‹ L'ascétique chrétienneChapitre 47 sur 100 · VI. — Comment peut-on remédier aux distractions · texte numérisé non relu

VI. — Comment peut-on remédier aux distractions

II ne s'agit évidemment que de celles qui sont involontaires ; pour les autres , il n'ya j)as d'autre ressource^^ue djjiejp^^es TOulo[r.

Les remèdes contre les distractions involontaires sont immédiats ou préventifs, selon que l'on considère ces divagations dans l'acte^jnêine de la prière ou dans les spurcjS d'où elles procèdent.

L Au moment de la prière, on combat les distractions en ' ramenant son esprit et son coeur à cet exercice dès que l'on s'apergoit de la pensée^rangère.

Pour retirer l'esprit efficacement et le replacer sur son objet, trois choses sont à observer. La première est de / s'humilier intérieurement , parjjnsim^lej^egai;^^ ,

de la fragilité avec laquelle notre esprit s'échappe de devant sa présence. La^ seconde est^de ne point se fâcher nïyf^ ^' s'inquiéter : ces agitations, en remuant le fond de l'âme, en feraient sortir des flots de distractions nouvelles; le calme est de beaucoup préférable à toute impatience. La troisième est de ne point discuter avant la fin de la prière 3 la distrjctiog dans laqïïélIeTôn^e^Siirprend , pour savoir comment ellejest a p£arue. d'où elle a surgi, si l'on y a consenti. Ce serait prolonger la distraction et, dans la

même mesure, l'accepter; ce serait surtout ouvrir une source de divagations nouvelles. En vertu de l'association des idées, une pensée en amène une autre, et il est souvent aussi malaisé d'en remonter le cours qu'il est facile t^ de le poursuivre au gré du caprice.

L'examen qu'on ne pourrait aborder dans le cours de la prière , sans l'interrompre , sçJbrajitilement quand elle -t^z^ sera finie. Il convient alors de rechercher la source jles djstrad[ons qui ont détourné l'attention de l'esprit, et d'en prévenir le retour par la suppression des causes et des occasions quj^épendent de la volonté.

^ Les remèdes préventifs consistent à protég£iLSon espri t et son cœur contre les causes de divagati on, à contenir par conséquent la mobilité de la pensée parle travail et le recueillenienX, et à^rompre les attaches sensibles au moyen d'une constante mortification.

Deux précautions sont particulièrement nécessaires ; j avant la prière, il faut prendre garde de se livrer à la dissipation intérieure ou extérieure;^, au moment de îa prièr e , on doit se retirer du contact des créatures, soit en s'isolant entièrement, soit en fermant les yeux et les oreilles.

Il est bon en commençant la prière, de demandera Dieu, expressément ou par un simple mouvement de cœur, la grâce de la bien faire et de prévenir toute distraction. Cette précaution est la principale que l'on puisse employer contre les obsessions du malin esprit'.

Ce que nous allons dire des sécheresses au chapitre suivant complétera les éclaircissements et la conduite à tenir relativement aux distractions.

» Cf. Glilloré, Conf. spir., I. 2, c. 3, ch. 1, § 2, et ch. 2, • . ,

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