‹ L'aspiration discontinue intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeuxChapitre 13 sur 83 · I. - INFLUENCE DES ASPIRATIONS DISCONTINUES SUR L'ETAT GENERAL · texte numérisé non relu

I. - INFLUENCE DES ASPIRATIONS DISCONTINUES SUR L'ETAT GENERAL

Le premier effet du traitement, celui qui est le plus frappant, et souvent le plus précoce, consiste dans la sédation rapide et progressivement totale des signes généraux d’intoxication du malade, amélioration parallèle, disons-le tout de suite, aux modifications du liquide qui diminue et s’éclaircit.

Le retour de la température à la normale suit assez souvent presque immédiatement les premières séances d’aspiration. Dans les observations n°° à, 13, 14, 25, la température, auparavant de 38°, 39° et même 40°, descend rapidement à 37°. Dans l’observation n° 3, cette température à 38°5 se maintenait malgré une série de lavages rapprochés et tombait à 37°2 dès la première aspiration. La courbe de température de M. Lef.. (observation n° 14) que nous reproduisons à la suite de cette observation, est un exemple de l’heureuse influence que peut avoir l’aspiration sur la température.

Dans l'observation n° 25, le résultat fut encore plus patent; ce malade est arrivé au sanatorium avec 39°-40°, dans un élat d'intoxication tel qu'une pleurotomie semblait inévitable. Dès la première aspiration, qui tint, malgré les manifestaions de la fistule pleuro-pulmonaire évidente, la température devint tout de suite sub-normale. Les signes de désintoxication suivirent de près la chute de température; on nota la disparition de la dyspnée, des vomissements, de l’anorexie.

Un autre test d'amélioration très frappante est bien l’augmentation rapide et considérable du poids. Ainsi le malade de l'observation n° 3 prit en trois mois 5 kilos. Il est à noter que dans ce cas cette reprise de poids doit être mise sur le

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compte, non de l’action antiseptique des lavages, mais sur celui des aspirations elles-mêmes, puisque la sédation des signes généraux n’a commencé que dès l'institution de ce dernier traitement.

L'importance d’une telle action de désintoxication n’échappera à personne. N’aurait-elle que cet effet, l'aspiration discontinue garderait toute sa valeur. Chez tel malade, dont l'état pulmonaire nécessitait une intervention chirurgicale rendue dangereuse et aléatoire par son état d’intoxication, l'aspiration discontinue a permis de pratiquer ultérieurement le collapsus chirurgical dans de bien meilleurs conditions.

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