REMARQUE AYANT TRAIT A LA MESURE DES PRESSIONS
Le manomètre, quand il est branché sur la bouteille, est malheureusement loin d’indiquer la valeur exacte de la dépression intra-pleurale, s’il reste du liquide, ne serait-ce que quelques gouttes, dans les tuyauteries interposées entre la plèvre et le manomètre. Ces gouttes se disposant en chapelet dans les tuyauteries, en raison de la viscosité du pus et de leurs résistances méniscales, stagnent en fin d’aspiration dans ces tuyaux, les cloisonnent et empêchent la pression qui règne à l’intérieur de la plèvre de se transmettre intégralement, au manomètre. Des difficultés sensiblement du même ordre avaient déjà été signalées par le Docteur BERNOU (Gazette Médicale de France, mars-avril 1929), lorsqu'il étudiait la mesure des pressions dans les oléothorax.
Des mesures qui ont été faites, il ressort que l’écart entre la pression régnant à l’intérieur de la plèvre et celle mesurée par un manomètre placé après la bouteille qui recueille le liquide peut être considérable.
On évitera de telles erreurs en disposant un manomètre métallique sur le robinet latéral du trocart par l’intermédiaire d’un court tuyau de caoutchouc, de façon, tout en évitant les rentrées d’air, à ne laisser qu’un intervalle aussi
court que possible entre la poche pleurale résiduelle et l’ap-
pareil de mesure.
RS fe