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roscopie), traitée assez précocement par des ponctions et des lavages. L'aspiration discontinue est faite longtemps à des dépressions relativement faibles, la malade ne supportant pas au début les fortes dépressions. On obtient néanmoins progressivement et malgré une forte résistance de la plèvre viscérale la guérison de la pleurésie purulente par l’aspiration discontinue.
Os. 7. — Pleurésie purulente « infectante »
survenue dans un pneumothorax après thoracoplastie de substitution Guérison par A. D.
M. Gui, 19 ans. Malade de la Clinique de Châteaubriant.
Ce malade présente en 1935 une tuberculose pulmonaire gauche excavée au sommet.
Un pneumothorax gauche est créé le 6 décembre 1935.
Le décollement est limité par des adhérences au sommet,
Le 16 février 1936, il entre à la Clinique de Châteaubriant.
Une section de brides (Docteur CouLAUp), le 17 février 1936, libère partiellement ces adhérences. Il reste des adhérences postérieures du sommet dont on tente de neutraliser l'effet néfaste par une apicolyse sans plombage avec costectomie de soutien (4 premières côtes), pratiquée le 2 mai 1936. (Docteur FRUCHAUD)..
Bonnes suites opératoires.
Le malade quitte la Clinique de Châteaubriant le 4 juillet 1936. L'état général est bon ; la caverne a diminué de moitité. On poursuit l'entretien du pneumothorax.
En août et octobre 1936 : bacilloscopies négatives.
En décembre 1936 : un incident survient, Le malade recom-
mence à cracher. Bacilloscopie positive ; en janvier 1937, réappa-
rition de la caverne.
Le malade revient aux Fougérays le 10 mars 1937.
La radio montre que l’ancienne symphyse du sommet s’est élargie en arrière, favorisant la réouverture de Ja caverne ; celle-ci
. se projette sur le segment postérieur de la V° côte. On décide de
faire une {horacoplastie pour affaisser le sommet et d'abandonner le pneumothorax.
Le 10 mars 1937, on reprend la thoracoplastie en élangissant les résections costales des côtes I, I, II, IV, et en réséquant des fragments des V, VI, VII.
Bonnes suites opératoires immédiates ; très bon affaissement du sommet ; mais le 13° jour (23 mars), température 40°2, en rap-
port avec une réaction liquidienne. Une ponction ramène du liquide puriforme,
ER ra
Etant donné le danger que constitue la présence de cette cavité pleurale, on tente de la supprimer par l'aspiration discontinue. On Commence alors une série de ponctions suivies de lavages, tantôt au sérum physiologique, tantôt au Dakin, en terminant par des vressions de plus en plus négatives afin de provoquer la symphyse des plèvres.
Voici un aperçu de ces premières évacuations liquidiennes pendant la première quinzaine d'avril
30 mars 1937 : 900 cc. de liquide purulent. Lavage au Aspiration
Sérum Her, d’eau.
LRAVENMOS 175 » » »
DAVIS 7325 1ec: » » »
fravril 1937: 250 cc. » » > LOPavE MOST ENCC » » 4 »
12 avril 1937: 125 ec. ES Sa »
1PaveNd957 allo ce: » Lavage au Aspiration Dakin. — 20 cm.
d’eau.
Durant le mois d’avril 1937, le malade reste intoxiqué ; le poids diminue ; la température tend à baisser, mais elle est irrégulière et reste fébrile. Le liquide est toujours franchement purulent. Cependant le poumon se rapproche assez vite de la paroi et la base se symphyse en arrière. Mais si l’état général reste mauvais, c’est que, le 12 avril, apparaît à la paroi, au niveau de l’ancienne plaie opératoire, une collection purulente venant de sous l’omoplate. Réouverture de la plaie opératoire et introduction des mèches.
En mai, l’état général s'améliore. Le malade reprend du poids, mais le liquide est toujours très purulent et diminue peu.
Mais à partir du début de juin, le liquide change d’aspect ; il devient hémorragique, puis séro-hémorragique ; il diminue rapidement et régulièrement de quantité en même temps que la fente pleurale se symphyse. On supprime les lavages. On espace les aspirations :
— Je 5 juillet, on retire 35 cc. de liquide séro-hémorragique, ue djuillet, » 20 cc. » »
— Je 29 juillet, » quelques cc. de liquide »
Les plèvres sont presque entièrement symphysées. Le sommet est bien collabé. On cesse les aspirations. L’état général s’est considérablement amélioré. Le malade a repris 10 kilos. Il est apyrétique. Le 19 mai, il avait encore de très rares bacilles à i’homogénéisa-
tion.