‹ L'ascétique chrétienneChapitre 62 sur 100 · MOYENS EXTÉRIEURS · texte numérisé non relu

MOYENS EXTÉRIEURS

PREMIER MOYEN : LA DIRECTION

1° NÉCESSITÉ d'un DIRECTEUR

Énumération des moyens extérieurs. — Le premier est la direction spiri tuelle : le directeur et le confesseur. — Divers points de vue à examiner sur la question de la direction. — La nécessité du directeur tirée de la pratique universelle, — proclamée par les saints Docteurs, — sanctionnée par l'Église, — basée sur la nature de l'Église, qui procède par voie d'autorité, — et sur notre impuissance à nous conduire nous-mêmes. — Le manque de directeurs est cause que beaucoup d'âmes se perdent. — Cependant Dieu ne manque jamais à la bonne volonté.

I. — Les moyens extérieurs dont nous avons à parler comprennent toutes les ressources que l'on rencontre hors de soi pour s'avancer dans la perfection.

Au premier rang parmi les conditions et les secours qui nous viennent du dehors, se place la direction spirituelle. Avant de se mettre en route, Tobie cherche un guide; ainsi doit faire l'âme désireuse d'arriver à la perfection.

Après avoir choisi un guide, il importe de régler sur ses conseils l'ensemble de la vie , et particulièrement les exercices pieux, les austérités et les rapports avec la société.

3o2 MOYENS EXTÉRIEURS DE PERFECTION

Les livres offrent une autre sorte d'influences, qui peuvent être pour la perfection d'un grand secours ou d'un grand péril.

La vertu véritablement efficace pour élever l'âme à la perfection et la soutenir dans cet effort vient de la grâce divine, dont les sacrements sont comme les canaux extérieurs. Mais parmi ces sources de vie il en est deux qui^ plus continues et plus appropriées aussi à l'œuvre de la perfection , en deviennent les pourvoyeuses ordinaires , à savoir la Pénitence et l'Eucharistie.

Enfin il ne faut pas oublier la Bienheureuse Yierge et les saints , qui sont nos aides dans notre voyage vers le CieL

Nous pouvons donc ramener les moyens extérieurs de perfection aux suivants : la direction, un règlement de vie, les austérités, les rapports de société, les lectures, les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, la dévotion à la très sainte Yierge et aux saints.

IL — Parlons d'abord de la direction spirituelle.

Le directeur et le confesseur se confondent souvent; l'un cependant n'est pas l'autre.

Le confesseur entend l'aveu des fautes commises, les apprécie, et prononce un jugement d'absolution s'il juge les dispositions du pénitent suffisantes.

Le directeur connaît, non seulement les fautes, mais les habitudes, les aptitudes, les tentations, les attraits; et son rôle principal est de conseiller, de diriger dans les voies de la perfection, signalant les écueils, reconnaissant et contrôlant les appels intérieurs de la grâce, proportionnant les efforts aux forces et aux dispositions, en un mot, servant de guide, de conseil et d'excitateur. On le voit, la direction suppose tous les éléments de la conicssion, tandis que la confession par elle-même n'embrasse que les péchés dont on fait l'aveu.

Sous le rapport de la discrétion et du secret, il n'y a pas

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