‹ L'aspiration discontinue intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeuxChapitre 14 sur 83 · A] MODIFICATIONS EN « QUALITE · texte numérisé non relu

A] MODIFICATIONS EN « QUALITE

Dès que Ja fermeture de la perforation permet le maintien des dépressions pleurales, la sédation des symptômes généraux se fait parallèlement à la modification qualitative du liquide ponctionné.

On constate en effet une modification très rapide du liquide qui de purulent devient plus ou moins hémorragique et de plus en plus clair, constatation favorable sur laquelle a insisté le docteur BERNOU. Ce liquide hémorragique, d’abord très trouble et foncé, devient peu à peu plus opalescent ; sa teinte pourrait être étalonnée d’après celle de différents jus de fruits. Aux dernières aspirations de l’observation n° 3, il était de quantité minime et constante, très clair et séro-fibrineux ; nous le pensions même liquide de transsudat, mais il tuber- -ulisa le cobaye, Nous l’avons tout de même considéré pratiquement comme tel et avons alors abandonné les ponctionsaspirations ; deux ponctions de contrôle faites, l’une 6 mois -nrès la dernière ponction, l’autre récemment, 10 mois après, ont ramené une quantité minime (75 ce.) de même liquide séro-fibrineux toujours très clair.

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D'autres fois, le liquide persiste hémorragique jusqu’à la fin ; mais quand il reste purulent même en quantité minime comme dans l'observation n° 3, ceci doit, évidemment, faire craindre un échec ; à plus forte raison, l’échec est presque certain lorsque, malgré des ponctions et aspirations fréquentes, il n’y a pas de modifications en « qualité » du liquide. C'est qu’il existe alors des lésions de la plèvre viscérale qui entretiennent la suppuration (observations n°° 25, 27, 28, 31, 33).

La conception de « l’auto-lavage >».

La transformation du liquide pleural par « l’auto-lavage » est certainement un des effets les plus curieux de lPaspiration pleurale. |

A la réunion de la « Société d'Etudes Scientifiques sur la Tuberculose », en février 1940, on avait déjà insisté sur cette actions de l'aspiration (docteur THIBAULT, avec VICAIRE, MAG- DINIER €t PELTIER) |

. . . . l 0) « Il est bien possible, disait-on, que ces « auto-lavages » « empruntés à l'organisme lui-même aient une efficacité autre « que celle de nos antiseptiques plus ou moins irritants. »

Nous savons que la plèvre, déjà parcourue à l’état normal par un abondant lacis de fins vaisseaux où circulent le sang et la lymphe, montre à l’état pathologique une prolifération de vaisseaux à parois fragiles qui laissent transsuder abondamment, sous l'influence de la dépression intra-pleurale, une abondante Ilymphe, du plasma sanguin et même des éléments figurés du sang.

Cet « auto-lavage » par un < sérum vivant » apporte probablement. dans l’intimité des feuillets pleuraux des « substances » autrement favorables à la nutrition de la plèvre et des vaisseaux que les sérums artificiels dit « physiologiques » ou « cytophylactiques ».

Les faits ont démontré les heureux effets de cette « saignée séreuse » qui « nettoie » les plèvres et les rend aptes à

la Symphyse ; et c’est là le résultat essentiellement pratique de l’aspiration É

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