B) MODIFICATIONS EN QUANTITE DU LIQUIDE PLEURAL
Quant aux quantités.de liquide, elles diminuent progressivement et, du point de vue pronostique, ces modifications quantitatives sont aussi intéressantes que les modifications qualitatives : cette diminution progressive est très nette, en particulier, dans les observations n°° 7, 20, où nous avons très soigneusement noté le résultat de chaque ponction.
Si les aspirations ramènent bien chaque fois les plèvres
en contact, cette diminution des quantités de liquide ne peut
en effet correspondre qu’à la diminution de la poche pleurale par la symphyse forcée concentrique. Dans la plupart de nos observations, le traitement s’est trouvé arrêté par échec des ponctions, malgré le changement systématique des points de ponction après repérage radiologique soigneux, ceci traduisant vraisemblablement la suppression complète de la cavité pleurale.
Quand, à un moment donné, même en rapprochant les séances, les quantités restent constantes (observ. n°° 25, 28, 31), cela fait prévoir des difficultés ou même des échecs ; nous avons tenu tout de même à insister sans nous décourager et nous en avons été souvent récompensés.
Mais il est bien probable que chez d’autres on ne peut pas arriver à-un assèchement complet, et, c’est ainsi que dans l’observation n° 3 dont nous parlions à l'instant, le traitement fut arrêté lorsque les ponctions des liquides ne ramenaient plus que des quantités minimes de 12 à 20 cc. En n’évacuant qu’une quantité un peu plus importante, mais constante, de 80 cec., deux ponctions ultérieures de contrôle ont. montré qu'il y avait là, sinon guérison anatomique, du moins guérison clinique.