LUE
l'état du malade depuis mars reste parfaitement stable, tant au point de vue pulmonaire que pleural.
Le malade quitte le sanatorium en juin 1939. Revu le 4 avril 1940, a repris sa vie active : excellent état général. La radiographie montre une image pleurale identique de pachypleurite simple qui semble bien fixée. » «
EN RÉSUMÉ : Malade porteur de pleurésie purulente à type abcès froid pleural. Le liquide clair devenu progressivement purulent depuis janvier 1938 est franchement purulent en novembre 1938. Malgré un an de présence de liquide, d’abord puriforme, puis purulent, dans cette poche de pneumo devenue rigide, avec importante pachypleurite, les dépressiôns intrapleurales fortes (— 40 cm. de Hg.) amènent progressivement le contact, puis la symphyse des plèvres. L’aspiration n’a eu aucun effet fàächeux sur l’état pulmonaire.
On est en droit de penser que, malgré la rigidité de ce pneumo résiduel, le poumon serait peu à peu revenu de luimême à la paroi. Mais il n’était pas sans inconvénients de laisser cette poche purulente toujours susceptible de surinfection ultérieure et dont la présence intoxiquait le malade, Et, d’autre part, étant donné le caractère très partiel et sans efficacité collapsothérapique de la poche résiduelle, il n'y avait aucun inconvénient à la supprimer.
Ons. 20, — Résorplion par aspiration discontinue d'un pneumothorax récent sur lésions largement excavées Ces aspiralions ont rendu possible une thoracoplastie d'indication pulmonaire.
M. The, 22 ans. Malade du Sanatorium du Clergé.
Pneumothorax artificiel gauche institué au Sanatorium du Clergé le 29 janvier 1939, pour une tuberculose de la moitié supérieure du poumon gauche : atteinte non homogène avec plusieurs petites pertes de substance. Le début de la maladie semble remonter à octobre 1937, lors d’une « bronchite ». C'est en octobre 1938 qu’a été précisée atteinte bacillifère au cours d’un nouvel incident, et à lentrée au sanatorium, le 20 novembre 1938, l’état général était moyen, la lempérature normale, lexpectoration bacillifère.
Le collapsus est limité par une série d’adhérences supéro-externes, dont la plus grande partie est libérée le 25 avril 1939.
Réaction liquidienne consécutive modérée, séro-fibrineuse, avec tendance symphysaire précoce, qui amène à élever les pressions, et durant laquelle un tintement métallique discutable fait penser à une perforation possible,
Le liquide encore clair au début de juillet, devient purulent, café au lait, en août. A noter qu’on n’y trouve pas de germes secondaires, ni de bacilles à l’examen direct et que l'examen
d’expectoration est à ce moment-là également négatif.
Une série de 12 lavages améliore l’état général du malade dont le poids remonte de 45.500 à 48, mais ne suffisent pas à désinfecter la plèvre; s’il se produit moins vite, ce liquide est toujours purulent,.
Comme l’état pulmonaire semble bien stabilisé, et que tandis que la pachypleurite s’est accentuée, la poche est sensiblement rétractée; on estime qu’il n’y a pas grand inconvénient à supprimer cette poche et l’on recourt aux aspirations discontinues qui sont commencées le 23 janvier et pratiquées tous les 5 jours à des taux progressifs de — 40 cm. eau, puis 8, 15, 20, 30 cm. de Hg. Le liquide, au début pyo-hémorragique, devient dès la seconde séance séro-hémorragique, sans toutefois devenir franchement clair. Les quantités diminuent rapidement et passent de 93 cm. le 1°’ février à 35 en mi-février, 12 cm. en mi-mars, et dès fin mars les ponctions blanches terminent le traitement.
Nous avons pensé qu’il était intéressant de noter soigneusement ces quantités progressivement décroissantes, qui furent de
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La température, déjà normale auparavant, devient plus basse matin et soir. Le poids passe de 48 kg. à 50 kg. 400. Radiologiquement, on constate un accollement rapide des plèvres et la formation
: d’une pachypleurite importante. Un incident au cours d’une séance
(rentrée d’air) provoqua un léger décollement latéro-antérieur et
permit d'apprécier l’épaisseur considérable de cette pachypleurite
pariétale et sa disproportion avec l’épaississement tviscéral.
Actuellement, le malade va très bien. Nous nous proposons de faire une ponction exploratrice un mois après la dernière séance d'aspiration. L’expectoration complètement négative est d’ailleurs tarie depuis quelques mois.
EN RÉSUMÉ : Dans cette observation, il s’agit cette fois-ci d’une guérison de pleurésie purulente par aspirations discontinues instituées beaucoup plus précocement : un an seulement après la création du pneumothorax artificiel, lequel avait d’ailleurs semblé très rapidement efficace.
Le réveil pulmonaire qui aurait pu être ici à craindre ne s’est pas produit et, bien au contraire, la résorption de la pleurésie purulente a accentué l’amélioration générhle en cours.
D'autre part, la progression décroissante des quantités de liquide soustraites est ici tout à fait typique. Ceci, comme la rapidité de la symphyse, tient vraisemblablement à ce que nous avons pu intervenir sur une pleurésie purulente encore assez récente.
O8s. 21. — Pleurésie purulente dans pneumothorax insuffisant et oléothorax antisymphysaire.
Guérison par aspiration discontinue et phrénicectomie de substitution.
Aucune action défavorable sur le parenchyme pulmonaire.
M. Sed.…, 25 ans. Malade du Sanatorium du Clergé.
Atteinte tuberculeuse bacillifère (et sous forme de condensation non homogène} de la partie moyenne du poumon droit (janvier 1938). Pneumothorax artificiel droit institué le 2 février 1938, mais ce pneumothorax reste grand partiel, largement adhérent à la partie moyenne.
Entré au Sanatorium du Clergé le 17 février 1938 : pneumothorax grand partiel, peu efficace, mais entretenu parce qu'aucune autre thérapeutique ne semblait possible pour cette localisation à la partie moyenne. Mauvais état général, poids 58 kg. Expectoration, bacillifère,
Réaction pleurale d’abord séro-fibrineuse, juin-juillet 1938, pendant laquelle disparaissent momentanément les bacilles, Ce liquide étant donc séro-fibrineux et non purulent, on essaie de conserver la poche par un oléothorax anti-symphysaire en pression basse.
Mais on assiste à une transformation du liquide sous-jacent qui devient purulent; échec d’oléo-lavage, puis de lavages créosotés (octobre 1938-mars 1939). Cependant reprise de poids pendant cette période : 62 kg. Mais les bacilles réapparaissent : ce pneumothorax reste donc bien insuffisant et devient dangereux.
On décide son abandon et l'établissement d’une phrénicectomie de substitution,
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