V. - INFLUENCE DE L'ASPIRATION DISCONTINUE SUR LE POUMON SOUS-JACENT
Nous touchons ici à l’un des points capitaux de l'aspiration discontinue, Que vont devenir les lésions pulmonaires sousjacentes sous l'influence de l’aspiration ? (C’est objection courante qui est faite à la méthode. Et c’est la crainte « de
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réveiller l’activité des foyers tubereuleux du moignon pulmonaire » qui avait fait hésiter le Docteur BERNoOU et l’une des raisons « qui, à première vue, lui avaient paru contre-indiquer la méthode ». (Traitement des pleurésies purulentes tubercu-
leuses, A. BERNOU, H. FRucHAUD et H. D’Hour (1939), chez
Doin, éditeur).
Il est en effet paradoxal, mais très heureux, que les aspirations ne se montrent pas habituellement nocives sur les régions parenchymateuses sous-jacentes lorsque les indications sont bien posées, et nous ne saurions, à notre tour, assez
insister sur les constatations que nous avons faites dans cet ordre,
1° Non seulement nous n’avons pas constaté d’extensions cavitaires lors des résorptions rapides par aspirations, avant thoracoplastie, de ces pneumothorax contro-électifs largement excavés (Observation n° 41) ou de pneumothorax insuffisants (Obs. n° 16), mais le Docteur BERNOU a déjà fait remarquer, à la suite des déductions tirées de ses observations personnelles, que ces réexpansions forcées ont bien souvent une influence moins nocive sur le parenchyme sous-jacent que celle résultant de la résorption relativement précoce d’un pneumothorax n’ayant pas eu préalablement de réaction pleurale importante. Le plus habituellement, les cavernes insuffisamment rétractées sont mieux mises en évidence par la réexpansion du poumon (Obs. n°° 1, 16); parfois elles régressent (Obs. n° 36); plus rarement elles s’effacent sous l’influence de la réexpansion (Obs. n° 37.)
2° En outre, nous n’avons pas constaté de réveil pulmonaire sous-jacent même dans les observations n°° 9, 20, où le pneumothorax n’avait encore qu’une année d'efficacité, get dans l’observation n° 29. Cette notion, nous nous empressons de l’ajouter ne saurait toutefois être généralisée et, chez tout malade ainsi traité, on devra étudier attentivement le moignon pulmonaire pendant et après l'aspiration, et se tenir prêt à intervenir chirurgicalement à la moindre alerte.