‹ L'Asepsie IntestinaleChapitre 15 sur 30 · IR QE · texte numérisé non relu

IR QE

Cependant dès 1878 M. Richet s'élevait déjà contre « le soi-disant pouvoir antiseptique et antiputride du suc

gastrique »

C’est qu’en effet, 1l n'existe qu’une très faible quantité d'acide chlorhydrique libre dans le suc gastrique ; la plus grande partie est à l’état de chlorhydrates organiques. Il faut admettre avec MM. Hayem et Winter que l'acide chlorhydrique, produit de la sécrétion chlorurée de l’estomac, se fixe aussitôt sa naissance sur les substances azotées de telle sorte que l'acide chlorhydrique libre ne représente en somme qu'un résidu non utilisé. Ces auteurs ont examiné l’acidité du contenu stomacal de l’homme après l’administration du repas d’épreuve

d'Ewald et sont arrivés à ces chiffres :

Acidité totale (chlorhydrates organiques et Hcl libre) — 0,189 0/0. | 1

Acide chlory dique libre (quantité maxima) — 0,044 0/0.

Si l’on se reporte aux résultats cités quelques lignes plus haut on voit donc que la proportion 0,044 0/0 est insuffisante pour donner au suc gastrique le moindre | | pouvoir antiseptique. Il en est de même de la quantité . 0,189 0/0 inférieure au chiffre nécessaire ainsi que le dé- | de montrent ces nouvelles constatations de M. Gilbert sur l’action microbicide de l'acide chlorhydrique combiné aux matières organiques du bo:illon :

« Le bouillon dont l'acidité est re au = de l'acide chlorhydrique jusqu'à 0,209 0/0 permet un développement rapide et abondant du bacille d'Escherich.…

Page 1