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Sept aspirations évacuant un liquide de plus en plus clair ont suffi en 5 semaines à amener les plèvres en contact, à provoquer la symphyse, tandis que la reprise de poids s’accentue : 65 kilogs. La phrénicectomie a été pratiquée le 23 février 1939.
Depuis mai 1939, aucune réapparition de la poche pleurale, les lésions parenchymateuses sous-jacentes, bien que persistant encore, n'ont pas subi d'évolution du fait de l'aspiration, et continuent de s’améliorer par la cure et la paralysie diaphragmatique. :
EN RÉSUMÉ : Pneumothorax peu efficace, mais entretenu tout de même parce qu'aucune autre thérapeutique ne semblait possible sur cette localisation à la partie moyenne, Une certaine amélioration a été ainsi obtenue, mais quand elle ne s’est plus accentuée et que le pneumothorax est devenu dangereux, on a pu avec avantage, grâce aux aspirations discontinues, guérir rapidement la pleurésie purulente et faciliter l’action d’une phrénicectomie de substitution.
Ogs. 22. — Pleurésie puriforme récente.
Guérison rapide par aspiration. Symphyse pleurale complète.
M. Th.., 20 ans. Malade de la Clinique de Châteaubriant.
Début de la maladie en octobre 1935 par syndrome grippal avec bémoptysie.
Une radiographie faite le 23 octobre montre une infiltration du lobe supérieur gauche et des petites images cerclées pouvant faire penser à des cavités. Les examens de crachats répétés ne peuvent mettre en évidence la présence de bacilles de Koch.
Toutefois, un pneumothorax gauche est créé le 20 octobre 1935. Bon décollement avec seulement une bride qui se rompra spontanément par la suite. Au bout de trois mois, on note une nette reprise de poids et une amélioration de l’état général.
Cependant, une réaction liquidienne se produit en mai 1936, sans qu'il y ait de température. Le liquide se résorbe en un mois et demi, mais pas complètement, et il existe un bas-fend. D'ailleurs, une nouvelle réaction liquidienne survient le 30 août 1940, avec température à 39°5 et ascension du niveau.
Le 8 septembre, on retire un litre environ de liquide puriforme. La température redescend lentement.
Le malade entre à la Clinique de Châteaubriant le 15 (septembre 1940.
A son entrée : l’état général est médiocre, la température est à 38°4. À la radioscopie, le poumon gauche est très collabé par le liquide, La base se symphyse surtout en arrière.
Etant donné que le pneumothorax a déjà près de cinq ans, que le malade n’a jamais craché de bacilles, il est tout à fait indiqué de tenter de mettre fin à cette pleurésie purulente en complétant la symphyse par des aspirations discontinues.
La première. ponction a lieu le 17 septembre 1940. On retire 800 cc. de liquide trouble à peine puriforme.
La deuxième ponction, le 20 septembre, évacue 275 cc. de liquide; le 26 septembre encore 310 cce., et le 30 octobre 230 cc. de liquide qui est déjà plus clair, Les aspirations sont commencées avec des dépressions légèrement négatives. Dès le 3 octobre, l’état général apparaît meilleur, la température s’est abaissée à 37°7, la symphyse progresse. Le 5 octobre, ponction de 185 cc. de liquide qui est séro-hémorragique, et aspiration à — 2 cm. 1/2 de Hg. La radioscopie montre d’ailleurs que les plèvres sont partout en contact.
Quelques ponctions et aspirations sont encore effectuées jusqu’au 5 novembre où on ne retire plus que 40 cc. de liquide séro-fibrineux, et le 9 novembre le malade peut quitter la clinique, la symphyse progressant constamment.
Le 23 décembre, on ne retire que 4 cc. de pus épais. Le 28 janvier 1941, on retire 2 à 3 cc. de pus.
La radioscopie montre une opacité bordant le long de la paroi costale supérieure, due à un peu de liquide résiduel, mais surtout de la pachypleurite.
EN RÉSUMÉ : Il s’agit ici d’une bonne indication des aspirations discontinues : pleurésie puriforme récente avec pneumothorax ancien sur lésions évolutives sous-jacentes. Sans doute les lavages de plèvres auraient peut-être pu guérir la pleurésie purulente, mais seule laspiration pouvait amener un retour relativement rapide à la paroi et la symphyse qui a été réalisée.
Ogs. 23, — Epanchement du type « abcès froid ». Guérison par A. D. malgré pachypleurile extrêmement épaisse.
M°° Ga, 32 ans, Malade de la Clinique de Châteaubriant.
En juin 1938 : arthrite sacro-iliaque gauche pour laquelle on envisage une greffe.
Le 15 février 1939, la température monte brusquement à 40°.
I y a de la dyspnée et un point de côté gauche, de la toux, des expectorations où on trouve des B. K. La malade entre à la clinique du Docteur RoLLAND. Une ponction thoracique gauche ramène un liquide séro-fibrineux qui signe la pleurésie. La pneu-
mo-séreuse est entretenue à cause de quelques opacités du poumon. ?
Mais, progressivement, le liquide devient trouble; en juillet, il est purulent.
Les insufflations sont abandonnées au bout de trois mois.
En août 1939, la malade part pour Passy (Docteur TOBÉ).
Une ponction retire encore du liquide purulent avec présence de B. K.
La température est subfébrile; cependant la malade prend du poids.
Elle entre à la Clinique de Châteaubriant le 23 novembre 1939.
A son arrivée, l’état général est bon, la température oscille entre: 37° et 37°4. Le poids est de 81 kg. 900 (la malade a pris 20 kg. en un an); l’expectoration est nulle.
Fire. 11: — M. G.. (Obs. 23.) — A) Pyothorax. — B). Guérison après aspiration, pachypleurite épaisse,
A la radioscopie, on voit une poche hydro-aérique gauche plutôt postérieure avec une large adhérence antérieure.
Du lipiodol ‘injecté par voie externe dans la cavité pleurale descend assez bas sans atteindre tout à fait le sinus .costo-diaphragmatique.
Le 25 novembre, on commence des penctions évacuatrices qui sont répétées tous les 4 ou 5 jours. Elles sont accompagnées chaque fois de lavages au Dakin et d’une aspiration. Aspirations renouvelées le 29 novembre et les 4 et 7 décembre.
Le liquide est franchement purulent au début; mais, dès le 7 dé-,
cembre 1939, les ponctions deviennent de plus en plus difficiles, en même temps que le liquide s’éclaircit.
Le 12 décembre, la ponction et l’aspiration. doivent être faites très haut dans l’aisselle.
Le 18 décembre, ponction blanche,
Le 21 décembre, le liquide est encore un peu trouble et on n’en retire que quelques centicubes.
En radioscopie, on ne voit plus de poche; la plèvre est très épaisse; le lipicdol qu’on injecte ne remonte pas au-dessus du point d'injection malgré une cure déclive prolongée de la malade, ce qui prouve la symphyse presque totale des plèvres.
Le 28 décembre, on retire encore 1 cc. de liquide.
Les ponctions ultérieures seront « blanches », les plèvres restant symphysées. La pachypleurite ne permet pas de se rendre compte de l’état du poumon sous-jacent; mais la malade quitte les
‘Fceugerays le 15 janvier 1940, avec un bon état général. Poids
84 kg. 700. Absence d’expectoration. !
La malade est ensuite partie pour Pau où elle aurait présenté quelques bacilloscopies positives.
EN RÉSUMÉ : Il s’agit d’une pieurésie purulente du type « abcès froid » succédant à une pleurésie séro-fibrineuse, pyothorax datant de 6 mois environ, mais ayant donné lieu à une pachypleurite épaisse.
Grâce à l’aspiration discontinue associée aux ponctions et lavages, on a pu guérir ce pyothorax en un mois seulement par symphyse, et cela malgré une importante pachypleurite.
Os. 24. — Pleurésie trouble avec êtat subfébrile. Guérison par A. D.
M. Le R.. Malade de la Clinique de Châteaubriant et des Sanatoria de Plémet.
En juin 1937, ce malade se sent fatigué. Il consulte, et une radioscopie puis une radiographie montrent des opacités au sommet droit, pour lesquelles on crée un pneumothorax droit le 5 juillet 1937, après bacilloscopie positive. Les bacilloscopies deviennent négatives aux examens postérieurs.
Le malade part 3 semaines après la création du pneumothorax pour Saint-Jean-d’Oft (Haute-Savoie).
En octobre, une pleuroscopie est faite pour bride axillaire, mais la bride importante paraît insectionnable.
En mai 1938, survient une réaction liquidienne dans le pneumothorax avec température maxima oscillant de 38 à 38°5, pendant près de deux mois. Ensuite, la courbe thermique revient progressivement à la normale. Cette réaction a néanmoins nécessité plusieurs ponctions évacuatrices qui ont permis de retirer à chaque fois du liquide séro-fibrineux.
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Mais en 1939, le liquide devient trouble, La température reste cependant normale, et les bacilloscopies sont toujours négatives.
On institue alors des lavages; le liquide s’éclaircit momentanément. Cependant, à la suite d’insufflations parfois difficiles, le pneumothorax est abandonné; les lésions ayant d’ailleurs complètement disparu; le liquide redevient trouble.
Le malade entre à la Clinique de Châteaubriant le 2 septembre
On entreprend des aspirations discontinues tous les deux jours d'abord, puis tous les 3 ou 4 jours.
La première ponction évacue un liquide puriforme, 200 centimètres cubes environ. Ultérieurement, ce liquide devient pyohémorragique, puis séro-hémorragique.
La base pulmonaire, pendant ce temps, commence à se symphyser, et le point de ponction qui était au début sur la ligne axillaire (VII espace intercostal) doit être reporté plus en avant.
Peu avant la sortie du malade de la clinique, le 1° janvier 1940,
on retirait encore 80 ce. de liquide.
Le malade revient toutes les 3: semaines se faire ponctionner à la Clinique; puis toutes les 6 semaines. Il est finalement envoyé par le Docteur BERNOU aux sanatoria de Plémet car il a besoin de ponctions et d’aspirations fréquentes. ;
A son entrée au Sanatorium : bon état général : (il a repris 18 kilogs depuis le début de sa pleurésie). Poids 84 kilogs pour 1 m. 71. L’examen des crachats est négatif à l’examen direct. Pas de température.
Radioscopiquement : opacité de tout l’hémithorax droit. Seule persiste une petite bande claire de 2 à 3 cm., allant du hile vers le sommet. À
Matité de l’hémithorax droit. Quelques crépitations para-hilaires discrètes.
29 mai 1940 : ponction 600 cc. liquide séro-fibrineux, ponction à la seringue de Mayer.
25 juin 1940 : ponction 600 ec. liquide légèrement hémorragique.
17 juillet 1940 : ponction 700 cc. liquide hémorragique.
12 août 1940 : ponction 500 ec. liquide séro-fibrineux à peine teinté.
13 septembre 1940 : ponction avec le trocart d'aspiration du Docteur BERNOU qui n’avait pas été utilisé pour les ponctions précédentes. On retire 300 cc. liquide citrin. P. T, — 5 au manomètre à Hg.
20 septembre 1940 : aspiration 100 cc. liquide citrin. P. T. — 16 Hg.
25 septembre 1940 : aspiration 100 cc. liquide citrin. P. T. — 211Hg.
1°* octobre 1940 : aspiration 100 cc. liquide citrin. P. T. — 34 Hg.
8 octobre 1940 : aspiration 100 cc. liquide citrin. P. T. — 40 Hg.
18 octobre 1940 : aspiration 25 ce. liquide citrin. P. T. — 43 Hg.
Le 28 octobre 1940, il n’existe plus qu’une bande sombre axillaire à, maximum supérieur. Réexpansion presque totale du. poumon. Un nouvel essai d’aspiration à cette date ne een de retirer que quelques cc. P. T. — 45 Hg.
Il n’a pas été jugé utile de continuer les aspirations. Deux radiographies à un mois d’intervalle ne montrant aucune modificatien et la ponction devenant de plus en plus délicate. En effet, la réduction progressive de la poche ne permet que très difficilement de trouver la cavité résiduelle, A signaler que les aspirations ont été très bien tolérées, Seuls quelques tiraillements et une élévation thermiques de quelques 1/10 le soir de la ponction, sont à noter.
Bacilloscopie négative à l’examen direct (8 examens).
La dyspnée, qui était asséz marquée à l’entrée au sanatorium a disparu.
EN RÉSUMÉ : Aspiration discontinue, sur un pneumothorax datant de deux ans seulement, pour une pleurésie trouble, avec état subfébrile persistant, ayant résisté aux lavages. Retour difficile du poumon engainé dans une coque épaisse de pachypleurite. Guérison.