‹ L'aspiration discontinue intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeuxChapitre 78 sur 83 · ANNE · texte numérisé non relu

ANNE

de toux et d’expectoration. Le Docteur VERAN trouve un hémithorax gauche rempli de liquide d'aspect pyo-hémorragique qui contient des germes ressemblant aux para-B. Séro-diagnostic négatif. Bacilloscopie négative. Homogénéisation des crachats négative

C’est le 23 juillet 1940 que le malade entre à la Clinique de Châteaubriant. Examen d'entrée : l’état général est mauvais, le teint est pâle, la température à 38°2, le pouls à 108. La toux est assez fréquente, survient par quintes, la dyspnée est peu marquée. Le ventre est souple, indolore, la rate non percutable. Il n’y a pas de troubles urinaires, ni sucre, ni albumine dans les urines. À noter la suppuration d’une dent de sagesse.

Une ponction retire 250 cc. de pus hémorragique d’odeur fétide. | à

Des lavages au Dakin et au Synthol sont faits tous les jours à partir du 24 juillet. Le malade tolère mal les pressions négatives à ce moment-là. On administre aussi du Rubiazol. Le 9 août, la ponction retire environ 225 cc. de liquide pyo-séreux, légèrement hémorragique.

À partir du 26 août 1940; on décide de faire des aspirations pour réduire la poche et améliorer cette pleurésie purulente. Il existe déjà une pachypleurite épaisse et il y a intérêt à ne pas la laisser s’accentuer davantage si on veut faire revenir le poumon.

Le 20 août : ponction de 100 cc. Aspiration à — 3,1/2 cm. Hg.

Le 21 août : même ponction, même aspiration.

Le 22 août : on retrouve la pression intrapleurale à — 13 em. d’eau. La ponction ramène 120 cc. de liquide. L’aspiration amène la dépression à = 4,1/2 cm. de Hg. Les ponctions et aspirations ont lieu quotidiennement et des lavages sont faits tous les deux ou trois jours.

Le 9 septembre 1940, on constate que le liquide qui se reproduit toujours en même quantité contient encore des germes voisins du Para-B. La radioscopie montre que le poumon revient très lentement. Progressivement, les dépressions intra-pleurales, mal tolérées au début, sont augmentées, et, le 7 octobre, après une ponction de 80 cc., la dépression pleurale atteint — 12 cm. de Hg. Mais à cette pression on a déjà, en fin d’aspiration, du sang presque pur.

En novembre 1940, on essaie le Septoplix, en injections intrapleurales quotidiennes, sans résultat apparent, tout en continuant les aspirations. La poche est bien diminuée, détendue, mais ce qui reste de cavité pleurale s’avère difficilement réductible par la seule aspiration discontinue, bien qu’en fin d’aspiration les plèvres soient presque en contact, comme le montre l’injection d’une petite quantité de Lipiodol par voie transpariétale. Le liquide, toujours très hémorragique, ne permet pas d'augmenter les dépressions. On

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