Lettres de Catherine de MédiciSy t. I, p
2. — Lettre de Chantonay du 20 février 1563 (Mémoires de Condéy t. II, p. 133). — Lettre de Smith & la reine d'Angleterre de même date {Calendars, 1563» p. 148).
3. — Lettres de Robertet au cardinal de Guise, 19 février 1562 (1563). (Orig. Vc de Colbert, vol. 24, f. 97) et au duc de Nemours, du 20 février (ibid.)
Le cardinal de Guise^ frère cadet du duc, était alors à Paris, en mission auprès du parlement ^ Il accourut le soir du lundi, 22 février, et constata le bon état du blessé. Cependant la fièvre persistait. Les médecins jugèrent qu'elle était entretenue par un corps étranger, peut-être par une balle, et proposèrent au duc d'élargir et de sonder la blessure. Le duc y consentit avec courage ^. Ils reconnurent la présence d'un abcès intérieur et essayèrent de le cautériser avec une lame d'argent surchauffée, de crainte de poison ^. Ils retirèrent deux balles et un morceau de fil de fer qui avait servi à les attacher *. Après cette opération. Guise éprouva
i. — Le cardinal de Guise fut informé de la blessure de son frère par une lettre de la reine du 19 février (Lettres de Catherine de Médicis, t. I,
f). 512). — A Chartres il rencontra un courrier qui ui donna de bonnes nouvelles du blessé (Lettres du card. de Guise à Gonnor, Mémoires de Castelnau, i731, t. II, p. 174).
2. — Cette opération, au moins inutile et très douloureuse, écrit l'ambassadeur d'Espagne, fut faite le 22 février, à minuit (Lettre de Chantonay et de son secrétaire, Francès de Alava, à Philippe II; orig. espagnol; Arch. nat., K. 1500, n» 50). — Le secrétaire de l'ambassadeur anglais dit aussi que cette opération était inutile (Smith à la reine, 26 février 1563; Calendars, 1563, p. 156).
3. — Lettre de Chantonay au roi d'Espagne du 22 et du 24 février 156a (Arch. nat. K. 1500, n» 50). — Mémoires, journaux de Guise dans la coll. Michaud et Poujoulat, p. 507.
4. — Occurences en France, pièce datée du 26 février (Calendarsj 1563, p. 162).
un peu de soulagement. Le samedi» la reine mère était venue le visiter. Elle revint le mardi 23 et se retira sans plus de souci que Tavantrveille *. Sur le soir, la fièvre augmenta « avec une sueur froide, non sans quelque (c débilitation de Tentcndement du blessé. »
L'évêque de Riez s'efforça do le ranimer et lui fit prendre un peu de repos. Cependant le mal s'aggravait et le cardinal de Guise s'imposa la triste mission d'avertir son frère. Le duc reçut l'avertissement sans faiblesse et demanda à mettre ordre à sa conscience.
Il se confessa, et fit ses derniers adieux à sa femme ^ et à son fils. Il avait retrouvé toute
1. — Lettre du 23 février {Lettres de Catherine de Médicie, t. I, p. 515). L'évéque de \\\ez, à roccasion de cette visite, prête au blessé un long discours de fantaisie (Mémoires de Condé, t. IV, p. 249).
2. — Les derniers adieux du duc de Ouise à sa femme ont été racontés dans une pièce, que nous avons citée plus haut, par Lancelot de Carie, évéqae de Riez. Les diverses éditions de ce récit contiennent des variantes dignes de remarque. Dans la première, le duc fait à la duchesse Taveu de ses faates et « fragilltez de jeunesse, n et ajoute : c Je vous plia « m'en vouloir excuser et me les pardonner, comme « je vous pardonne. Combien que mes offensée
« soient beaucoup plus grandes que les vô'res *
Ces mots n'étaient pas neureux. I>e doc n'fgnomii certainement pas que le roi Henri ]] et le doc de Nemours étalent entrés fort avant dans les bonnes grâces dé la dochesse, mais le loi rappeler soleo^ Bellement avant de moorirf AossI le récit de Tévéqoe de Riez fat-ll réimprimé avec la suppression des mois qoe noos avons soulignés. Dans nne troisième édition ils forent rétablis, mais on y ajouta. ce tOT-
sa connaissance et passa la nuit à rappeler les. souvenirs de sa vie glorieuse. Une de ses dernières déclarations mérite d'être citée. L'affaire de Vassy avait été appelée au parlement le 12 février et jugée le 13 *• « Je vous prie croire que Tinconvénient a advenu à ceux de Vassy est advenu contre (c ma volonté, dit-il, car je n'y allay onques a avec intention de leur faire aucune offense. « J'ay esté défendeur, non aggresseur, et « quand Tardeur de ceulx qui estoient avec ce moy, me voyans blessé, leur fit prendre « les armes, je fey tout ce que je peu pour « parer leurs coups et garder que ce peuple ce ne receut aucun outrage 2. »
Le lendemain matin, il dicta son testament ^. Il voulut être enseveli à Joinville auprès de son père, et demanda que Técu do Jérusalem, rapporté par Godefroy do
rectif : sans jaYnais entrer en aucun soupçon de vous. Secousse {Mémoires de Condé, t. IV, {). 265 et 696), après de Beze, après Le Duchat (Satyre Menippée, 1752, t. II, p. 229) relaie ces différences de texte.
1. — Mémoires de Castelnau, t. I, p. 794. — Mémoires de Condé, t. IV, p. 230, note.