‹ L'asile du Bon-Pasteur de Québec [microforme]Chapitre 25 sur 93 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

Rapide accroissement. — Lettre pastorale de Mgr Turgeon. en faveur du Bon-Pasteur. — Construction du couvent. — L'Institut reconnu civilement, — Mgr Baillargeon retouche et explique les Règles et Constitut'ons. — Lettre pastorale qui érige le Bon-Pasteur en cc:poration religieuse. — La solennité du 2 février, — Lettre du P. Saché à la communauté, aux pénit-ntes. — Election du premier

conseil.

Deux ans ne s'étaient pas écoulés depuis l’établissement de l’Asile au faubourg Saint-Louis, que déjà on avait prévu la nécessité de bâtir un logement plus vaste, La maison de Saint-Vincent de Paul était encombrée, et presque chaque semaine on avait le regret d’en refuser l’entrée à quelques pauvres pécheresses désireuses de revenir au bien, Les amis de linstitution — et leur nombre augmentait avec une étonnante rapidité — pressaient les Directrices de se mettre à l’œuvre et

promettaient leur concours, L’archevêque de Québec

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particulièrement en entretenait la communauté chaque fois qu’il venait, soit pour donner la messe, soit pour quelque visite, La Mère Fondatrice alla un jour au-devant des désirs du prélat en le priant de faire appel à la charité des fidèles du diocèse. L’archevêque n’attendait que cette invitation; et le 12 février 1852, il publia la magnifique lettre pastorale qu’on va lire : “Nous lisons dans l'Evangile, Nos Très Chers Frères, que les publicains et les pécheurs s’approchaient de Jésus pour l'écouter, et que les scribes et les pharisiens, scandalisés de la facilité avec laquelle il les accueillait auprès de lui, en témoignaient leur mécontentement par des murmures, et disaient : “ Cet homme recoit les pécheurs et mange avec eux”. Nous y lisons aussi que Jésus, voulant faire voir à ces hommes hypocrites leur i1anque de charité, leur dit la parabole suivante : “Quel est celui d’entre vous qui, ayant cent brebis et venant à en perdre une, ne laisse les quatrevingt-dix-neuf autres dans le désert, et ne va à la recherche de celle qu’il a perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve, Et l'ayant trouvée, il la charge avec bonheur sur ses épaules, et venant à la maison, il appelle ses amis et ses voisins et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue, Et moi je dis qu’il y a plus de joie dans le ciel pour un pécheur qui fait pénitence que pour quatre-vingt-dix-

neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence ?.

“ Jésus, le Sauveur du monde, pouvait-il se peindre lui-même sous une image plus aimable et plus gracieuse ? Pouvait-il nous donner une idée plus touchante de son immense charité? Pouvait-il mieux nous faire comprendre le prix des âmes et l’ardent désir qu’il a de les sauver toutes ? Quel est celui qui oserait murmurer encore avec les scribes et les pharisiens? Quel est celui, au contraire, qui ne se trouverait heureux de participer à l’inépuisable charité du bon Pasteur, et de l’accompagner à la recherche de la brebis infidèle ?

Mais quelle est cette brebis infortunée ? Hélas! chacun de nous, N.T, C. F., ne peut-il pas dire avec autant de vérité que le saint roi David: “ J'ai erré comme une brebis qui s’est perdue”. Ærravi sicut ovis quæ periit (Ps. CXVTIILI. 176). Plusieurs, sans doute, doivent ajouter avec reconnaissance : “ Et vers m'avez retiré du fond des abîmes ”., Æt de abyssis terræ iterum reduæisti me (Ps. LXX. 20); et encore: “ C’est le Seigneur qui me conduit, rien ne pourra me manquer : I m'a établi dans un lieu abondant de pâturages ”, Dominus regit me, et nihit mihi deerit : in loco pascuæ ibi me collocavit (Ps. XXII. 1 2). Ils sont rentrés dans la bergerie: ils sont heureux, Mais combien qui errent encore dans les déserts arides du vice et de l'erreur? Qui ne serait touché de leur triste sort, et qui ne voudrait seconder les désirs et les efforts du

bon Pasteur pour les ramener au bercail ?

“ Or, il est dans nos villes une classe de brebis égarées qui doivent surtout exciter notre compassion et notre zèle, parce qu’elles sont plus éloignées, plus perdues que toutes les autres. Entièrement séparées du troupeau fidèle, elles se sont précipitées au fond de l’abîme, Leur nom est une injure et un scandale, leur état, un crime et un opprobre. Dévouées, corps et âmes, au plus abominable des démons, elles en sont devenues les viles esclaves: elles ont oublié et le Dieu qui les a créées et le Sauveur qui est mort pour elles sur la croix; et rien ne leur en rappelle le souvenir, car elles fuient l'assemblée des saints et ne savent plus

prier. Sont-elles donc perdues sans ressources ; n’y

a-t-il plus d'espérance pour elles? Gardons-nous de le dire ou de le penser, N. T. C. F.; nous poserions des bornes à la charité infinie de notre Dieu; nous oublierions que si le bon Pasteur aime toutes ses brebis, il montre une prédilection marquée pour les plus délaissées ; nous oublierions que c’est pour elles qu’il laisse le reste de son troupeau chéri, et qu’il fran-

chit les montagnes et les vallées ; nous oublierions qu’il

peut par la pénitence rajeunir les cœurs flétris par le vice, et de ces vaisseaux d’ignominie faire des vases d'élection; nous oublierions enfin l’histoire de sainte Marie-Madeleine dont la conversion fut si éclatante.

Mais grâces immortelles soient rendues au Dieu de

toute miséricorde, cette pécheresse n’a pas été la seule que la pénitence ait sanctifiée.

“ Nous en avons l'expérience ; tous les jours encore, la grâce, qui poursuit les rccheurs les plus rebelles, pénètre dans ces maisons infâmes, où le démon se flatte de régner seul, et y fait naître le remords et le repentir. Beaucoup, il est vrai, résistent et s’endurcissent davantage; mais il s’en rencontre qui, comme le prodigue, reconnaissent avec effroi l’abîme où elles sont descendues ; elles rougissent de leur état, lèvent les yeux vers le ciel et se disent: ‘Je me lèverai et j'irai vers mon Père”. Mais comment rompre les ïiens qui les enchaînent; comment franchir l’espace immense qui les sépare des vrais enfants de Dieu ? Devenues la honte de leur propre famille, elles se sentent repoussées par tout ce qui est bon et honnête ; d’ailleurs il faut vivre, et le plus souvent elles n’ont gagné que la misère au service du tyran à qui elles ont tout sacrifié, Le crime, la honte et la pauvreté se dressent devant elles comme autant de barrières infranchissables. Oh! si elles pouvaient se cacher dans quelque refuge pour y pleurer leurs péchés! Mais où le trouveront-elles ? .. la charité du bon Pasteur y a pourvu.

“ Dans la plupart des villes catholiques de l'Ancien Monde, des asiles sont ouverts à la pénitence et produisent des fruits admirables, L'Institut connu sous le

nom de Bon-Pasteur abrite plus de quatre mille de ces

infortunées, et il n’est pas le seul qui se consacre à cette œuvre, Combien d’autres trouvent le chemin du ciel dans les maisons de la Miséricorde ou du Refuge ? … “ Le Dieu de toute bonté veut que notre ville ait aussi son Asile ouvert aux âmes que la grâce va chercher dans l’abîime de la perdition. Jéjà il a travaillé dans le silence; déjà il a inspiré à l’admirable Société de Saint-Vincent de Paul la pensée de prendre l’initiative, et cette pieuse pensée a été encouragée par un bon nombre de dames chrétiennes, toujours prêtes à s’imposer des sacrifices lorsqu'il s’agit de charité. “L'œuvre a eu de faibles commencements, et est encore sans doute bien petite. Il y a à peine deux ans, deux personnes pieuses (une canadienne et une irlandaise) prirent la résolution de s’y dévouer. Elles entrèrent dans une maison que l’on avait louée à cet effet et qu’elles trouvèrent dépourvue des choses les plus nécessaires. Cependant, dès le lendemain, elles étaient heureuses, le bon Pasteur leur avait envoyé une pénitente ; d’autres brebis égarées ne tardèrent pas aussi à suivre cet exemple, et bientôt il fallut songer à se procurer une maison plus vaste et plus commode, On crut en avoir trouvé une de ce genre au faubourg Saint-Louis; mais peu de temps après on s’aperçut qu’elle était encore insuffisante, Ea ce moment, neuf maîtresses et vingt pénitentes la remplissent telle-

ment, que l’on se voit dans la dure nécessité d'en refuser

l'entrée à d’autres infortunées qui viennent frapper à la porte, ne demandant qu’un asile pour quitter leur mauvaise vie.

“ Il importe done, N. T. C. F, d'agrandir ce lieu de refuge de manière à le rendre accessible à un plus grand nombre de ces malheureuses victimes du vice ; mais les moyens manquent, La Société de Saint-Vincent de Paul, qui s’est généreusement chargée de payer la nouvelle maison dans l’espace de seize ans, ne peut rien faire davantage sans nuire aux autres œuvres de sa fondation, et la charité des fidèles de Québec qui, nous aimons à le dire, ne se lasse jamais, a encore un vide immense à remplir dans la maison des Sœurs de la Charité, De quel côté le bon Pasteur va-t-il donctourner ses maiis suppliantes ? Ne pourrait-il pas les étendre avec confiance vers nos campagnes si chrétiennes et si généreuses? Déjà plusieurs de leurs respectables pasteurs ont demandé pourquoi elles ne seraient pas invitées à prendre part à une œuvre si morale et si utile, En effet, n’y a-t-il pas dans chaque paroissse des fidèles zélés pour le salut de leurs frères qui se trouveraient heureux d'y contribuer ? Ne serait-ce pas leur faire injure que de négliger de les appeler en participation des mérites d’une institution dont ils comprendront sans peine l'excellence, D'ailleurs les campagnes sontelles moins intéressées que la ville au succès de cette

œuvre ? Le mal qu’elle doit soulager, nous le savons il ger, ;

est en ville; mais les victimes qu’il s’agit de sauver, d’où sont-elles sorties? L'expérience a montré que beaucoup viennent des campagnes : quelques-unes appartiennent à d’honnêtes familles qui pleurent encore sur elles, Elles sont coupables, .sans doute, mais elles sont malheureuses; peut-être ont-elles été entraînées dans le gouffre par des amis perfides. Ne se rencontrera-t-il pas des amis charitables pour les en retirer ? Oh? nous en sommes sûrs, généreux fidèles de nos campagnes, vous désirez les secourir, Eh bien! unissezvous aux fidèles non moins généreux de notre ville pour donner plus d'extension à l’Asile destiné à leur servir de port après le naufrage,

“Toute charité est bonne; toute aumône aura sa récompense; mais quelle charité plus excellente, quelle aumône mieux placée que celle qui contribue, non seulement à soulager les corps, mais surtout à sauver les âmes ? Un chrétien pourrait-il refuser quelque chose pour ces âmes, qui, comme la sienne, ont été rachetées par le sang de son divin Maître ? Et qui peut calculer le nombre de celles qui trouveront leur salut dans cet Asile ? Il est à peine ouvert, et déjà nous y admirons l'opération évidente de la divine miséricorde, Que ne vous est-il donné de visiter ce nouveau bercail du Bon- Pasteur ; vous ne pourriez vous empêcher d’y admirer l'ordre que la religion y a établi. Vous y verriez ces chrétiennes renouvelées, naguère impatientes de tout

frein, maintenant soumises à une règle qui assujettit leur volonté, à une règle pleine de sagesse, travaillant tantôt en silence, tantôt en chantant de pieux cantiques ou en récitant quelques prières. Elles prient pour leurs bienfaiteurs, ne voudriez-vous pas être du nombre ? Vous y apprendriez avec intérêt que plusieurs y ont fait leur première communion, et, qu'avant d’être admise à ce bonheur, l’une d’entre elles, délaissée dès son enfance par un père et une mère indignes de ce nom, n'avait même pas été baptisée, On pourrait aussi vous y montrer une jeune orpheline qui, avant d’avoir atteint sa quinzième année, avait, dans sa détresse, frappé à la porte d’une de ces maisons dont le nom fait rougir la pudeur, mais que celui qui s'appelle le Père des orphelins avait arrêtée au moment où elle allait tomber dans l'abîime, Mais que serait-elle devenue si la maison du Bon-Pasteur n'avait été là pour la recevoir ? En faut-il davantage pour concilier à cette institution la faveur de tout bon chrétien, de tout bon catholique ? Voulezvous donc, N. T, C. F., accueillir l’;.. 1xocence délaissée qui va se flétrir, voulez-vous travailler efficacement au salut des âmes les plus abandonnées, voulez-vous réjouir le ciel par le retou: d’une âme pécheresse, voules-vous plaire au bon Pasteur qui revient du désert, rapportant sur ses épaules sa brebis fugitive ? Aidez-lui à déposer le fardeau ; donnez plus d’espace à l’Asile qui doit la mettre en sûreté ; ajoutez votre

aumône à celle de vos frères ; donnez beaucoup, si vous

avez beaucoup; si vous avez peu, donnez peu; mais donnez ce que vous pouvez. Si vous êtes pauvres, si L: vous ne pouvez pas même donner l’obole de la veuve, donnez du moins quelques prières, afin que Dieu inspire à de plus riches la pensée salutaire de racheter leurs péchés et de mériter un bonheur éternel par une aumône qui sauvera des âmes rachetées au prix du sang de son divin Fils.

“Oh! vous, nos chers coopérateurs dans le saint ministère, nous vou, invitons avec confiance à joind'e vos exhortations aux nôtres, pour bien faire connaître à votre peuple l'excellence de l’œuvre que nous lui recom-

mandons, Déjà vous avez montré en tant d’occasions

votre empressement à seconder les vues du premier pasteur: vous l’aiderez en celle-ci avec la même charité, et bientôt nous verrons s’affermir de plus en plus

un établissement qui mérite tant de sympethies ”.

Ce chaleureux appel de l'archevêque de Québec rencontra un écho dans tous les cœurs catholiques du diocèse ; on en eut la preuve tangible dans la collecte qui se fit après la lecture de la lettre pastorale. Cette collecte fut assez abondante pour permettre de commencer la construction du nouvel Asile.

M°° Roy avait acquis le terrain sans en parler à l'archevêque, Elle s’en excusa dar: une lettre où elle lui faisait connaître le motif qui l'avait fait agir ; le propriétaire du terrain et le notaire qui devaient passer l’acte de vente, s'étaient trouvés à l’Asile au moment où une pluie torrentielle ne permettait guère de sortir. En outre, le notaire, devant partir le jour même pour la campagne, ne pouvait attendre qu’on allât consulter Sa Grandeur, M°"° Roy avait donc consenti à la transaction. Si elle avait mal fait, disait-elle au prélat, elle était prête à faire la pénitence que Sa Grandeur lui imposerait,

“ M£' l'archevêque, ajoute l’annaliste, charitable et bon comme on le connaît, envoie la somme de cent piastres à notre Mère, disant que c’est la pénitence qu’il lui impose ”.

La construction de l'édifice fut confiée à un brave entrepreneur de Saint-Roch, M. Joseph Larose, qui, mu par un esprit de charité, fixa un prix si modique qu'il ne put guère que rentrer dans ses dépenses,

Les Directrices n'auraient pu suffire au surcroît de besogne dont elles se voyaient chargées, si un autre ami dévoué, M. Michel Bilodeau, membre des Conférences, ne se fût constitué gratuitement leur agent pour les affaires extérieures.

Le P, Saché, que la mère supérieure tenait au

courant du spirituel comme du temporel de la maison,

lui avait écrit, le 27 décembre 1858, la lettre suivante, où l’on voit quel intérêt ce bon Père prenait encore à la communauté sous ce double rapport :

“Je viens, ma chère sœur en Jésus-Christ, de recevoir la lettre que vous aviez confiée au docteur Landry et qu’il aura mise à la poste à Montréal, Elle m'’aflige et me console tout à la fois. Je suis naturellement peiné de la mauvaise santé de vos sœurs, mais je m'en réjouis en Notre-Seigneur., En effet, c’est de sa main que vous recevez cette affliction qui par là même devient une grâce, Eh! quelle plus grande faveur peut-il nous accorder que de nous faire goûter à son calice et de nous admettre avec Marie-Madeleine au pied de sa croix. Mes bonnes sœurs, je ne sais si je me trompe, mais je crois voir dans ces épreuves une marque que Dieu veut faire quelque chose avec vous. L'apôtre saint Paul nous dit que lorsqu'il veut faire quelque chose, il choisit ce qui n’est rien, N'est-ce pas ce qu'il a fait en vous choisissant? Vous ne l’ignorez pas, waiïs il veut vous le mieux faire sentir encore en permettant que vous soyez visitées par la maladie et le délaissement, C’est dans l’infirmité, dit le même apôtre, que la vertu se perfectionne, Que ce mot de saint Paul

soit une consolation pour vos pauvres malades. Qu’elles

recoivent avec résignation cette petite croix de la main

du bon Maître, qu’elles la portent avec patience, mieux encore avec joie comme il l’a fait lui-même, et qu’elles

se persuadent en même temps que par là elles seront plus utiles à l’œuvre du Bon-Pasteur qu’elles ne pourraient l'être avec la santé la plus florissante, Cependant quoiqu’elles doivent se réjouir d’être malades aussi longtemps qu’il plaise à sa divine volonté, il ne leur est pas défendu de chercher à se soulager et à se guérir ; au contraire, elles doivent le faire dans la vue de plaire à Dieu, mettant toute leur confiance en Celui qui conduit aux portes du tombeau et retire du sein de la mort qui il lui plaît, Les supérieures doivent prendre un soin tout particulier de la santé de leurs inférieures. Aussi je n’ai pas lu sans quelque peine cette phrase : ‘“ Sœurs Ouimet, Thivierge et Cloutier se trouvent très mal et cependant travaillent comme à l'ordinaire ”. Elles ne devraient pas travailler comme à l'ordinaire, c’est à vous, ma bonne mère, à leur procurer et, si c’est nécessaire, ordonner du repos. Si j'avais quelque autorité sur vous, je vous en ferais une obligation stricte, J'insiste sur ce point, parce que je ne crois pas l'avoir fait assez quand je l'aurais dû, Obligez-les à se reposer, et procurez-leur, si c’est nécessaire, quelque chose de plus convenable dans la nourriture, Ne craignez pas de sacrifier quelques piastres ; elles ne peuvent pas être mieux employées. J'espère que Dieu bénira votre charité et ramènera vos bonnes sœurs, comme il a déjà ressuscité sœur Fiset.

“ Je remercie le bon Dieu des consolations que vous

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