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primant d'emblée toute symptomatologie, et ajoutons que si la pleuroscopie peut montrer la présence d’un ou plusieurs pertuis au milieu d’une plaque de pleurite, elle est loin d’en permettre toujours le repérage. (Thèses de SAÏE, DEZAUNAY, RIPOCHE.)
On ne peut envisager le traitement des pyothorax sans parler d’abord du traitement de ces perforations pleurales, et il n'y a pas de guérison des pleurésies purulentes sans ferme-, ture de ces dernières, Or, nos observations montrent que, même discontinues, les aspirations peuvent avoir sur elles. une action souvent efficace.
HYPOTHESES CONCERNANT LE MECANISME DE LA FERMETURE DES PER- FORATIONS PLEURO-PULMONAIRES PAR L'ASPIRATION FORCEE.
Nous résumerons ici l'exposé de ces hypothèses qui ont été étudiées par BRENUGAT.
REDAELLI a cherché à expliquer la fermeture des perforations par une hernie interne : « Le tissu pulmonaire, éerit-il, qui forme la paroi du trajet fistuleux étant moins rigide se trouve aspiré dans le trajet lui-même par la pression négative élevée. Il fait hernie dans la lumière, la fermant au dehors par un tamponnement parenchymateux intra-fistuleux ».
MoxaALDI croit également pour les perforations récentes em plèvre souple, à la possibilité d’une hernie externe développée autour des tissus plus rigides qui bordent la perforation et venant enfouir celle-ci.
Paropr compte seulement sur l’élasticité des bords de Ia perforation pour fermer celle-ci. L’aspiration développerait l’expansion transversale du poumon, lutterait contre l'effet de la pesanteur sur le diamètre de la perforation; celui-ci qui, admet-il, sous l'influence de cette pesanteur, serait vertical avant l’aspiration, deviendrait horizontal après aspiration et ceci au point d’accoler les deux lèvres de la perforation, hypothèse hasardeuse qui ne tient pas compte de l’anatomie pathologique.
Dans un travail plus récent, VAQUETTE compare l'effet de l'aspiration sur les parois d’un trajet fistuleux à celui qu'une
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dépression peut exercer sur un tube de caoutchouc qui s’aplatit sous l'effet d’une forte dépression. Se
En 1936, le Docteur BERNOU, sans rejeter entièrement les théories de REDAELLI et de MONALDI, se demandait si la simple expansion du poumon, obtenue dès que le « débit » de l’aspiration devenait, momentanément au moins, supérieur à celui de la perforation, ne pouvait, en étirant un trajet broncho-fistuleux plus ou moins étroit et sinueux, favoriser l’accolement d’une ou de plusieurs parties de ce trajet. Il pense avec BRENUGAT que, dans un temps secondaire, les modifications des sécrétions pathologiques, l’œdème et le bourgeonnement des parois du trajet broncho-fistuleux peuvent ajouter leurs effets aux causes purement mécaniques et fixer d’une façon durable l’oblitération de la fistule.
Après avoir posé le problème et signalé les différentes explications qu’on a tenté de donner aux fermetures des perforations pleuro-pulmonaires par l'aspiration, nous ne nous attarderons pas plus longuement sur ce sujet qui a été particulièrement développé dans la thèse récente de BRENUGAT (chez Arnette, Paris, 1940.)
Nous rapporterons plus loin quelques succès d'aspiration discontinue en présence de perforation (observations n°* 1, 2, 3, 4); peut-être s’agit-il Ià de cas heureux ? L'expérience du traitement par aspirations discontinues à Châteaubriant a montré cependant que bien souvent la perforation se trouvait être la cause d'échecs, non seulement de l’aspiration discontinue, mais encore de l’aspiration continue; ce qui nécessitait soit un affaissement chirurgical associé qui seul peut permettre alors l'entretien d'une dépression durable, soit un traitement local : cautérisations au galvano-cautère au rouge sombre après pleurectomie a minima (BERNOU et PELTIER).