‹ L'assassinat de François de Lorraine due de Guise: 18 février, 1563Chapitre 14 sur 54 · Brantôme, t. VI!, p · texte numérisé non relu

Brantôme, t. VI!, p

3. — Smith à la reine d'Angleterre, 26 février 1563 (Calendars, 1563, p. 156).

4. — Lettre do Barbare à la république de Venise, 2 mars 1562 Despatches of Suriano and Darbaro,

côiïre de plomb et porlé en baleau à Blois K Depuis que la nouvelle de la mort du héros était connue à Paris, les services mortuaires se succédaient dans les églises de la ville.

Le 18 mars, le cortège, suivi d*un régiment do Suisses, arriva au faubourg Saint- Michel et fut reçu au monastère des Chartreux^. Le 19, les funérailles solennelles ^ furent célébrées à Notre-Dame de Paris avec des honneurs royaux *. Le Parlement y assista ^. La désolation générale, les regrets unanimes des bourgeois et du peuple étaient le plus bel ornement de la cérémonie. <c Jamais, écrit l'ambassadeur

i. — Pièce du temps dans les Mémoires journaux de Guise, coll. Michaud et Poujoulat, p. 507.

2. - Félibien, Histoire de Paris, t. V, p. 393. — Voyez surtout les Registres de la ville de Paris, t. V, p. 203.

3. — Les cérémonies des obsèques durèrent jusqu'au lundi suivant, 22 mars.

4. — Les documents sur les obsèques du duc de Guise sont très abondants. Nous signalerons seulement les pièces conservées au département des imprimés de la Bibliothèque nationale (Catalogue, 1. 1, p. 259), une pièce réimprimée dans les Archives curieuses de Cimoer et Danjou, t. V, p. 207. un extrait des registres du Parlement (coll. du parlement, vol. 556, f. 55), une autre pièce (r. fr., vol. 4.047, f. 4), un extrait du cérémonial de l'hôtel de ville (f. fr., 18.528, f. 30 vo) et enfin les Registres des délibérations de la ville de Paris, t. V, p. 203.

5. — Arrêt du parlement du 3 mars 1562 (1563) (Mémoires de Condé, t. IV, p. 279). — Lettre de de Thou du 18 mars. Voyez aux Pièces justificatives.

« vénitien, corps de roi ni même d'empereur a n'a été accompagné d'autant de grandeur « ni d'autant de démonstration de douleur « universelle *. » On remarqua cependant que le maréchal François de Montmorency, fils aîné du connétable et gouverneur de Paris, n'assista pas aux obsèques ^. Les jours suivants, nouveaux services jusqu'au transport du corps à Joinville. Les prédicateurs de chaque paroisse prononcèrent des sermons, des panégyriques, des oraisons funèbres où s'étalaient largement les prétentions généalogiques de la Maison de Lorraine ^.

« C'est, dit un des panégyristes *, la fin « d'un prince (chrétien ; c'est la fin d'un Ro- « land ; c'est la fin d'un roy saint Loys, de (( la race duquel il est descendu ^. » A ces éloges venus d'un catholique, un protestant, un ennemi ajoute des traits glorieux : « Il « était le meilleur général de la France,

i. — Lettre de Marc Antoine Darbaro au doge de Venise, 23 mars 1653 (Despatclies of Suriano ànd Darbaro, ia-4«, 1891).

2. — Lettre de Chantonay au roi d'Espagne 22 avril 1553 (Orig. espagnol: Arch. nac, k. 1499, n» 56).

3. — Voyez Labitte, Les prédicateurs de la Ligue, 1866, p. 91.

4. — Pièce publiée dans les Mémoires de Condé, t. IV, p. 270.

5. — Le duc de Quise était fils d'une princesse de la Maison de Bourbon.

ce d'autres diront de la chrétienté, car il a avait toutes les qualités qu'on peut désirer a dans un général, un esprit prompt, un a corps inaccessible à la souffrance, un grand « courage, de l'expérience pour conduire (( une armée, de la courtoisie pour entretenir « les gens, de l'éloquence pour exprimer sa « pensée, de la générosité pour les satis- « faire *. »

Aussitôt après le coup de pistolet de Poltrot de Meré, Tristan de Rostaing, laissant le duc aux mains de ses serviteurs, avait .couru après l'assassin. Malgré les ombres de la nuit, il l'aperçut galopant dans la campagne, et l'entendit crier a prenez-le I prenez-le ! » après un cavalier imaginaire qu'il feignait de poursuivre •. Rostaing, monté sur un petit mulet, ne put l'atteindre et le perdit de vue. D'après une autre version, Rostaing tira l'épée et voulut arrêter le meurtrier; mais celui-ci était bien armé; il fondit sur l'agresseur et d'un coup de revers faillit lui trancher la tête. Le cavalier qui servait de guide au duc de Guise dégagea Rostaing.

L'assassin prit la fiiiitc au galop de son cheval et disparut ^.

1. — Smith à la reine d'Angleterre, 26 février 1563 (Calendars, 1563, p. 156).

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