PRESCRIPTIONS CONCERNANT LES ADMINISTRATEURS DES BANQUES
Le rôle des organismes bancaires s’est considérablement développé. Leur clientèle s’est accrue, conséquence de l'instabilité monétaire, de la démocratisation de l’épargne, etc. Les conditions de la vie économique sont devenues, en même temps, très anormales; presque partout, une expansion malsaine des affaires a donné lieu à de nombreuses crises. L’idée d'empêcher le renouvellement de ce désastre a germé un peu partout dans les milieux dirigeants et dans le public, et les efforts ont porté en partie sur la nécessité d'imposer une certaine limitation aux agissements des administrateurs de banques, dont le prestige avait particulièrement baissé les toutes dernières années. Il faut d’ailleurs reconnaître que la réglementation édictée n’est certes pas draconienne et ne constitue - dans ce domaine qu’une garantie insuffisante.
Le nombre des administrateurs d’une banque devra être dorénavant compris entre 5 et 25, prescription qui a sans doute pour but d'éviter la constitution d’un capital à la fois trop faible, donc plus propice à des opérations dangereuses, et trop important, qui atténuerait trop la responsabilité individuelle.
Le minimum d’actions possédées par un administrateur est élevé à 1.000 dollars pour les petites banques, à 1.500 dollars pour les banques moyennes, à 2.500 dollars, pour les grandes banques, afin de donner aux administrateurs plus d’intérêt dans la bonne administration de la banque, partant, de responsabilité. Il semble en effet que ces prescriptions sont assez bien organisées, et d’ailleurs s’imposaient, étant donné la politique malsaine de ces banquiers dans la dernière décade. On a beaucoup discuté sur la nature du pouvoir qu’il convenait de donner