Lettres de Catherine de Médicis^ 1. 1, p
a jamais on ne vit tel dueil, et a bien besoin a d'estre consollée ^ » Les capitaines, les gens d'armes, les simples archers de Tarmée catholique, beaucoup de vétérans de Tarmée protestante, qui avaient fait la guerre sous le règne de Henri II, « plourèrcnt, dit Bran- « tome, le duc de Guise comme leur père « nourrisson ^. x) Le tforps du prince, vêtu avec magnificence, <r ganté, les yeux presque <r clos x>, couché sur le lit de damas noir do la reine, fut mis en chapelle ardente et exposé aux regards des soldats ^. L'armée royale presque entière défila devant le catafalque de son chef. Catherine s'évanouit en lui jetant de Teau bénite *. Le 27 février, en présence des compagnies alignées, enseignes basses, pendant que ce les tabourins sonnaient le descc confort », le corps fut enseveli dans un
1. — Lettre de Robertet au duc de Nemours, IBloîs, 26 février 15G2 (1563). — Dans une autre lettre, 21 mars, Robertet insiste sur la douleur de la duchesse de Quise, qui a n'a que un seul reconfort, c'est de « s'assurer que ses amis se souviendront un jour bien
« à propos de venger son injure » Ces deux lettres
ont été publiées par M. le comte Baguenault de Puchesse dans le Éulletin de la Soc. arch, et hisL de VOrléanais, t. X, n» 152.