‹ L'assainissement bancaire aux États-Unis depuis 1933Chapitre 15 sur 55 · COQ · texte numérisé non relu

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rière laquelle en cas de besoins la garantie de l'Etat se tient, puisque, ainsi qu’il a été énoncé plus haut, l’on part d’un point de vue d’après lequel les dépôts exercent une fonction qui, dans l’ordre économique, est publique, et sont dès lors dignes d’une protection des autorités publiques. Les pertes en capital circulant subies du fait des faillites bancaires doivent donc être de cette façon le plus rapidement comblées pour rétablir le fonctionnement normal de l’économie du pays. Cela entraîne la nécessité d’un remboursement immédiat des dépôts, tout au moins pour une certaine partie, aux déposants lésés par un krach bancaire.

Il importe donc au nouvel Etat d'aménager rapidement les moyens nécessaires à reconstituer ce capital circulant si nécessaire. C’est là assurément une des idées les plus fécondes qui ressortent äe la grande innovation de la loi bancaire de 1933, l’assurance des dépôts.

Quant aux opérations de l’actif des bilans, le Gouvernement Roosevelt n’a pas à prendre lui-même toutes les mesures nécessaires à établir un certain équilibre entre le besoin et l’accord des crédits, puisque, aussi bien est-ce cela qui est toujours resté la préoccupation première de la politique monétaire et de crédit des Federal Reserve Banks. Le Gouvernement s’efforce simplement de faciliter le crédit pour permettre l’adaptation économique. Le caractère sain des crédits accordés, sur lequel les autorités de contrôle national doivent veiller, repose évidemment sur l’observation des principes essentiels de l’exploitation et de la bonne gestion des banques.

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