TANCE POUR LA CONDUITE DE LA CURE PAR ASPIRATION DIS- CONTINUE
Une opinion de plus en plus justifiée devient courante aujourd’hui, accordant dans l’étiologie des pleurésies purulentes la première place aux perforations pleuro-pulmonaires vraies, à côté desquelles il faut tenir compte des fistules borgnes (ouverture vers la plèvre d’un nodule caséeux ou d’une caverne superficielle avec bronche de drainage fermée) qui déversent leur contenu dans la cavité pleurale et entretiennent la suppuration.
A côté de ces perforations « macroscopiques », il existe un nombre important de perforations d’ordre « histologique » que MM. BERNOU et GOYER ont pu étudier d’une façon très précise à la suite de leurs pleurectomies. Les démonstrations qu’ils ont apportées sembleraient bien prouver que le fait de ne pas trouver de perforations par les procédés usuels dans les pyothorax n’infirme pas que ceux-ci aient pu être déclenchés par une perforation. Le nombre supposé de pyathorax par propagation des bacilles à la plèvre par voie lym-
Are
phatique sans effraction véritable de la séreuse serait alors sensiblement réduit,
Dues la plupart du temps à l'ouverture spontanée direete, ou plus souvent par l'intermédiaire d’un trajet fistuleux, d’une caverne sous-pleurale dans la poche du pneumothorax, les perforations larges (dont la symptomatologie ne laisse d’ailleur place à aucun doute : augmentation spontanée radiologique du collapsus pulmonaire, persistance de la pression atmosphérique dans la cavité pleurale, vomiques répétées, dyspnée, toux) constituent malheureusement, du fait de leur importance, une cause d’échec primordiale du traitement des pyothorax par aspirations discontinues.
Mais, en dehors de celles-ci, nombreuses sont les perforations à symptomatologie fruste, fistules pleuro-pulmonaires, que seul un examen minutieux permet de déceler.
Rappelons la symptomatologie manométrique : qui consiste la plupart du temps en la persistance dans la cavité pleurale d’une pression constante, quelle qu’'ait été la pression momentanée déterminée par l’insufflation précédente (ainsi dans l'observation n° 3, où la pression pleurale était retrouvée toujours à
3 cm. d’eau, bien qu'après les lavages elle ait été successivement laissée en pression positive ou en pression négative). |
La recherche attentive du tintement métallique et des siffle-
ments fissuraires, rendue plus nette au besoin par une dé-
pression provoquée, signe auquel M. BERNOU accorde une
valeur très grande — la foux quinieuse lorsque le malade change de position — le {est radiologique, qui consiste dans
l'examen sous écran du malade, chez lequel on remplit précédemment la poche pleurale avec du liquide de lavage et où les quintes de toux se produisent lorsque le niveau liquide atteint la perforation, constituent autant de tests de l’existence d’une perforation, Tous ces tests, y compris les épreuves du bleu de méthylène, de l’éther, de l'essence de menthe poivrée, ont été longuement décrits dans la thèse dé DEZAUNAY (Paris 1939) inspirée par le docteur BERNOU.
Rappelons enfin les caractères transitoires de ces perforations qui peuvent malgré tout se fermer spontanément, sup-
éd,