vertus ne lui appartiennent qu'en tant qu'elles travaillent k l'œuvre de la charité^; ce sont des instruments qui aident l'àme à devenir parfaite. C'est par l'effort des vertus morales qu'elle écarte les obstacles qui contrarient ou retardent la charité et par conséquent la perfection, et qu'elle multiplie les actes qui développent la charité et accroissent la perfection*.

est, cum per ipsam omnium virtutum actus ad debitum et ultimum fincm ordinentur.'

1 S. TnoMAs, a. 7 : Cum per charitatem homo in ullimum finemdirigalur, nulla potest absque illa simplicitcr vera virtus esse.

2 W. 1. 2, q. 6o, a. 3 : Manifestum est quod charitas, inquantum ordinal hominera ad flnem ultimum, est prineipium bonorum operum qua? in finom ultimum ordinari possunt. Unde oportet qijod çum charitate simul infnndantur omnes virtutes morales guibus homo perficit singula gênera bonorum operum^

3 Id. 2.2, q. 184, a. 1, ad 2 : Et ideo secundum charitatem attenditur simpliciter perfectio vitae christianae, sed secundum alias virtutes secundum quid. Et quia id quod est simpliciter est principalissimum et maximum respectu aliorum, inde est quod perfectio cliaritatis est principalissima respecta perfeetionis quae attenditur secundum alias virtutes.

^ SuAREz, de Stat. relig. 1. 1 , c. 3, n. 17 : Quae quidem instrumenta in principio requiruntur ad removenda impedimenta perfeetionis, qualia sunt sollicitudo rerum temporalium et omnes affectiones inoidinatae, quarum moderatio necessaria est ad perfectionem cliaritatis... Post acquisitam vero perfectionem charitatis, aliae eliam virtutes perfectae necessariae sunt perse et propter honestatem suorum actuura. Quia vero non perfecte operantur nisi ex molione charitatis, ideo dici possunt requiri ut instrumenta ipsius charitatis, vel proprius ut facultates proximfe qu^bus ipsa charitas utitur ad perfectos illarum actus exercendos, quibus et ipsa augetur, magisque ac magis perflcitur, et interdum etiam conservatur, etc.

ff La charité est doncques le lien de la perfection, dironsnous avec saint François de Sales ^ puisqu'en elle et par elle sont contenues et assemblées toutes les perfections de l'ame , et que sans elle , non seulement elle ne sauroit avoir l'assemblage entier des vertus, mais on ne peut mesme sans elle avoir la perfection d'aucune vertu. Sans le ciment et mortier qui lie les pierres et murailles, tout l'édifice se dissout; sans les nerfs, muscles et tendons, tout le corps se seroit defaict ; et sans la charité, les vertus ng peuvent s'entretenir les unes aux autres. »

IX. — Admirable loi de la Providence, qui consomme dans l'amour l'achèvement de l'être et sa béatitude ! Pour devenir parfait, et tout rendre parfait, il suffit d'aimer, et l'on prélude ici-bas à l'éternelle vie.

Ecoutons encore saint François de Sales ^ :

« L'homme est la perfection de l'univers, l'esprit est la perfection de l'homme, l'amour celle de l'esprit, et la charité celle de l'amour. C'est pourquoy l'amour de Dieu est la fin, la perfection et l'excellence de Fûnivers. En cela, Theotime , consiste la grandeur et primauté du commandement de l'amour divin, que le Sauveur nomme le premier et le très grand commandement. Ce commandement est comme un soleil qui donne le lustre et la dignité à toutes les loix sacrées, à toutes les ordonnances divines et à toutes les Ecritures. Tout est faict pour ce céleste amour, et tout se rapporte à iceluy. De l'arbre sacré de ce commandement dépendent tous les conseils, exhortations, inspirations, et les autres commandemens, comme ses fleurs; et la vie éternelle comme son fruict : et tout ce qui ne tend point à l'amour éternel tend à la mort éternelle. Grand commandement duquel la parfaite practique dure en la vie éternelle, ains n'est autre chose que la vie éternelle, j»

1 Traité de l'amour de Dieu, 1. 11, c. 9.

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