QUEL DOIT ÊTRE LE RYTHME DES ASPIRATIONS
On se laissera guider, au début du traitement, avant tout par la chute de la courbe thermique et l’amélioration des symptômes généraux et fonctionnels, et aussi, par la reproduction plus ou moins rapide du liquide. Mais, après avoir observé de façon si nette la diminution progressive de ses quantités à chaque séance et la modification qualitative de ce liquide qui devient, comme nous l’avons dit, séro-hémorragique, il arrive un moment où tout progrès semble arrêté
et où l’on retrouve à chaque ponction la même quantité de
liquide, À ce moment, il nous paraît indiqué formellement d'augmenter le rythme des aspirations sans se décourager. Il ne faut pas oublier en effet que le grand avantage de l’aspiration continue sur l’aspiration discontinue est le maintiem constant d’une forte dépression intra-pleurale permettant de garder les plèvres en contact. En accélérant le rythme, on se rapproche le plus possible des conditions de l'aspiration continue.
Ce rythme doit, de plus, être très régulier, I ne faut pas oublier, en effet, qu’un intervalle plus long entre deux séances risque, par rétention de liquide, de décoller partiellement les zones symphysées le plus récemment et de provoquer le retour à un stade antérieur prolongeant ainsi la durée du traitement (observation n° 29).
L'expérience fournie par les cas traités semble indiquer qu’il y a intérêt à aller vite et très régulièrement et à ne pas hésiter à rapprocher les séances jusqu’à les rendre au besoin quotidiennes. Et c’est ainsi que l’on arrive à assécher complètement la cavité pleurale.