OUI
Grancher, Blot, Baginsky, Saint-Philippe, Thiercelin, Marfan, Thoizon et enfin la thèse récente de M. Wattu, Tous ces auteurs sont d'accord pour supprimer le lait, même maternel, aux enfants atteints d'infections digestives aiquës. |
Cest qu’en effet dans les gastro-entérites de l’enfance le lait mal digéré laisse de nombreux déchets favorables aux pullulations microbiennes et ne remplit plus son rôle aseptisant.
La diète hydrique, au contraire, ne donne aucun aliment aux microbes et en réduit immédiatement le nombre. M. Charrin a mesuré la toxicité des urines des animaux soumis à la diète et l’a toujours vue diminuer. Il a. dressé un tableau comparatif des effets produits par les différents régimes, nous le reproduisons ici :
Toxicité urinaire
g 08 Su SE a © LE 5 5e 5 à 8 E Nombre de kilos ® 8 BE£ 52 Sy que pourrait tuer 82 Régime T8! Densité | 5% © 22% la totalité des urines 85 alimentaire 12 Fa 2 Es Tgxé émise en 24 heures A = © = Le ‘ : É , 1 EX BB Ses dou pe FIGE d'ani SES SE. 082 :
OS © O0 ZA Lapin [Régime végétal 6icmc] 1016 |0,526 Re 4 kilg. 184 » HA 1acté 1.452 1008 |1,03 |96 Lars ; 756 >» Inânition er jour 52 1019 109 34 4; 109 » » 2 » 50 1019. 114,3 30 4 681 » » 3 » 78 1018 |1,3 51 1 283 Cobaye [Régime végétal 163 1013 12,16 |28 5, 663 >» mp lactée 190 4009 1 78 4 649 » Inanition1*:jour, 46 1024 [0,7 217,5 he 706 » » Do 5 | 25 1022 |0,8 16,94 1 694 » » LES OR 1021 (0,63 |15 1; 500
C’est surtout la dernière colonne qui pour nous est importante; elle nous prouve bien que la toxicité urinaire est diminuée malgré la condensation de l’urine et sa réduc-
tion, dans expérience sur le cobaye, a près de 1/8 du
mé Of au volume normal. Chez le chien, le résultat a été semblable; MM. Charrin et Roger ont montré que 1 kilog. de cet animal élimine de quoi tuer 1 kil. 700 le 1* jour de Pinanition, 4 kilog. 600 le 2e jour, 1 kilog. 300 à 1 kilog. 300 le g+ jour.
La diète hydrique n’agit pas seulement contre les germes de Pintestin en les traitant par la famine. Par l’apport du liquide qu’elle fournit à l'organisme épuisé, elle relève la tension vasculaire et, augmentant ainsi la diapédèse des globules blancs au travers des parois digestives, excite la phagocytose.
En même temps que la pression sanguine, la diurèse augmente et permet l'élimination des toxines déjà diluées. Il n’est pas jusqu'aux fonctions de la peau qui ne concou-
rent par leur rétablissement à la désintoxication du ma-
lade.
L'enfant supporte très bien la diète hydrique. Elle doit être maintenue chez lui selon les circonstances 24, 36 ou 48 heures. L’eau doit être bouillie, elle doit être donnée fraiche, pas trop froide pour ne pas troubler le repos du tube digestif en excitant ses contractions. La quantité, d’après M. Marfan, « doit remplacer la quantité de lait que l’on ne donne pas ». L'enfant manifeste une soif vive et lon doit lui donner quelques gorgées d’eau chaque fois qu’il en manifeste le désir. Pour être utile la médication doit être rigoureuse et le moindre écart détruit le résultat acquis. | et
L'alimentation sera reprise au bout du temps déjà indiqué et avec ménagements; on ne donnera dans les premiers jours que des quantités de lait inférieures à la normale.
En fait la diète hydrique est un puissant moyen d'asepsie et les services qu’elle a rendus sont merveilleux, Tel petit malade dont l’entérite résistait aux meilleurs antiseptiques, qui s’anémiait, s’étiolait, voit sa diarrhée cesser brusquement, ses douleurs disparaître et la quérison survenir sous l'influence de cette simple médication.
Nous avons fini l'étude des divers moyens de l’asepsie intestinale ; il ne nous reste plus qu’à en faire l’application clinique. Dans un de nos premiers chapitres nous avons vu les effets généraux produits sur l’organisme par les toxines microbiennes ; il nous faut maintenant passer du général au particulier, en un mot : étudier l’asepsie
intestinale dans la thérapeutique des maladies,