Premier interrogatoire de Poltrot de Meré
4. — - Il est à remarquer que tous les narrateurs, accusent de Bèze d*avoir encouragé Tassassin. (Smith
de LespineS malgré ses hésitations, malgré ses refus, il avait été tellement encouragé a à faire la chose la plus belle qui fust a oncques faite » qu'il n'avait pas su résister. Puis il raconta l'exécution du crime, les détails de sa fuite avec une franchise inconsciente qui prétait à sa parole l'accent de la vérité 2.
Catherine de Médicis lui proposa, moyennant une forte récompense, « d'entreprendre (L d'en faire aultant aud. s. admirai. » Poltrot prit la proposition au sérieux et répondit affirmativement. La reine a se print à soubz- « rire, disant qu'il vouldroit bien estre quitte ce et eschapper par là ^. » Vialart dirigeait l'interrogatoire, posait les questions et tirait les conséquences des réponses. Lorsque l'accusé se perdait en divagations inutiles, il le ramenait au point de départ. Ainsi pressé, Poltrot de Meré ajouta que le parti réformé
à la reine Elisabeth, 2G février, Calendars, 1563, p. 156; occurrences» de France, ibid., p. 162); à plus forte raison les ambassadeurs catholiques. Barbare, ambassadeur de Venise, et Chantonay, ambassadeur d*Espagne. Voyez plus loin l'indication de leurs dépêches. *
1. — Cet autre ministre, que Poltrot de Meré ne nomme pas, est Jean de Lespine, dit Spina (Lettres de Calherine de Médicis, t. I, p. 517).
2. — Vojrez le premier interrogatoire de Poltrot aux Pièces justificatives.