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prospérité. Bien des voix autorisées se sont élevées au moment de la discussion de cet act pour réclamer linstitution d’un système plus scientifique de réserve, la suppression des prescriptions légales concernant la couverture d’or des billets et des dépôts et l’adoption d’idées plus rationnelles. D’ailleurs, l’abondance des stocks d’or aux Etats-Unis ne rend pas la question d’un intérêt actuel. Cependant, un plan a été proposé par le comité des banqus affiliées au système fédéral de réserve, d’après lequel les réserves devraient être augmentées et diminuées en harmonie avec l'expansion et la contraction des dépôts. Ce serait là évidemment un moyen de contrôle .du crédit rendu plus ou moins automatique.
La loi de 1935 abaisse les limitations imposées à l’extension des emprunts d'Etats par les banques nationales. Auparavant, elles pouvaient prêter dans un rayon de cent milles autour de la banque, mais à des termes ne pouvant excéder 5 ans. Le total de ces emprunts était limité à 25 % du capital investi et des réserves, ou bien à la moitié de ses dépôts, selon que l’une ou l’autre des 2 sommes est la plus grande. L’amendement proposé abolissait la limitation territoriale dans le cas d’emprunts d'Etats, mais abaïissait l’échéance maxima à 3 ans. La limite du montant des emprunts que l’on peut accorder est élevée soit au total du capital et des réserves de la banque, soit à 10 % de ses dépôts, suivant que l’une ou l’autre de ces deux sommes est la plus grande.
Ces possibilités d'emprunts d'Etats souscrits par les banques nationales sont accordées en partie dans l’espoir d'inciter les banques affiliées à prêter plus librement sur les emprunts d'Etat. Mais elle s’explique également par le volume important des dépôts à terme des banques affiliées. Les garants de cette innovation prétendent qu’il n’est pas forcément moins prudent pour une banque d’accorder des prêts sur des dépôts que de souscrire des obligations à long terme, le danger ne résidant pas dans l’émission de titres gouvernementaux, mais dans l’émission de tout emprunt mal gagé.
La centralisation du contrôle dans le Board of Gover-