‹ L'assainissement bancaire aux États-Unis depuis 1933Chapitre 48 sur 55 · ROSE · texte numérisé non relu

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dans les affaires américaines ? Sans doute, la stabilité des conjonctures économiques ne dépend-elles pas toujours des autorités monétaires et bancaires, mais cependant il il possible d’en isoler en quelque sorte l'influence pour la mieux apprécier.

D'abord des critiques générales ont été adressées à la structure du système fédéral de réserve : certains prétendent que le système possède tous les pouvoirs nécessaires à l’exercice du contrôle du crédit et des conditions économiques. D’autres affirment que les instruments de contrôle dont dispose le système sont insuffisants pour lui permiettrent de faire face aux problèmes qui se posent. Les tenants de cette deuxième opinion se sont certainement accrus ces dernières années. Déjà en 1919-1920, le système avait usé de ses pouvoirs pour empêcher les emprunts inconsidérés effectués par les banques affiliées. En 1929, un règlement était intervenu, mais le board n’avait guère acquis qu’une influence morale, puisqu'il lui était impossible de contraindre les Reserve Banks à une coopération systématique. Nous savons que le grand changement fut apporté par la loi de 1933, qui prévoit que le board peut « fixer le pourcentage du capital et des. réserves des banques individuelles dans chaque district du Federal Reserve System, qui peut être représenté par des emprunts obligataires émis par les banques affiliées dans chaque district ».

Telles sont donc les armes dont dispose le board pour limiter un boom sur le marché. Les banques de réserve dont la gestion est insatisfaisante, ainsi que les banques affiliées peuvent avoir leur crédit coupé, ce que le Board of Governors s’efforçait depuis longtemps d'obtenir. La question n’est pas si simple à résoudre et les difficultés d'application bien délicates. D’abord, pour rendre efficace une réglementation contre les emprunts spéculatifs, il faut pouvoir discréminer les buts véritables dans lesquels ces emprunts sont émis. Or, il n’est pas aisé, même pour une banque disposant de larges pouvoirs d’investigation, de pouvoir faire les distinctions nécessaires. Il y a bien des hommes qui dirigent leurs affaires de leurs.

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