‹ L'assassinat de François de Lorraine due de Guise: 18 février, 1563Chapitre 35 sur 54 · Cette lettre fut reçue le 23 mars. (Note de · texte numérisé non relu

Cette lettre fut reçue le 23 mars. (Note de

Guise; elle ne parle plus de Coligny ^ Et cependant nulle part Tannonce d'un procès criminel, une parole de plainte ou de menace contre Tamiral n'auraient été accueillies avec plus d'approbation.

Il n'y eut pas d'instruction judiciaire officiellement dirigée contre l'amiral Coligny.

La paix d'Àmboise (19 mars 1563) amnistiait légalement les crimes et les forfaits les plus odieux. C'eut été déchirer le traité fjue de rechercher Coligny. Le parlement était donc désarmé, mais non pas la maison de Guise.

Il restait aux Lorrains le droit de recours à titre privé, le droit de citer, en leur nom personnel, les meurtriers du chef de leur maison et de poursuivre les coupables. Ils n'y manquèrent pas. Ni le supplice de Poltrot, ni le traité d'Amboise, ni le temps, ni la guerre, ni les ordres du roi n'étouffèrent leurs requêtes. A la fin d'avril, le duc d'Aumale ^ vint à Paris et annonça publiquement qu'il allait traduire l'amiral devant le parle-

chancellerie jointe à la lettre). Elle fut donc écrite environ huit jours auparavant.

i. — Lettres de Catherine de Médicis, t. I, p. 520.

2. — Chantonay mentionne ces démarches, et constate que le duc d'Aumale était généralement considéré, depuis la mort du duc de Ouise, comme le chef du parti catholique. (Lettre au roi d'Espagne, 22 avril 1563, déjà citée). Voyez aussi la lettre de Chantonay du 2i avril dans les Mémoires de Condét t. II^ p. 153.

ment comme tuteur de Henri de Lorraine, fils aîné de la victime. 11 attendait la duchesse de Guise encore retenue par son grand deuil.

La citation fut lancée suivant les formas légales * le 26 avril 1563. Elle devait être appuyée, dit Chantonay, par un mouvement militaire du duc de Lorraine et des seigneurs catholiques. Goligny s'était retiré à Ghastillon avec ses amis et s'y fortifiait publiquement. Mais le duc d'Aumale exerçant les fonctions de gouverneur titulaire de la Bourgogne et de gouverneur intérimaire de la Champagne pendant la minorité de son neveu, le parti catholique espérait forcer « le re- « paire du coupable^. »

L'amiral résolut de prendre l'initiative. Il fit imprimer une nouvelle apologie ^, plus habile, plus vraisemblable, plus modérée que la première, corrigée des paroles haineuses qui déparaient sa première défense. 11 demanda à la reine l'autorisation de la lire au conseil, et, sans attendre la réponse, il se mit en route avec une compagnie de 300 chevaux, qu'il devait grossir en route.

A cette nouvelle, Catherine fut frappée de

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